MG France prend acte de la signature de l'avenant France Santé à l'ACI par au moins deux syndicats de médecins, deux syndicats de kiné, un syndicat de sage-femmes, deux syndicats d'infirmiers et deux syndicats de pharmaciens.
Pour avoir activement et jusqu'au bout participé aux négociations de cet avenant, MG France a bien pris en compte les avancées obtenues de l'assurance maladie, dans un cadre extrêmement contraint par une injonction gouvernementale délétère et sous la menace d'un dispositif législatif en cas d'échec.
MG France refuse une méthode et une mise en insécurité des structures.
La construction des indicateurs rend tout pilotage budgétaire impossible, aucune structure sérieuse ne peut projeter une embauche sur ces bases.
Le financement est dégressif : chaque année, une part du socle garanti bascule vers une part optionnelle conditionnée à des indicateurs mouvants. En cas de gel durable de l'ACI, France Santé s'imposerait alors comme le seul vecteur de revalorisation de l'exercice en MSP.
Le rôle de MG France n’est pas de cautionner la communication politique, à la veille d’élections, visant à faire croire aux citoyens qu’ils pourront tous nous consulter quel que soit le motif ressenti comme urgent, dans les 48h.
En disant non à France Santé, MG France ne dit pas non aux maisons de santé : il les protège.
Refuser France Santé, c'est refuser une usine à gaz produite sur commande politique en s'opposant à un financement parallèle à l'ACI, dégressif, toujours plus soumis à des objectifs mouvants, qui place les structures dans l'incapacité de se projeter.
MG France continuera de porter ce qui fait réellement avancer la structuration des soins primaires.
A ce titre, MG France juge la copie France Santé non seulement insuffisante, mais aussi et surtout dangereuse pour les structures.
Mots clefs : ACI MSP, négociations, refus France Santé, urgences ressenties 48h, soutien aux MSP, structuration soins primaires, copie dangereuse.