Deux Conseils Départementaux de l'Ordre des Médecins ont signalé des pratiques de facturation systématique, et à la charge du patient, de frais additionnels à la consultation par certaines structures, et constaté cette installation de fait d’une médecine à deux vitesses.

MG France a alerté les pouvoirs publics à de multiples reprises sur ce sujet. La possibilité donnée par un décret aux plateformes de téléconsultation d’implémenter ces pratiques a ouvert un précédent en soins primaires.

Si les médecins en secteur 1 ne peuvent et ne doivent pas appliquer de dépassements d’honoraires, toutes les structures pourraient désormais le faire. Singulière conception de la « régulation de la financiarisation de l’offre de soins ».

MG France a interpellé Madame la Ministre sur ce sujet : ou bien la rédaction malheureuse du décret est involontaire et doit être rapidement corrigée, ou bien la rédaction est volontaire et traduit l'organisation par l'État d'une médecine à deux vitesses.

MG France demande au Ministère et à la CNAM de mettre un terme à cette incohérence ou d'assumer le risque de généralisation de ces pratiques, qui serait catastrophique pour l'accès aux soins.

Mots clefs : Coupe-fils, frais additionnels, médecine à deux vitesses

2026-06