Communiqués 2017

Communiqués 2017

À l’heure où chaque citoyen médecin est appelé à exprimer son choix, MG France rappelle les principes essentiels qui doivent guider les activités médicales et les politiques de santé :

égal accès aux soins pour tous
accueil sans conditions de tous les patients, sans préférence quelle qu’elle soit
non discrimination face aux capacités financières de la personne
réduction des inégalités sociales de santé

MG France constate que la préférence nationale est une notion contraire à la déontologie médicale qui prône le refus de toute discrimination selon l’état ou les convictions de la personne*.

MG France rappelle que la suppression de l’AME (Aide Médicale d’État) ne génère pas d’économies. Elle se traduirait au contraire par une augmentation des dépenses en reportant sur une tardive et coûteuse prise en charge hospitalière des soins qui n'en relèvent pas initialement.

MG France dénonce l'évocation tendancieuse de « facilités » pour l’accès aux soins des étrangers en situation irrégulière ; cette situation est contraire à la réalité observée sur le terrain.

MG France refuse que soit remise en cause la prise en charge médicale de l’IVG. Aucun médecin ne peut accepter un retour en arrière qui serait dangereux pour la santé et pour la vie des femmes.

À l'heure de choisir entre deux candidats à la présidence de la République, MG France constate qu'un des programmes est incompatible avec l’éthique médicale et avec l’exercice de la médecine générale.

* serment d’Hippocrate

Contacts :

Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
Dr Jean-Louis BENSOUSSAN - Tél : 06 14 55 48 68


Référence du communiqué de presse :
N° 430 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

Depuis plus de deux ans, les équipes de soins primaires qui bénéficiaient d’une rémunération collective pour leurs activités de soins coordonnés étaient soumises à un règlement arbitral.
L’accord conventionnel interprofessionnel signé hier leur permet désormais de bénéficier d’un dispositif plus simple et plus lisible, d’un cadre conventionnel validé par la signature d’une majorité de syndicats représentatifs, et de la perspective d’une gestion paritaire leur permettant de faire évoluer cet accord en fonction de leurs observations.

MG France se réjouit de cet accord auquel notre syndicat a apporté une attention et une contribution active.

Cet accord va donner aux équipes de soins une orientation et une ambition lors de leur constitution, et des perspectives d’action lors de leur développement.
Il devra évoluer avec le temps, et s’adapter avec souplesse aux contraintes et aux besoins des professionnels. Les commissions paritaires régionales et nationale en seront garantes.

MG France n’oublie pas que de nombreux professionnels sont isolés, et font face à des difficultés professionnelles ou organisationnelles liées à la démographie. Si les maisons de santé pluriprofessionnelles sont aujourd’hui le modèle existant le plus développé pour les équipes de soins primaires, notre syndicat souhaite promouvoir dès maintenant des modèles de coopération entre professionnels de santé accessibles à tous, basés sur des projets de santé de patientèles ou de territoires, s’appuyant sur des financements adaptés.

L’accord conventionnel interprofessionnel signé le 20 avril 2017 consacre avec éclat le succès de la première étape de l’organisation des soins primaires dans notre pays.
Dans la période qui s’ouvre, marquée par une démographie médicale en berne et un nouveau gouvernement, MG France ne ménagera pas ses efforts afin de donner aux soins primaires partout en France les moyens de répondre aux besoins de santé de la population.


Mots-clés : accord conventionnel interprofessionnel, soins primaires, projets de santé
 

Contacts :

Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
Dr Jean-Louis BENSOUSSAN - Tél : 06 14 55 48 68


Référence du communiqué de presse :
N° 429 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

Le 1er mai 2017 la consultation de base de toutes les spécialités médicales aura la même valeur. Cette victoire incontestable de MG France est le résultat de sa volonté inflexible d’obtenir l’équité, mais elle n’est qu’une première étape : la prochaine sera d’obtenir la même rémunération moyenne que les autres spécialités en supprimant le différentiel de 30% en défaveur de la médecine générale.

Cette guerre tarifaire lancée en mars 2015, rejointe en janvier 2016 par les généralistes de la CSMF était indispensable.
Après avoir bloqué pendant six ans le tarif de notre consultation et après avoir sous payé de deux euros les seuls généralistes pendant dix ans (avenant n°19 signé par la CSMF, le SML et la CNAM en janvier 2007), les caisses doivent désormais conclure cette guérilla en arrêtant les quelques poursuites engagées contre les généralistes.

Ces généralistes se sont défendus par l’usage d’une disposition conventionnelle, le DE, pour qu’au moins leurs patients soient remboursés.
Ces généralistes se sont défendus par un usage modéré et raisonnable de ce DE, à hauteur de 8,5%, bien loin des 500% de certains médecins secteur 2.
Ces généralistes se sont défendus dans un contexte de décroissance démographique, annoncé depuis 2007 par MG France, négligé par les pouvoirs publics et où le différentiel de rémunération joue un rôle important.

La médecine générale s’est défendue, et rien d’autre.

Après 10 ans de maltraitance conventionnelle, une nouvelle période s’ouvre avec la convention signée en aout 2016.
MG France demande à l’assurance maladie de privilégier désormais le dialogue à la contrainte..

 

Mots clés : contestation tarifaire, 25€, équité.

 

Contacts :

  • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
  • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
  • Dr Jean-Louis BENSOUSSAN - Tél : 06 14 55 48 68


Référence du communiqué de presse :
N° 428 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

Malgré un rapport de la Haute Autorité de Santé (HAS) qui, réglementairement, doit conduire au déremboursement de ces médicaments en raison d’un service médical rendu insuffisant, la décision de déremboursement n’a pas été prise par le ministère de la Santé.

Il y a beaucoup de moyens pour la santé en France, mais ces moyens sont parfois bien mal utilisés. Alors que l’argent manque pour accompagner les malades et les aidants à domicile, notre pays va continuer à dépenser inutilement 90 millions d’euros chaque année !
Et la Haute Autorité de Santé peut légitimement se questionner sur l’utilité de ses avis, non suivis d’effet malgré un diagnostic posé sévère, et rappelé par le rapport CLANET :

« Il n’y a toujours pas de preuve d’effet au-delà de 1 an de traitement. Les données observationnelles laissent penser que l’effet s’épuise ensuite rapidement. Si certains patients sont davantage répondeurs que d’autres à court terme, ils restent non repérables dans la pratique. Or, ces médicaments peuvent altérer la qualité de vie (effets digestifs et neuropsychiatriques) et/ou être à l’origine de complications parfois graves (syncopes, chutes, réactions cutanées sévères). Un impact négatif sur la mortalité reste possible chez certains patients. »

La prescription de ces médicaments baisse de 31 % à 26 % des patients. C’est grâce à la prise de conscience des médecins généralistes, et cela malgré l’opposition des centres mémoires qui continuent de prescrire ces molécules.

MG France recommande de nouveau aux médecins de suivre l’avis de la HAS, et de ne pas prescrire ou renouveler ces médicaments dès lors qu’aucun bénéfice tangible n’a été constaté par eux ou par l’entourage du patient, ce qui est le cas pour la quasi totalité des patients.
 

Mots clés : médicaments Alzheimer, HAS, aidants familiaux
 

Contacts :

  • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
  • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
  • Dr Jean-Louis BENSOUSSAN - Tél : 06 14 55 48 68


Référence du communiqué de presse :
N° 427 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

Deux millions de personnes habitaient en zone sous-dotée sur le plan médical selon les chiffres officiels. La DREES, département des études statistiques du ministère de la santé, recense aujourd’hui 7 % de la population en zone présentant une offre de soins en médecine générale très insuffisante (4,7 millions de personnes) et 55 % de la population en zone insuffisante (36,9 millions).

À tous ceux qui pensent encore qu’il suffit d’obliger les jeunes à s’installer à tel endroit, la réponse de MG France est simple : il faut les obliger à s’installer partout en France, car peu de territoires conservent encore une offre égale ou supérieure à une moyenne elle-même en forte baisse.

Ni l’augmentation du numérus clausus qui n’a servi à rien, ni l’obligation d’installation qui est inefficace, ni même les consensuelles maisons de santé ne résoudront ce problème, car il faut des professionnels qui n’existent désormais plus.

MG France souligne qu’il n’y a que deux solutions :

  • Libérer du temps médical, pour permettre aux généralistes de prendre en charge plus de patients. Cette solution peut être mise en œuvre immédiatement en dotant notre profession d’un secrétariat et d’un poste d’assistant médical, analogue à celui d’assistant dentaire. Le fonds d’intervention en soins primaires demandé par MG France doit le permettre.
  • Redonner de l’attractivité au métier de médecin généraliste en demandant à l’Assurance maladie d’investir sur notre spécialité, comme elle l’a fait depuis 50 ans pour les autres spécialités.

Ce n’est plus une simple urgence qu’il faut gérer, c’est désormais une catastrophe nationale silencieuse que la population et les généralistes en exercice affrontent ensemble. Les élus locaux sont conscients de la gravité de la situation. Les candidats à la présidentielle savent-ils qu’il s’agit de redonner de la confiance et des moyens d’exercice à la médecine générale qui est le socle de notre système de santé ?

 

Mots clés :

Démographie médicale, zonage, fonds d’intervention en soins primaires

Contacts :

  • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
  • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
  • Dr Jean-Louis BENSOUSSAN - Tél : 06 14 55 48 68


Référence du communiqué de presse :
N° 426 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

L’annonce de nouvelles mesures réformant le 3ème cycle des études médicales est l’occasion pour MG France de souligner les points suivants, tous nécessaires pour former les spécialistes en médecine générale qui exerceront demain :

- Un nombre suffisant d’enseignants de médecine générale. Le compte n’y est toujours pas.
- Un nombre suffisant de lieux de stage adaptés aux objectifs professionnels et pédagogiques du Diplôme d’Etudes Spécialisées (DES) de médecine générale. Il en manque encore pour répondre aux besoins de formation des étudiants.
- Des filières spécifiques pour les spécialités qui aujourd’hui privent la filière universitaire de médecine générale (FUMG) d’une importante partie de ses effectifs. La création des DES de médecine d’urgence et de gériatrie de même que la prochaine reconnaissance des spécialités d’allergologie et d’angiologie vont dans le bon sens.
- Un cursus de formation porté de 3 à 4 ans, à l’instar des autres spécialités. Le souhait exprimé par les étudiants d’un semestre libre, hors maquette de formation, pousse encore plus à cet allongement. Cette quatrième année professionnalisante n’a pas pour objectif de remplir des postes non adaptés au DES.
- Un contenu de formation qui comprenne une formation solide en pédiatrie et en santé de la femme.

Le DES de médecine générale doit autoriser, comme les autres DES, l’accès à des formations spécialisées transversales. Mais ces formations ne peuvent pas conduire à vider la FUMG de ses effectifs : l’exercice effectif en médecine générale ambulatoire est un enjeu de société majeur.

MG France demande que l’avertissement adressé par le CNGE à la Ministre de la Santé soit entendu et que les attentes des étudiants et internes en médecine générale soient prises en compte. Les dix années à venir verront s’étendre les déserts médicaux et chuter la densité de généralistes sur de nombreux territoires ; la gravité de cette situation impose des décisions responsables et concertées.

L’attractivité du métier de médecin généraliste est la priorité de tous ceux qui veulent organiser efficacement notre système de santé. Enseignants, étudiants et syndicats professionnels ont pour devoir de définir ensemble les contours de la filière universitaire de notre spécialité.

Il est tout aussi nécessaire d’améliorer profondément les conditions de son exercice ambulatoire.
Ceci est un autre défi.

Mots-clés : Filière universitaire de médecine générale, DES, CNGE

Contacts :

Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
Dr Jean-Louis BENSOUSSAN - Tél : 06 14 55 48 68


Référence du communiqué de presse :
N° 425 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

Depuis 2011, plusieurs universités refusent de régler les honoraires pédagogiques de certains chefs de clinique, maîtres de conférences ou professeurs universitaires en médecine générale pour leur activité de maitres de stage des universités (MSU). Leurs doyens ont une interprétation discutable du décret du 28 juillet 2008 relatif au personnel enseignant des universités, titulaires et non titulaires de médecine générale [1].

Les maîtres de stage qui cumulent cette fonction avec celles de chef de clinique, maître de conférences ou professeur sont privés de leurs honoraires pédagogiques.

Cette situation est inadmissible.

Les chefs de clinique, maître de conférences ou professeurs qui ont choisi d’être maîtres de stage universitaire, assurent la formation de leurs étudiants pendant leur activité libérale ambulatoire, en complément de leurs fonctions d’enseignant et de chercheur universitaires.

Cette rémunération, qui est remise en question par les universités, concerne la formation des internes de niveau I et II dans le cadre de l’activité libérale de maitre de stage. Elle est totalement indépendante des fonctions universitaires.

A l’heure où tous les responsables politiques s’accordent pour estimer que la maîtrise de stage ambulatoire est un levier essentiel pour l’installation des jeunes médecins généralistes, tous les maîtres de stage doivent bénéficier d’une rémunération de cette activité.

MG France demande au secrétaire d’État chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche d’agir en urgence pour débloquer cette situation.

 

[1] https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019267080

 

Mots-clés : Maître de stage, université, honoraires pédagogiques.

 

Contacts :

  • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
  • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
  • Dr Jean-Louis BENSOUSSAN - Tél : 06 14 55 48 68


Référence du communiqué de presse :
N° 424 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

Aujourd’hui encore, pour une femme médecin qui souhaite concilier vie professionnelle et maternité, l’installation dans un cabinet libéral reste problématique. En effet, lors de l’interruption de son activité, elle doit avoir un revenu de remplacement mais aussi continuer à financer son outil de travail.

Alors que les indemnités journalières et l’allocation forfaitaire de repos maternel assurent un revenu de remplacement, elles ne permettent pas de payer les charges du cabinet.

Cette situation préjudiciable à l’installation aggrave la pénurie en médecins généralistes et les difficultés d’accès aux soins de la population.

Dès 2011 et la précédente campagne présidentielle, MG France a identifié ce problème et proposé de compléter la protection maternité des femmes médecins par un avantage conventionnel supplémentaire maternité (ASM).

L’avenant n°3 à la convention médicale signé le 1er mars 2017 crée cet avantage supplémentaire. Cette mesure facilitera l’installation de nouvelles générations de médecins composées pour 80% de femmes.

La loi de financement de la sécurité sociale 2017 a permis cette avancée. Les partenaires conventionnels l’ont concrétisée avec l’Assurance Maladie ce 1er mars 2017.

Elle profitera à la fin de cette année aux femmes qui veulent mener leurs grossesses dans les meilleures conditions possibles, et à la population qui pourra bénéficier de leurs soins.

 

Mots clés : avantage supplémentaire maternité, installation, exercice libéral.

Contacts :

Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
Dr Laure LEFEBVRE-AUGER - Tél : 06 14 48 81 05
Dr Alice PERRAIN - Tél : 06 19 41 05 17


Référence du communiqué de presse :
N° 423 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)
 

logo-mgfrance2016_footer.png

Premier syndicat de médecins généralistes, a été créé en 1986 par la fédération de syndicats départementaux avec pour objectifs : la revalorisation de la Médecine Générale, des soins de qualité accessibles à tous et faire de la médecine générale une spécialité reconnue

Sites associés

MG Form
La formation du Généraliste

France AGA
Association de Gestion Agréée
des professionnels de santé

Medsyn
La télétransmission en
toute quiétude