Un congrès du CNGE sous tension, mais riche en échanges
Le CNGE 2025 a rassemblé plus de 1 500 participants au MEETT de Toulouse. Enseignants, maîtres de stage, chefs de clinique, AUMG et internes ont animé trois jours denses autour de thèmes essentiels : construction de l’identité professionnelle , santé environnementale, risques liés au milieu de vie, expérience patient, place de l’IA… et surtout la question brûlante de la 4e année “Docteur Junior”.
La courte intervention vidéo de la ministre de la Santé, censée apaiser les craintes, a au contraire ravivé les tensions. Les huées qui ont suivi, ont ouvert la voie à des échanges nourris entre responsables du CNGE, départements de médecine générale et internes. Beaucoup ont exprimé un malaise profond, déjà alourdi par l’ampleur du burn out, de la dépression et du risque suicidaire chez les étudiants en médecine, rappelés en séance par Atika Bokhari, présidente de l’ISNAR IMG.
Côté ateliers, plusieurs séances ont marqué les esprits : visibilité et utilité des CPTS, évolution intergénérationnelle des temps de travail, coopérations entre professionnels. Une communication notable a également porté sur le secteur 2 des assistants et anciens chefs de clinique, encore minoritaire (3%) mais en nette progression à surveiller de près.
Le stand de MG France, présent comme membre du CNGE, a connu un vrai succès : plus de 1 000 visiteurs, tous venus chercher notre célèbre plaquette des cotations — très attendue, qui sera réactualisée en janvier, notamment avec l’arrivée de la consultation longue. Les internes, inquiets de la 4e année et de l’installation libérale, ont trouvé auprès de nos représentants une écoute concrète et rassurante.
Un congrès électrique, mais essentiel : la médecine générale universitaire avance, portée par une génération déterminée à être entendue.
Sébastien ADNOT