• Pénuries organisées ? 

    Tout au long de l’été la presse s’est fait l’écho d’une pénurie médicamenteuse emblématique. 

    Le manque de corticoïdes injectables et oraux s’est montré catastrophique. 

    Ces médicaments sont tous anciens et leurs procédés de fabrication sont bien rodés, médicaments d’usage très large, aux indications vitales très nombreuses (protocoles de chimiothérapie notamment en onco-hématologie, maladies de système…)

    Des professeurs de CHU s’en sont émus. En effet cette pénurie n’a pas épargné l’hôpital. 

    Cela fait dire à beaucoup de gens que la France régresse désormais visiblement. 

    Eh oui, la santé est un sujet important. 

    Quand deux français se rencontrent, ils se disent “comment ça va ?” et pas "quel est le cours du pétrole ?”  

    Pourtant, les mieux placés pour parler pénuries, ce sont les soignants en soins primaires : 

    Depuis des années, les pharmaciens s’arrachent les cheveux pour s’approvisionner entre les ruptures de stocks et les approvisionnements contingentés.

    Les IDE jonglent avec les piluliers de nos vieux patients.

    Et nous médecins sommes, depuis des années, submergés de coups de fils annonçant la rupture de stock et… demandant par quoi remplacer les produits manquants.

    Aucune, aucun d’entre-nous n’a de temps à perdre avec ces bêtises, qui ont cependant un impact terrible sur les malades. 

    Anxiété pour le moins, mais parfois déstabilisations de pathologies, effets secondaires gênants, pertes de chances ! 

    Pourquoi ces pénuries? Pourquoi ces pénuries le plus souvent sur des “petits” médicaments, de vieux antibiotiques, de vieux anti-inflammatoires, de vieux diurétiques, de vieux antiépileptiques ou la vieille L-Dopa. 

    Des médicaments anciens, bien éprouvés, fort utiles mais si peu chers, trop peu chers, si peu profitables.

    Jusqu’à 600 médicaments sont signalés indisponibles sur le site de l’ANSM. 

    Comment ne pas penser que des laboratoires qui produisent des biothérapies ou des antimitotiques très coûteux, font une marge plus importante sur ce genre de produits que sur notre panoplie courante ? 

    Il est important que l’industrie fasse du profit pour créer de l’emploi et faire de la recherche. 

    Mais faut-il nécessairement pour cela que les bénéfices se chiffrent en milliards, si le résultat est une pénurie de médicaments de première nécessité ?

    Le peuple sachant bien qu’au long d’une vie on n’échappe guère à la maladie, est fondé à demander des comptes. 

    Se soigner est une nécessité et les gens ne sont pas prêts à abandonner ce progrès indéniable. 

    Au fil des ruptures de stocks, dans nos cabinets, on sent monter la colère, le dépit, le dégoût pour un système industriel sans morale 

    qui fait si peu de cas de la santé et du bien vivre auquel toutes et tous, citoyennes et citoyens de ce pays, nous sommes très attachés. 

    Le gouvernement et l’industrie du médicament chacun pour ce qui les concerne, 

    devraient bien se méfier de ne pas donner l’impression que ces pénuries sont organisées pour le bénéfice de quelques-uns et au détriment de la santé de tous. 

    Ce doute qui s’insinue est une maladie sociale mortelle. 

    Le gouvernement Étasunien est en train de créer des laboratoires publics capables d'assurer une production tampon en cas de défaillance des industriels du secteur. Exemple à suivre ? 

  • Des professeurs ont publié une tribune. Les pénuries de médicaments ont touché l'hôpital. Des médicament essentiels comme les corticoïdes ont manqué.

  • Il est loin le temps où le pharmacien trouvait toujours tout …

  • On a beaucoup entendu les syndicats de pharmaciens réclamer une partie de nos missions (prendre en charge eux-mêmes les “petites maladies”), pour nous soulager.

  •  

    Un drame qui endeuille des familles … Millas. Terrible catastrophe routière.
    Un médecin généraliste est dans la bataille judiciaire : il a prescrit un somnifère à la conductrice du car.
    Nous nous sentons solidaires des deux parties en présence.

  • Depuis l’an dernier, la crise des “Sartans” est ouverte.
    C’est le Valsartan qui a ouvert le bal puisque l’EMA (European Medicines Agency) a notifié la détection de substances classées cancérogènes probables par l’OMS dans des lots de Valsartan en juillet 2018 (les rappels de lots ont alors débuté) puis dans  presque tous les lots en novembre 2018, à des taux très supérieurs aux contaminations admissibles. Les rappels de lots se sont généralisés. Explications.


  • Depuis juillet 2018, des rappels de lots limités puis plus généralisés concernent des “Sartans”.

    Le Valsartan d’abord, puis maintenant l’Irbesartan, demain d’autres ?

  • Depuis mai 2018, l’assurance maladie renouvelle automatiquement 17 ALD (soit ¾ des ALD dont le diabète, Alzheimer et Parkinson).

    Certaines pathologies n’ont pas le bonheur d’être sur cette liste. C’est au médecin de chercher sur Ameli si l’ALD d’un patient arrive bientôt à échéance. Et la navigation n’est pas simple !

    Liste des ALD en renouvellement automatique ou en renouvellement médecin traitant

    MG France demande qu'une notification systématique et obligatoire,
    3 mois avant la fin de l’ALD,
    quel que soit le régime dont relève le patient,
    soit adressée au patient et à son médecin traitant !
    Ce serait bien mieux.


  • Oui, les traitements dont nous disposons progressent.
    Mais leurs prix explosent !

  • La récente Loi Clayes Leonetti sur la fin de vie engage l’État Francais pour un Droit des malades à bénéficier d’une sédation profonde et continue dans certains cas et selon certains critères.

    Ces cas sont très fréquents en ville et plus encore en EHPAD, pourquoi ?

  • Vous êtes très nombreux à recevoir des patients qui vont mal depuis le nouveau levothyrox, qui ont des symptômes multiples entraînant, dans certainscas, l’arrêt de leur traitement
    Qu’en est-il vraiment ?

  • Deux mots qui jettent le trouble dans la sphère politico-médiatique, l’espace de quelques semaines.
    Le Médiator®, la grippe H1N1, l’aluminium des vaccins, le Lévothyrox®…

  • Au moment où chaque généraliste est interpellé 5 fois par jour sur les traitements thyroïdiens, MG France s'interroge.

  • L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament précise les conditions de prescription de l’ancienne forme de levothyroxine qui fait sa réapparition ce lundi 2 octobre dans les pharmacies.

  • MG France prend acte de la déclaration de la ministre de la santé qui a déclaré hier que les patients doivent "pouvoir choisir le médicament qui leur convient le mieux".

  • Alors que se développe chez les patients recevant la nouvelle formule du Levothyrox® une inquiétude rapportée par les médias, les médecins généralistes sont en première ligne et répondent à leurs questions.


  • Vous connaissez l’AMM, autorisation de mise sur le marché pour les médicaments.
    Mais connaissez-vous l’ITR ? Indication thérapeutique remboursable.

    Subtil ? Oui. L’assurance maladie ne rembourse que sur la base de l’ITR.
    Opposable ? Bien entendu !

  • Les prescriptions, comme les non-prescriptions médicamenteuse, sont des éléments centraux de l’activité quotidienne des médecins généralistes. Si on souligne que plus de 80 % des actes comportent au moins un médicament, cette facette de leur activité concerne la quasi-totalité de leurs actes en médecine générale. Historiquement, il s’agissait de médicaments princeps exclusivement. Mais l’histoire des génériques, tardivement introduits en France, a transformé le paysage des prescriptions.

  • Malgré un rapport de la Haute Autorité de Santé (HAS) qui, réglementairement, doit conduire au déremboursement de ces médicaments en raison d’un service médical rendu insuffisant, la décision de déremboursement n’a pas été prise par le ministère de la Santé.

  •  

    La revue Prescrire, indépendante et … agaçante, nous rappelle chaque année que bien des médicaments que nous prescrivons couramment sont inutiles et/ou dangereux, bien souvent trop dangereux pour leur modeste utilité.

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Premier syndicat de médecins généralistes, a été créé en 1986 par la fédération de syndicats départementaux avec pour objectifs : la revalorisation de la Médecine Générale, des soins de qualité accessibles à tous et faire de la médecine générale une spécialité reconnue

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