• Vaccination des enfants : MG France est favorable à la solidarité collective

    Par la voix du Premier Ministre, le gouvernement a pris une décision qui sera confirmée ce jour par Agnès BUZYN ministre de la santé et des solidarités : les vaccins conseillés pour tous les enfants dans le programme national de vaccination seront obligatoires dès 2018.

  • Alzheimer, vaccinations : MG France demande que le gouvernement prenne ses responsabilités

    Alors que la Haute Autorité de Santé (HAS) a confirmé l’absence d’efficacité des médicaments  auprès des patients atteints de la maladie d’Alzheimer, aucune décision n’a encore été prise pour retirer ces médicaments inutiles, coûteux et parfois dangereux. Sur le terrain, les médecins traitants sont, eux, depuis longtemps passés à l’acte, et la prescription de ces médicaments chute rapidement.

  • De Roselyne Bachelot à Marisol Touraine, face à la grippe, les ministres oublient toujours les médecins généralistes

    Les ministres de la santé se suivent et leurs conseillers changent mais les représentations sociales ministérielles restent les mêmes. La loi HPST (2009) et la loi de modernisation du système de santé (2016) ont inscrit des principes généraux sur la médecine générale, les généralistes et les équipes de soins primaires, mais les effets de l'inconscient collectif sont tenaces.

  • Epidémies: les médecins généralistes et les autres acteurs de soins primaires, assurent l’essentiel de la prise en charge

    Pendant cette période de vacances, la surcharge de travail des acteurs de soins primaires, notamment des infirmières, des pharmaciens, des kinésithérapeutes et des médecins généralistes est importante. L’épidémie de grippe qui a démarré un peu plus précocément cette année, se cumule en effet, à leur travail habituel, et à deux autres épidémies, celles de gastro entérite, et celle de bronchiolite des nourrissons. Les patients concernés sont en écrasante majorité pris en charge par eux.

    Sur un mois de décembre, plus de 24 millions de patients consultent un médecin généraliste, dont 2,2 millions par une visite à domicile. Dans le même temps, 1,6 millions vont aux urgences, et dans ce cas 56% n’a fait aucune démarche de soin préalable (essai de contact d’un médecin par exemple) dans les 24h précédentes. Seuls 6% des patients déclarent n’avoir pu contacter son médecin traitant. Dans le même temps, 2% des patients arrivés aux urgences sont repartis sans attendre d’avoir été examiné (*).

    MG France rend hommage à tous les soignants: qu’ils travaillent en cabinet libéral, en maison médicale de garde, en centre de santé, en services d’urgence à l’hôpital ou en clinique, ils assument ensemble la totalité des demandes de soins dans ces périodes épidémiques. Tous le font avec constance, dévouement, et tous méritent d’être salués quel que soit leur statut, libéral, salarié, hospitalier.

    MG France salue plus particulièrement les médecins généralistes libéraux, qui assurent 94% des demandes de soins chaque jour, notamment en phase d’épidémie et ceci malgré leur surcharge de travail, malgré les vacances de fin d’année, malgré des moyens insuffisants (secrétariat, assistants de cabinet).

    L’absence de reconnaissance de leur rôle par les pouvoirs publics lors des déclarations qui se renouvellent chaque hiver, à chaque épidémie, est un scotome politique discordant avec la volonté exprimée d’un virage ambulatoire. Car, comme tous les ans, les médecins généralistes, qui ont vacciné avec les infirmières libérales plusieurs millions de patients, se sont organisés sur tout le territoire. Ils prennent en charge les malades, assurent la très grande majorité des urgences et évitent chaque fois que possible des hospitalisations inutiles.

    Dans des pays proches, les pouvoirs publics adressent des recommandations à la population sur les signes d’alerte qui doivent amener les patients à contacter un médecin. Si on veut éviter que lorsque le pays s’enrhume, les urgences hospitalières ne s’encombrent, ce n’est que par une communication sur le bon usage du système de santé que se règlera ce problème récurrent.

    Consultez votre médecin généraliste, traitant, de garde, d’astreinte, mais n’allez pas de vous même aux urgences comme 56% des arrivants le font sans démarche préalable !

     

    *Structures des urgences hospitalières : premiers résultats de l’enquête nationale réalisée par la DREES.
    Le panorama des établissements de santé – 2014 -


    Mots-clés : grippe, épidémie, urgences
     

    Contacts :

    Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
    Dr Jean Louis BENSOUSSAN - Tel : 06 14 55 48 68
     

    Référence du communiqué de presse :
    N° 416 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Politique de vaccination : MG France réclame plus de clarté

    Les médecins généralistes jouent un rôle primordial dans la stratégie vaccinale. Leur participation doit pouvoir s’appuyer sur des recommandations claires et sur des règles précises.

    Le récent rapport commandé par le ministère de la santé* propose d’élargir l’obligation vaccinale à toutes celles qui sont actuellement recommandées dans le calendrier de l’enfant.
    Cet élargissement s’accompagnerait d’une « clause d’exemption » en cas de refus de vaccination par les parents.

    Dans cette situation, le médecin généraliste devrait au cours de la consultation, et souvent à l’issue d’une longue et complexe discussion, faire signer un document à insérer dans le carnet de santé de l’enfant.

    Cette clause d’exemption n’apporte pas la clarté dont ont besoin les professionnels de santé. Ils s’interrogent notamment sur son impact médico-légal.

    Elle ne permet pas non plus de redonner confiance à la population, à qui les professionnels de santé devront expliquer les conséquences de cette clause d’exemption, assimilée à un refus de vaccination.

    MG France demande que la stratégie vaccinale soit encadrée par des règles précises, stables et documentées, en particulier sur ses aspects juridiques.

    Il serait dommageable pour la couverture vaccinale et pour la santé publique que cette demande ne soit pas entendue.

     

    * Ce rapport fait suite à la concertation citoyenne lancée en septembre

     

    Mots-clés : vaccination, clause d’exemption, obligation vaccinale

     

    Contacts :

    Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
    Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99


    Référence du communiqué de presse :
    N° 413 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Vaccination contre la grippe : pourquoi faire compliqué ?

    Des députés et des pharmaciens proposent une expérimentation permettant de se faire vacciner par le pharmacien contre la grippe.

    L'amendement de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée Nationale rappelle que la défiance des patients explique notre couverture vaccinale insuffisante. Augmenter le nombre des vaccinateurs potentiels ne va pas contribuer à diminuer cette défiance. 


    L’expérimentation envisagée suppose la formation initiale des pharmaciens, la maîtrise des antécédents, notamment vaccinaux du patient, la transmission au médecin traitant d’informations sur la date, le lot et le type de vaccin utilisé, la surveillance et la prise en charge des éventuels effets post-vaccinaux. Un décret devrait  fixer les conditions de cette expérimentation.

    Une solution plus simple et très efficace, pour favoriser la "vaccination d'opportunité" notamment, consiste à demander à chaque pharmacien de doter chaque lundi les médecins traitants qui le souhaitent d'un lot destiné à la vaccination de leur patientèle pour les six jours qui suivent, ce que le délai de conservation permet largement.

    Si l'objectif est vraiment d'améliorer rapidement la couverture vaccinale, MG France demande la mise en place immédiate de cette mesure simple et sans danger qui ne réclame pas de modifications légales.

     

    Mots clés : vaccination, grippe, pharmaciens
     

    Contacts :

    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
    • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99


    Référence du communiqué de presse :
    N° 407 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Améliorer la couverture vaccinale ? Il existe une solution.

    Parce que la confiance dans la vaccination ne peut revenir que dans le cadre de la relation privilégiée que le médecin a établie avec son patient, MG France propose que les médecins généralistes puissent disposer des principaux vaccins, et vacciner leurs patients lors d’une consultation, sans les obliger à un passage par la pharmacie.

  • La vaccination mérite mieux que des idées simplistes !

    Dans son communiqué de presse du 3 octobre 2016, l’Ordre des pharmaciens, s’appuyant sur les résultats d’un sondage qu’il a commandité, demande que les pharmaciens puissent pratiquer les vaccinations dans leurs officines.

    MG France constate une perte de confiance croissante des patients vis à vis des vaccins (seuls 71 % font confiance à la vaccination*) alors que le nombre de cas graves et de décès dus à des pathologies évitables augmente (24 000 cas de rougeole en 8 ans dont 1 500 graves et 10 décès).**

    La vaccination n’est pas qu’un geste technique simple. Elle suppose une évaluation préalable de l’historique médical et vaccinal du patient, une discussion sur les risques présumés et les avantages certains, puis un suivi des éventuelles complications, immédiates ou non. Enfin, sa traçabilité doit être assurée et accessible.

    La confiance ne peut revenir que dans le cadre de la relation privilégiée que le médecin a établie avec son patient et sa famille. Le dossier professionnel du médecin traitant est le lieu naturel de la synthèse nécessaire et donc celui du carnet de vaccination. Le médecin traitant doit pouvoir accéder rapidement et à toute heure aux vaccins nécessaires pour son patient.

    À cet effet, MG France propose de mettre à disposition du médecin traitant un lot de vaccins anti-grippaux, au proratadu nombre de ses patients concernés, sur le modèle de ce qui est fait pour les tests de dépistage du cancer du colon. Complémentaire au travail des infirmières, qui participent déjà à la couverture vaccinale, et en bonne articulation avec les pharmaciens, qui pourraient participer à la gestion de ce stock, cette mesure simple permettra d'améliorer rapidement la couverture vaccinale.

    MG France défend la complémentarité des professionnels de santé de soins primaires et l’exercice pluri-professionnel, dans le respect des compétences de chacun, qu’il soit infirmier, pharmacien ou médecin.
     

     

    Mots clés : vaccination, pharmaciens, exercice pluri-professionnel
     

    Contacts :

    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
    • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99

    * Observatoire sociétal du médicament 2015 - 5e vague d’étude menée par Ipsos pour le Leem sur le rapport des Français aux médicaments
    ** http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention-vaccinale/Rougeole


    Référence du communiqué de presse :
    N° 406 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

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Premier syndicat de médecins généralistes, a été créé en 1986 par la fédération de syndicats départementaux avec pour objectifs : la revalorisation de la Médecine Générale, des soins de qualité accessibles à tous et faire de la médecine générale une spécialité reconnue

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