Presse

Communiqués 2017

L’arrêt de travail fait partie de l’arsenal thérapeutique du médecin. Il est un outil indispensable dans un monde professionnel de plus en plus dur. Les médecins généralistes qui ont, pour l’essentiel, la responsabilité de le prescrire sont pourtant la cible d’un harcèlement croissant de la part de l’assurance maladie.

La justification d’un arrêt de travail porte sur le motif de l’arrêt et la capacité de reprise du travail de chaque assuré.

C’est ce que font les médecins prescripteurs. Mais pas l’assurance maladie dont les méthodes de "contrôle" ne s’intéressent ni aux motifs ni même au fait que ces arrêts sont parfois déjà validés par le médecin-conseil pour les arrêts de longue durée (cancer, dépression sévère...).

Seul le nombre total de jours d’arrêt prescrits par le médecin intéresse l’assurance maladie, dès lors qu’il déroge à des moyennes statistiques.

Depuis des mois les procédures se multiplient en région, rajoutant à l’épuisement professionnel des médecins un sentiment profond d’injustice dans un contexte professionnel difficile, comme en témoignent les projections démographiques.

MG France dénonce cette guerre injuste que mène l’assurance maladie contre les médecins généralistes.

MG France souligne l’absurdité de procédures qui pourraient inciter les médecins concernés à renvoyer vers leurs confrères des patients atteints de pathologies lourdes pour alléger leurs statistiques.

MG France demande avec force que les pouvoirs publics tranchent : soit ils continuent à demander aux médecins de gérer cet acquis social et les délivrent de cette pression injuste, soit ils décident de confier cette tâche aux médecins-conseils des caisses.

En l'absence de décision formelle, MG France proposera aux médecins de se protéger en demandant systématiquement au médecin-conseil d’examiner chaque patient dès lors que la durée d'un arrêt excède une semaine.

 

Mots clés : indemnités journalières, arrêts de travail.
 

Contacts :

  • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
  • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
  • Dr Jean-Louis BENSOUSSAN - Tél : 06 14 55 48 68


Référence du communiqué de presse :
N°439 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

Le gouvernement envisage le remplacement des cotisations maladie des médecins par une hausse de la CSG.

Cette mesure doit être accompagnée d’une compensation permettant le maintien de la prise en charge d’une partie de nos cotisations en échange d’un exercice réglementé en secteur 1.

L’absence de contrepartie à cette mesure entrainerait de facto une augmentation insupportable de nos charges et une perte financière.

La question du maintien de l’exercice en secteur 1 se poserait alors pour de nombreux médecins généralistes.

MG France a, d’ores et déjà, alerté les pouvoirs publics sur ce problème et réclame une neutralisation de l’effet financier de cette mesure pour les médecins généralistes libéraux.

 

Mots clés : secteur 1, cotisations sociales.
 

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Référence du communiqué de presse :
N°438 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

Le porte-parole du gouvernement vient d’annoncer que le tiers payant sur la part d’assurance maladie obligatoire largement utilisé pour les affections de longue durée et le risque maternité depuis le 1er janvier, devrait être également la règle pour la part obligatoire de l’ensemble des actes médicaux à partir du 1er décembre 2017.

MG France rappelle sa position constante d’opposition à toute obligation en la matière.

En dehors d’exposer fréquemment le médecin à une surcharge administrative et à un risque financier, l’obligation est le meilleur moyen de compromettre l’évolution spontanée qui est observée par l’assurance maladie. Le tiers payant est de plus en plus pratiqué par toutes les spécialités, même s’il est un peu moins utilisé par les médecins généralistes. L’écart observé est lié à l’absence de secrétariat sur place chez un médecin généraliste sur deux. Cette situation illustre le sous-investissement apporté à notre profession qui différencie la France des autres pays comparables en Europe.

Aujourd’hui le tiers payant sur la part obligatoire des actes également remboursés par le régime complémentaire impose une double facturation inacceptable et la production d’une quittance papier réclamée par certains organismes complémentaires pour effectuer leurs remboursements. Cette complexité supplémentaire fait des patients les premiers opposants à ce tiers payant partiel, ce que semble ignorer le porte-parole du gouvernement.

MG France recommande une nouvelle fois aux médecins généralistes de ne pas accepter un système à deux payeurs et en particulier de ne pas signer de contrat individuel avec les complémentaires. Ce contrat qui ne leur apporte ni sécurité ni garantie de paiement n’a pour eux aucun intérêt. 

MG France rappelle que la suppression du ticket modérateur pour les soins primaires est la meilleure solution pour faciliter et flécher l’accès aux soins et éviter ainsi une utilisation inappropriée et couteuse des urgences hospitalières.

 

Mots clés : Tiers payant, accès aux soins, exonération du ticket modérateur.
 

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Référence du communiqué de presse :
N°437 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

Par la voix du Premier Ministre, le gouvernement a pris une décision qui sera confirmée ce jour par Agnès BUZYN ministre de la santé et des solidarités : les vaccins conseillés pour tous les enfants dans le programme national de vaccination seront obligatoires dès 2018.

Cette clarification est rendue possible par le bénéfice considérable, et l’absence de tout risque sérieux et démontré de ces vaccins. Elle va au-delà de l’exigence de protection individuelle.

Un objectif de couverture suffisant pour les maladies infectieuses transmissibles, permettrait d’éviter la contamination d’enfants ou de personnes dépourvus de capacité de se protéger par une situation de déficit immunitaire. Éviter des décès dus à la rougeole, éviter la contamination d’un fœtus par la rubéole, ne pas laisser la poliomyélite se réinstaller en Europe, n’est possible que si l’ensemble de la population participe à ce geste de solidarité collective que représente la vaccination systématique.

MG France prend acte de cette décision qui doit être accompagnée d’une mise à disposition sans faille de l’ensemble des vaccins nécessaires et d’une prise en charge à 100 %.

MG France propose aux médecins généralistes d’accompagner cette décision en fournissant à leurs patients les informations nécessaires, validées scientifiquement, pour informer, expliquer et parfois convaincre.

 

Mots clés : vaccination, prévention, obligation vaccinale

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Référence du communiqué de presse :
N°436 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

Le gouvernement de François Hollande a bloqué la valeur de la consultation des seuls médecins du secteur 1 auquel appartiennent 94 % des médecins généralistes pendant près de 5 ans.

Les médecins généralistes ont en moyenne des horaires de travail supérieurs de 30% et des revenus inférieurs de 30 % aux autres médecins libéraux. C’est la seule spécialité dont les effectifs ont baissé, de 8 % en nombre et de 11 % en densité, durant le quinquennat de François Hollande. Celui-ci s’est achevé par l’extension des déserts médicaux et pour la population, par des difficultés croissantes pour trouver un médecin traitant.

La signature en août 2016 d’une nouvelle convention a officialisé le tarif de 25 € pour la consultation à partir du 1er mai. Pour MG France, initiateur en mars 2015 du mouvement de contestation tarifaire sans lequel cette négociation n'aurait pas abouti, cette signature justifiait l'arrêt des poursuites contre les médecins contestataires*.

L’arrivée du nouveau gouvernement a coïncidé avec une brutale remontée de la pression des caisses primaires d’assurance maladie. Elles considèrent que le dépassement de 2€, soit 8% de la valeur de l’acte, doit être plus lourdement sanctionné que les "dépassements excessifs" qu'elles sont censées réduire sans y être jamais parvenu.

Les médecins généralistes secteur 1 n’auraient-ils pas le droit de réagir à la lente asphyxie de leur profession. Que souhaitent l’assurance maladie et le gouvernement ? Une nouvelle guerre de tranchée contre les médecins généralistes ou l’ouverture du chantier de l’accès aux soins primaires en France ? Ceux que l'assurance maladie veut traduire en commissions conventionnelles ont-ils eu tort d’avoir cherché à défendre leur profession ?

MG France appelle Agnès Buzyn et Nicolas Revel à rétablir le climat de confiance et d’apaisement avec les médecins généralistes nécessaire à la réorganisation d’un accès aux soins primaires partout sur le territoire.


* : Lire à ce propos notre communiqué du 19 avril 2017. 25€ : la contestation tarifaire lancée par MG France en mars 2015 aboutit le 1er mai à une victoire pour la médecine générale

https://www.mgfrance.org/index.php/presse/communiques/1584-25-la-contestation-tarifaire-lancee-par-mg-france-en-mars-2015-aboutit-le-1er-mai-a-une-victoire-pour-la-medecine-generale

Mots-clés : Contestation tarifaire, secteur 1, accès aux soins primaires

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Référence du communiqué de presse :
N° 435 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

Alors que trouver un médecin traitant près de chez soi est devenu un problème sur l’ensemble du territoire français, le nouveau gouvernement et la nouvelle ministre de la santé sont au pied du mur. Pour relever ce défi difficile, les décisions à prendre doivent intervenir dès le début du quinquennat. De la détermination du nouveau gouvernement dépendra l’amélioration de cette situation préoccupante pour la santé publique.

Car il faut investir rapidement et de façon importante dans la médecine générale et dans les soins primaires. Il ne suffira pas de doubler le nombre de maisons de santé s’il n’y a personne pour y travailler. L’exercice regroupé en équipe de soins primaires est plébiscité par les jeunes générations de médecins. Mais ils doivent être assurés de la détermination du gouvernement à faire évoluer notre système de santé à partir des soins primaires.

Quelle que soit la structure d’exercice, cabinet médical ou maison de santé, la bonne articulation entre soins primaires et autres acteurs, soins secondaires de ville, hôpital, santé au travail, santé scolaire, médico-social, PMI, sera déterminante pour l’avenir de notre système de santé.

MG France a demandé à Agnès Buzyn de soutenir les médecins généralistes en exercice qui sont confrontés à une charge de travail croissante en développant rapidement les fonctions support dont ils ont le plus grand besoin. Le forfait structure doit leur permettre de disposer d’un secrétariat et d’un assistant médical. Libérer du temps médical est le seul moyen existant pour répondre aux demandes des patients qui n’ont pas trouvé de médecin traitant.

Pour mieux répondre aux besoins de santé des patients chroniques et aux enjeux de santé populationnelle, MG France a proposé à la ministre de la santé la création de nouveaux modes de rémunération liés aux territoires. Ces « NMR - territoires » doivent accompagner le développement d’organisations territoriales, centrées sur les actions initiées par les acteurs de terrain.

Le chantier qui attend le ministère est immense ; MG France jugera de sa détermination lors du PLFSS qui devra créer un fonds d’investissement dédié aux soins primaires.

MG France a invité la ministre de la santé au colloque que le syndicat organise le jeudi 14 septembre sur le mode d’emploi de ce fonds d’investissement, dont l’objectif sera d’améliorer le service rendu à la population.

Mots-clés : Agnès Buzyn, forfait structure, NMR, fonds d’investissement en soins primaires

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Référence du communiqué de presse :
N° 434 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

 

MG France salue la nomination d’Agnès BUZYN au ministère des solidarités et de la santé. Ce médecin au parcours remarquable, qui s’est impliquée dans des institutions importantes, connaît de ce fait parfaitement les rouages institutionnels et l’organisation du système de santé français.

Sa décision d’orienter les travaux de la HAS vers les soins primaires illustre son choix pour ce secteur du système de santé sur lequel il faut désormais investir massivement.

Mais il n’y aura pas d’état de grâce. Notre système de santé est confronté à des enjeux majeurs : difficultés rencontrées par les patients pour recourir aux soins dont ils ont besoin, difficultés rencontrées par les professionnels de santé dont les médecins généralistes dans leur exercice.

Des décisions rapides sont attendues :

  • pour permettre l’accès aux soins de tous dans les territoires, en proximité, en investissant massivement sur les soins primaires et leur organisation en équipe autour du médecin généraliste dont les conditions d’exercice découragent les vocations, avec une prévision démographique catastrophique pour les quinze ans à venir
  • pour accompagner l’organisation territoriale des soins autour des soins primaires, ce qui nécessite une mobilisation autour des projets portés par les acteurs de soins, l’administration au service des acteurs et pas l’inverse
  • pour améliorer l’accès financier aux soins dans un contexte où un double système de financement crée un obstacle, complexifie la couverture maladie des plus fragiles, et est responsable d’un surcout de gestion devenu insupportable.

MG France, qui sera particulièrement attentif aux orientations prises, ne doute pas que pour la ministre en charge de la santé, les solidarités dont elle a aussi la charge passent notamment par l’égal accès aux soins pour tous.

Mots clés : Agnès BUZYN, système de santé, accès aux soins, soins primaires

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Référence du communiqué de presse :
N° 433 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)



 

Innovation, proximité, lutte contre les inégalités, réforme : les valeurs mises en avant par Emmanuel Macron peuvent s’appliquer à la réorganisation du système de santé autour des soins primaires et de l’exercice de la médecine générale. Alors que la problématique de l’accès aux soins a été au cœur de la campagne électorale, MG France interpelle le nouveau Président de la République afin qu’il se saisisse très rapidement du dossier des soins primaires.


• La volonté affichée de répondre aux difficultés d’accès aux soins n’ayant pas suffi, le quinquennat de François Hollande s’achève sur un double échec sanitaire : aggravation des déserts médicaux et difficultés croissantes pour nos concitoyens pour se soigner.

• Le virage ambulatoire annoncé et le renforcement des soins primaires promis n’ont pas empêché la dégradation des conditions d’exercice des médecins généralistes.

• Les réelles mais tardives revalorisations tarifaires ne modifient pas le constat, la spécialité médecine générale reste une des moins attractives pour les médecins en fin d’études avec des conditions d’exercice de plus en plus difficiles, des revenus inférieurs de 30% et des horaires plus élevés, de 55h par semaine.

Le pays demande au nouveau président de défendre l’accès aux soins de proximité, le vote en zone rurale montrant s’il en était besoin ce sentiment d’abandon. Pour cela, le premier syndicat de médecins généralistes fait quatre propositions au nouveau président :

• Il faut inciter les futurs médecins à choisir notre spécialité et à s’installer, et réduire pour cela le différentiel de revenus en défaveur de la médecine générale. Amorcé par la convention 2016, ce rattrapage doit être poursuivi.

• La politique d’organisation des soins amorcée en 2004 a été conduite par les diverses majorités politiques ; elle a créé le médecin traitant, le médecin généraliste de premier recours, les équipes de soins primaires. Elle doit être poursuivie par une politique d’organisation territoriale volontaire.

• Les arbitrages au ministère de la santé sont souvent défavorables aux soins primaires. Il faut créer une direction des soins primaires qui permettra de corriger ce déséquilibre permanent.

• Le PLFSS 2018 doit mettre en place dans l’ONDAM un fonds d’investissement en soins primaires pour permettre aux médecins généralistes d’embaucher et de libérer du temps médical, pour être en capacité de répondre aux demandes de soins de toute la population. Ce fonds devra aussi doter l’organisation territoriale de moyens, l’articulation soins primaires -soins secondaires pouvant seule permettre un usage approprié de l’Hôpital.

Ce fort investissement sur la médecine générale et sur l’organisation des territoires autour des soins primaires est indispensable pour assurer la prise en charge sanitaire de la population et organiser le virage ambulatoire. Sans cette action résolue, aucune maîtrise de l’évolution des dépenses de santé n’est envisageable à long terme.
 

Mots Clés : soins primaires, virage ambulatoire, territoires

 

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Référence du communiqué de presse :
N° 432 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

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Premier syndicat de médecins généralistes, a été créé en 1986 par la fédération de syndicats départementaux avec pour objectifs : la revalorisation de la Médecine Générale, des soins de qualité accessibles à tous et faire de la médecine générale une spécialité reconnue

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