Une semaine après avoir appris le piratage du fichier de données bancaires FICOBA, fichier national sous la responsabilité de l'Etat, MG France apprend ce jour avec stupeur que 15 millions de dossiers médicaux sont en libre accès sur le web avec les identités des patients, leurs pathologies et les notes confidentielles rédigées par leur médecin.

Quand les parlementaires et l'assurance maladie obligatoire ne cessent d'exhorter voire d'obliger les généralistes à mettre les informations médicales en ligne et quand les assurances complémentaires réclament chaque jour d'accéder plus largement à ces informations, les médecins ne peuvent que s'inquiéter des risques qu'ils encourent en se pliant à ces injonctions.

MG France refuse que le médecin généraliste porte la moindre responsabilité pour la diffusion de ces informations au delà de son logiciel médical propre.

MG France demande à chaque généraliste de prévenir ses patients des risques encourus par la publication sur le DMP d'éléments confidentiels et de leur rappeler la possibilité de s'y opposer.

MG France exige que des explications soient fournies aux professionnels de santé et aux patients, et que des garanties solides soient apportées à ces dispositifs avant d'entrevoir leur généralisation.

MG France saisit la CNIL pour obtenir la clarification indispensable sur les responsabilités que supportent, ou pas, les professionnels de santé, soucieux de la confidentialité absolue des données qui leur sont confiées par leurs patients.

Mots clefs : piratage, données médicales, responsabilités, CNIL