Cette séance a été pour MG France l’occasion de rappeler les priorités des médecins généralistes : faire reconnaître la complexité de la médecine de suivi.

A ce titre, MG France juge plus pertinent de neutraliser les difficultés pratiques de cotation de certaines consultations longues (GL), plutôt que d’en créer une nouvelle dédiée à la ménopause.

Autre axe de cette négociation : la pertinence des actes d’imagerie
Si l’enjeu de la pertinence est évidemment largement partagé, MG France rappelle que la radiologie n’est pas une profession prescrite et que le médecin généraliste ne saurait être tenu responsable de la réalisation d’actes d’imagerie que le radiologue lui-même jugerait non pertinents.

L’augmentation du plafond de téléconsultations réalisées hors patientèle, véritable incitation à exercer au profit de plateformes financiarisées, ne nous semble pas être une priorité absolue... 
MG France en profite pour rappeler que la lutte contre les dérives de ces plateformes, dérives qui n’ont rien d’hypothétique, doit être effective.
Or, certaines plateformes de téléconsultation facturent toujours des frais additionnels, parmi lesquels des coupe-files, comportement rendu possible par le décret publié en février 2024 régissant leur agrément.
A ce jour, le Ministère n’a toujours pas manifesté son souhait de rectifier ce décret.

MG France abordera les prochaines séances avec la même exigence : faire reconnaître concrètement la complexité de la médecine générale de suivi et mettre un terme à la marchandisation du soin, à laquelle le ministère ne peut plus rester sourd.

Mots clefs : avenant 1, GL, consultation ménopause, pertinence imagerie, téléconsultations, financiarisation.