Presse

Communiqués 2019

Par une lettre ouverte aux sénateurs qui vont examiner prochainement la loi Santé, MG France redit son attachement à la liberté d’installation et son opposition à toute mesure coercitive.

MG France a participé aux séances de concertation sur la réforme organisées par le Haut commissariat pour la réforme des retraites dirigé par Jean-Paul Delevoye. La concertation s’achève ce vendredi 17 mai sans avoir rassuré totalement les médecins généralistes libéraux sur plusieurs points importants :

 

  • L’ASV est un des avantages conventionnels et constitue une part importante (40 % en moyenne) de la retraite des médecins secteur 1 (honoraires conventionnés). MG France exige que ces avantages conventionnels, qui sont des honoraires différés, soient garantis sur la durée. Quelles garanties leur sont données ?
  • Les cotisations des médecins ont permis de mettre en réserve des sommes importantes, plusieurs milliards d'euros, nécessaires pour l'équilibre des régimes dans un contexte démographique difficile.
    MG France refuse que ces réserves ne soient pas cantonnées au bénéfice des médecins. Comment seront sécurisées ces sommes ?
  • La CARMF a mis en place des mécanismes de solidarité et d'action sociale au bénéfice des médecins. MG France refuse que ces mécanismes soient mis en danger par la disparition ou la relégation de leur caisse de retraite. Que devient la caisse de retraite des médecins libéraux (CARMF) dans le système cible ? Quelles seront ses missions ?
  • La gouvernance du futur régime universel doit intégrer l'ensemble de ses composantes. MG France refuse que les médecins libéraux soient exclus de la gouvernance du régime. Comment leur sera garantie une représentation efficace notamment pour les décisions portant sur les avantages conventionnels et sur les réserves ?

Face à ces questions légitimes de notre profession, MG France demande des réponses rapides et claires du Haut Commissariat. Les médecins veulent des garanties sur le maintien de leur niveau de retraite dans la réforme qui est annoncée

Mots clés : retraite, ASV, CARMF


MG France réunissait ce jeudi 28 mars 2019 son comité directeur pour analyser la situation politique issue du vote en première lecture de la loi de santé et faire le point sur les négociations en cours avec l’assurance maladie.

MG France, premier syndicat des médecins généralistes, a examiné attentivement le projet de loi de santé issu des travaux de la commission des affaires sociales de l’Assemblée.

Ce texte comporte encore de nombreuses attaques inacceptables contre la profession de médecin généraliste.
De nombreux articles et amendements sont inadaptés aux attentes de leurs patients et aux pratiques des médecins généralistes.
Seule une organisation territoriale des soins, valorisée et portée par les professionnels, permettra de trouver des réponses efficientes aux questions d’accès aux soins de nos concitoyens.

MG France adresse aux députés et sénateurs sa grille de lecture du projet de loi et ses préconisations dans le document ci-joint.
Le comité directeur de MG France se réunira le jeudi 28 mars pour analyser le texte issu de la discussion à l’Assemblée et décider des actions à mener pour la défense de notre profession.

Une conférence de presse se tiendra au siège du syndicat 13, rue Fernand Léger Paris XXème le mercredi 3 avril à 11h.


Commentaires et propositions MG France

Mots-clés : loi de santé, Assemblée Nationale, accès aux soins

Jacques Battistoni
Président de MG France


 

 
Après avoir menacé d'amendes les médecins généralistes refusant de s'installer dans les zones en difficulté, après avoir autorisé la prescription des médicaments par les pharmaciens, les parlementaires viennent de voter un amendement destiné à obliger le médecin traitant à accepter de nouveaux patients.
 
MG France s'étonne de constater que les parlementaires, qui sont directement responsables du déficit démographique par le manque d'attractivité du métier "médecine générale", proposent d'appliquer aux médecins libéraux des règles qu'ils n'imposent pas aux administrations et aux collectivités territoriales.
 
- Ainsi, dans les territoires où la Poste et le commissariat de police ont fermé depuis longtemps leurs bureaux, les médecins généralistes libéraux seraient contraints à travailler sous peine de poursuite !
- Ainsi, dans des secteurs où la pénurie contraint les médecins généralistes libéraux à des horaires indécents et des cadences compliquées, ils seraient obligés de prendre en charge tout nouveau patient sur injonction de la CPAM !
 
MG France constate que cet amendement détruit ipso facto l'objectif essentiel de la négociation en cours sur les assistants de cabinets médicaux qui seraient susceptibles d'aider les médecins traitants à remplir sa charge. A quoi sert de discuter du nombre de nouveaux contrats médecins traitants à signer que l'assurance maladie prétend imposer contre la prise en charge du coût de l'assistant si le médecin traitant est obligé de le faire. 
 
MG France avertit les patients : ces méthodes d'un autre âge ne sont pas susceptibles d'améliorer l'attractivité de la médecine générale.
Il revient au gouvernement d'assumer les risques ainsi pris sur la prise en charge des patients et la santé publique...
 
 
Mots clés : Médecin traitant, attractivité, démographie

 

Un amendement voté assez largement cet après-midi en commission des affaires sociales prévoit la prescription de médicaments par les pharmaciens dans le cadre de "protocoles inscrits dans le cadre d'un exercice coordonné".
 
Ainsi les pouvoirs publics, après avoir mis en danger la population en sous-estimant depuis des années les effets démographiques du manque d'attractivité de la profession généraliste, proposent de remplacer les médecins généralistes par les pharmaciens.
 
En effet, si les pharmaciens ont le monopole de la délivrance des médicaments, les médecins, dont les généralistes, ont le monopole du diagnostic médical qui doit précéder la prescription.
MG France refuse qu'au prétexte d'aider les patients, ceux-ci se voient prescrire des médicaments sans examen clinique, sans diagnostic et sans connaissance des éléments médicaux de leur dossier. MG France s'opposera donc à la rédaction des protocoles en question. 
 
Un autre amendement vient d’être voté par la commission des affaires sociales pour fixer les missions des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé. Alors que la négociation entre syndicats des professions de santé et assurance maladie doit définir le cadre de la coordination entre nos professions, c’est un autre mauvais signal envoyé par les députés de la commission.
 
Comme il l'avait annoncé, et parce que l'exercice coordonné ne peut être imposé par la loi, MG France ne se rendra pas à la négociation sur l'exercice coordonné qui doit avoir lieu demain jeudi à la CNAM. 
 
 
Mots clés : Pharmaciens, primoprescription, pluriprofessionalité

Lettre ouverte à nos parlementaires, à tous les médecins généralistes et à la population

 

Le député Thomas Mesnier propose d’autoriser les pharmaciens à prescrire des médicaments dans de “petites maladies”.
Il s’agit pour lui de “favoriser l’accès aux soins” compromis par le manque de médecins généralistes.
Si nous sommes tous d’accord sur le diagnostic, nous sommes tout à fait opposés au traitement proposé par Mr Mesnier.

MG France apprend qu’un amendement autorisant la primoprescription par le pharmacien va être à nouveau présenté malgré le rejet de l'amendement antérieur identique.

 

L'argument une fois de plus mis en avant par les porteurs de cette proposition serait la difficulté des patients à rencontrer un médecin traitant. MG France rappelle qu’ une étude de la DREES parue en octobre 2018 démontre que le délai de rendez-vous moyen chez le médecin généraliste est de deux jours. En cas d’urgence, le rendez-vous est obtenu dans la journée. Pour les traitements chroniques, le médecin prescrit le traitement pour une durée variable et en lien avec l’état clinique du patient. Le médecin est le seul décideur du rythme de surveillance de son patient, et le pharmacien est d'ores et déjà en capacité de dépanner le patient en rupture de traitement. Prétendre ainsi rendre service au patient n'est donc pas recevable.

 

 

Au delà, dans notre système de soins, le médecin examine son patient, établit le diagnostic et prescrit en fonction des antécédents du patient. Le pharmacien vérifie la prescription et la délivre.

 

 

Qui peut imaginer que le pharmacien va distinguer au simple regard la cystite aigue de la pyélonéphrite, l'angine bactérienne de la mononucléose ?

 

Qui peut croire que sans diagnostic les prescriptions seront moins nombreuses et mieux adaptées ?

 

Qui peut prétendre que le pharmacien sera mieux armé que le médecin traitant pour refuser une demande de prescription injustifiée ?

 

Prétendre ainsi rendre service à la santé publique est donc fallacieux et surtout, dangereux.

 

Enfin, le choix d'une molécule, de son dosage et de la durée du traitement relève d'un acte médical.

 

Quel sera le critère de choix du produit par le pharmacien ?

 

Comment fera t-il pour choisir entre un des nombreux produits "en vente libre" ornant ses rayons et une des molécules dont le prix, les effets indésirables et les risques ont jusque là interdit la délivrance sans ordonnance et la publicité ?

 

MG France s’oppose fermement et sans concession à cet amendement comme à tout texte qui porterait atteinte à l’intégrité du métier de médecin généraliste, et surtout à la santé de ses patients.

 

 

 



Mots clés : Pharmaciens, primoprescription, pluriprofessionalité

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Premier syndicat de médecins généralistes, a été créé en 1986 par la fédération de syndicats départementaux avec pour objectifs : la revalorisation de la Médecine Générale, des soins de qualité accessibles à tous et faire de la médecine générale une spécialité reconnue

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