Indemnités journalières : MG France alerte sur un projet de décret qui laisserait des patients malades sans revenu.
Le ministère de la Santé prépare un décret ramenant de trois ans à un an la durée maximale d'indemnisation des arrêts de travail liés aux affections de longue durée dites « non exonérantes ».
Derrière ce terme administratif se cachent par exemple un trouble dépressif non reconnu au titre de l'ALD 23 (psychiatrie) ou des troubles musculo-squelettiques qui empêchent la reprise du poste.
Ces affections nécessitent parfois des soins continus de plus de six mois mais n'ouvrent pas droit à l'exonération du ticket modérateur parce que leur traitement n'est pas assez coûteux pour figurer sur la liste des ALD.
Mais « non exonérante » ne veut pas dire « pas grave ».
Ce décret supprimerait une mesure écartée dans le PLFSS 2026, à savoir la continuité de l’indemnisation sur 3 ans pour la ramener à 1 année d’IJ (sur 3 ans).
L'économie risque d’être décevante, mais le coût social sera élevé : un patient privé d'indemnités journalières ne guérit pas pour autant.
Il basculera vers l'invalidité, l'inaptitude, le licenciement, ou vers rien. Ce qui serait une régression sociale majeure.
MG France demande le retrait du projet de décret et invite les patients, leurs représentants et les organisations de salariés à se saisir de ce dossier.
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