Editorial de Jacques Battistoni

Notre problème, c’est le temps...

Déserts médicaux ! Ce thème qui tourne en boucle dans les médias stimule l’imagination de nos élus ! Recouvrant des situations très diverses, cette dénomination est pourtant source de confusion. Il faudrait plutôt parler d’une pénurie de temps médical disponible pour la population. C’est en effet de temps de médecin généraliste que la France manque le plus. Le cri de détresse de nos concitoyens et de nos élus locaux le confirme !
Pour faire face à cette situation, professionnels de santé et pouvoirs publics ont mis en place des structures destinées à améliorer la coopération en soins primaires : équipes de soins primaires, maisons de santé, CPTS. C’était indispensable et ça marche ! Malheureusement aucune de ces structures ne crée du temps médical supplémentaire pour prendre en charge davantage de patients. Ce qui est gagné en efficacité des soins est consommé en temps de coordination. Le temps médical disponible est toujours l’élément déterminant. Les journées ne sont pas extensibles.
Alors que les besoins de santé d’une population croissante et vieillissante augmentaient, le nombre de médecins n’a pas suivi. C’est frappant pour la médecine générale, confrontée à une crise démographique sans précédent. À cela s’ajoute une baisse d’attractivité liée à un trop grand nombre de contraintes : horaires extensifs, rémunération inférieure à la moyenne des autres spécialités. Même si on revalorise considérablement la profession, dix ans sont nécessaires pour qu’un médecin généraliste en formation devienne opérationnel.
Pour rendre aux médecins généralistes en exercice du temps disponible pour de nouveaux patients il existe une solution : permettre au médecin traitant de s’appuyer sur une équipe de collaborateurs.

Dans tous les pays qui nous entourent, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, les médecins généralistes prennent en charge de 2 à 3 000 patients. La patientèle moyenne d’un médecin généraliste français est de 1 000 patients.
Serions-nous moins courageux que nos confrères européens ? Certainement pas. Mais ces derniers disposent de deux à trois équivalents temps plein, que nous n’avons pas, pour les aider à prendre en charge leurs patients.
Les recettes professionnelles des médecins généralistes français ne leur permettent pas d’embaucher des collaborateurs en nombre suffisant. Pour dégager du temps médical et restaurer l’attractivité de notre métier, il semble donc indispensable de flécher le financement de ces emplois.
Afin d’apporter une réponse rapide et efficace à la crise des déserts médicaux, MG France appelle les pouvoirs publics à doter enfin les soins primaires de moyens à la hauteur des attentes de la population et à améliorer sans délais les conditions de travail des médecins traitants afin de leur permettre d’accueillir plus de patients.
Si notre problème, c’est le temps, notre réponse, ce sont des renforts sans attendre !
Jacques BATTISTONI, Président de MG France.

 

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