Presse

MG France vient de clore son huitième congrès à la Grande Motte. Ce congrès qui a réuni plus de 400 médecins a donné lieu à d’intenses débats sur la mutation de notre exercice.

À la lumière de ces débats et des interventions des invités dont la ministre de la Santé, Agnès Buzyn et le directeur de l’Assurance Maladie, Nicolas Revel, l’assemblée générale de MG France s’est réunie le dimanche 2 juin et a examiné avec attention les textes proposés à la signature.
Ces textes portent sur l’Accord Conventionnel Interprofessionnel des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé, et sur l’avenant 7 qui prévoit les conditions de la mise en place des assistants de cabinet médical.
Concernant l’ACI CPTS, l’assemblée générale considère que les moyens mis à disposition des futures CPTS sont insuffisants pour révolutionner les prises en charge dans les territoires concernés. Si les montants disponibles permettent d’amorcer des organisations territoriales, une évolution considérable de ces montants sera indispensable, à la hauteur des missions dévolues aux futures CPTS.
L’assemblée générale donne mandat au président de MG France pour valider ce texte à la condition que les autres structures syndicales professionnelles s’y engagent, condition indispensable à l’efficacité d’un dispositif interprofessionnel dont les médecins généralistes ne peuvent être exclus.
MG France surveillera les premières évaluations via la mise en place d’un observatoire conventionnel, pour autoriser très vite la majoration des moyens mis à disposition de ces nouvelles organisations.
Concernant l’avenant 7 sur les assistants de cabinet médical, MG France regrette la traduction administrative pénible et complexe d’un projet ambitieux et nécessaire pour l’accès aux soins.
Les contreparties en terme d’objectifs de patientèle seront sans aucun doute un frein à la mise en place rapide et large de ces assistants dont les généralistes ont plus besoin que tout autre médecin, mais dont le coût n’est pas supportable compte tenu du niveau de leur rémunération.
Malgré les imperfections de ce texte, l’assemblée générale de MG France se refuse d’empêcher l’adhésion des médecins traitants qui le souhaitent et dont les conditions d’exercice le permettent. En conséquence elle donne mandat à son président pour valider ce texte dès qu’il porte les signatures des autres syndicats représentatifs sans lesquelles sa mise en place est impossible.
Les représentants de MG France veilleront, dans chaque instance paritaire nationale, régionale ou locale à ce qu’une lecture trop besogneuse des caisses ne vienne pas pénaliser un peu plus l’application de ces textes.
L’assemblée générale de MG France rappelle par ailleurs l’urgence, à nouveau signalée à la ministre de la Santé et au directeur de l’Assurance Maladie, d’étendre le champ d’application de la visite longue du médecin traitant à ses patients chroniques, nécessaire à leur maintien à domicile.

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Premier syndicat de médecins généralistes, a été créé en 1986 par la fédération de syndicats départementaux avec pour objectifs : la revalorisation de la Médecine Générale, des soins de qualité accessibles à tous et faire de la médecine générale une spécialité reconnue

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