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διαγνωστικός djag-nos-tik , DIAGNOSTIC

DIAGNOSTIC nom masculin :
Etymologie grecque : dia : distinction, à travers / gnosê : connaissance, discernement.

En médecine, le diagnostic, c’est notre travail quotidien.
Reconnaître, discerner, à travers une plainte de brûlures mictionnelles, ce qui est une infection urinaire basse non compliquée et ce qui est une lithiase de la vessie, c’est notre métier.
Reconnaître, discerner, à travers une plainte de dysphagie, ce qui est une simple pharyngite de ce qui est une petite tumeur de l’amygdale, c’est notre quotidien.

 

Un quotidien qui repose sur une écoute attentive,
(pas le brouhaha des gens qui attendent leur tour près du comptoir de la pharmacie…),
des questions précises et parfois indiscrètes,
(c’est pour cela que la médecine s’exerce dans le colloque singulier et pas près du comptoir…),
un examen clinique détaillé,
(souvent cela nécessite un déshabillage, pas au milieu de l’officine…),
puis une synthèse basée sur les caractéristiques propres à la personne,
(pas une application mécanique de protocole…),
des conclusions claires et compréhensibles,
(imaginez le brouhaha d’une pharmacie à l’heure de pointe),
et s’il y a lieu une prescription correspondant au besoin de soins,
(sans conflit d’intérêts de prescripteur-vendeur)…

 

Au total, le diagnostic est toujours une démarche intellectuelle complexe, même pour ce que l’on appelle “petites maladies”,
lesquelles ne sont petites qu’une fois le diagnostic établi, pas avant !

 

Vouloir transférer l’indispensable étape du diagnostic à des professionnels mal formés à cette démarche intellectuelle et aux connaissances nécessaires pour l’étayer, c’est de toute évidence brader la qualité des soins que dispensent les médecins généralistes.

 

Plus d’immédiateté avec moins de qualité …

Nos concitoyens sont habitués désormais à cette équation du low-cost, le tour de passe-passe est bien connu et aboutit constamment à payer deux fois la prestation, une fois vite et à bas prix puis une seconde fois pour obtenir le vrai service à son juste prix.
Pourquoi pas avec l’argent que les gens sont libres de dépenser comme bon leur semble puisqu’ils l’ont gagné.
Mais avec l’argent public ? Peut-on se permettre de proposer au gens une alternative low cost sans qualité qui bien trop souvent conduira à recourir tout de même à la prestation originale ?
Mais avec la santé publique ? Peut-on se permettre un “pourcentage d’attrition” et tant pis pour les victimes, au nom d’une facilité d’accès aux soins ?

 

Le DIAGNOSTIC est ce qui permet d’aller droit à la bonne prise en charge.
C’est le meilleur rapport coût-efficacité. C’est difficile, aussi.
Et en France c’est moins bien payé que les les actes techniques …

Est-ce que le gouvernement est fier de sa Loi de Santé ?
Ce n’est pour nous qu’un n-ième essai loupé …

 

 

 

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