• Délivrance des médicaments : MG France met en garde les patients

     

    Un amendement voté assez largement cet après-midi en commission des affaires sociales prévoit la prescription de médicaments par les pharmaciens dans le cadre de "protocoles inscrits dans le cadre d'un exercice coordonné".
     
    Ainsi les pouvoirs publics, après avoir mis en danger la population en sous-estimant depuis des années les effets démographiques du manque d'attractivité de la profession généraliste, proposent de remplacer les médecins généralistes par les pharmaciens.
     
    En effet, si les pharmaciens ont le monopole de la délivrance des médicaments, les médecins, dont les généralistes, ont le monopole du diagnostic médical qui doit précéder la prescription.
    MG France refuse qu'au prétexte d'aider les patients, ceux-ci se voient prescrire des médicaments sans examen clinique, sans diagnostic et sans connaissance des éléments médicaux de leur dossier. MG France s'opposera donc à la rédaction des protocoles en question. 
     
    Un autre amendement vient d’être voté par la commission des affaires sociales pour fixer les missions des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé. Alors que la négociation entre syndicats des professions de santé et assurance maladie doit définir le cadre de la coordination entre nos professions, c’est un autre mauvais signal envoyé par les députés de la commission.
     
    Comme il l'avait annoncé, et parce que l'exercice coordonné ne peut être imposé par la loi, MG France ne se rendra pas à la négociation sur l'exercice coordonné qui doit avoir lieu demain jeudi à la CNAM. 
     
     
    Mots clés : Pharmaciens, primoprescription, pluriprofessionalité
  • Pour MG France, le pharmacien n'est pas le "remplaçant" du médecin traitant

    MG France apprend qu’un amendement autorisant la primoprescription par le pharmacien va être à nouveau présenté malgré le rejet de l'amendement antérieur identique.

     

    L'argument une fois de plus mis en avant par les porteurs de cette proposition serait la difficulté des patients à rencontrer un médecin traitant. MG France rappelle qu’ une étude de la DREES parue en octobre 2018 démontre que le délai de rendez-vous moyen chez le médecin généraliste est de deux jours. En cas d’urgence, le rendez-vous est obtenu dans la journée. Pour les traitements chroniques, le médecin prescrit le traitement pour une durée variable et en lien avec l’état clinique du patient. Le médecin est le seul décideur du rythme de surveillance de son patient, et le pharmacien est d'ores et déjà en capacité de dépanner le patient en rupture de traitement. Prétendre ainsi rendre service au patient n'est donc pas recevable.

     

     

    Au delà, dans notre système de soins, le médecin examine son patient, établit le diagnostic et prescrit en fonction des antécédents du patient. Le pharmacien vérifie la prescription et la délivre.

     

     

    Qui peut imaginer que le pharmacien va distinguer au simple regard la cystite aigue de la pyélonéphrite, l'angine bactérienne de la mononucléose ?

     

    Qui peut croire que sans diagnostic les prescriptions seront moins nombreuses et mieux adaptées ?

     

    Qui peut prétendre que le pharmacien sera mieux armé que le médecin traitant pour refuser une demande de prescription injustifiée ?

     

    Prétendre ainsi rendre service à la santé publique est donc fallacieux et surtout, dangereux.

     

    Enfin, le choix d'une molécule, de son dosage et de la durée du traitement relève d'un acte médical.

     

    Quel sera le critère de choix du produit par le pharmacien ?

     

    Comment fera t-il pour choisir entre un des nombreux produits "en vente libre" ornant ses rayons et une des molécules dont le prix, les effets indésirables et les risques ont jusque là interdit la délivrance sans ordonnance et la publicité ?

     

    MG France s’oppose fermement et sans concession à cet amendement comme à tout texte qui porterait atteinte à l’intégrité du métier de médecin généraliste, et surtout à la santé de ses patients.

     

     

     



    Mots clés :Pharmaciens, primoprescription, pluriprofessionalité

  • Vaccinations contre la grippe en pharmacie : vers un premier bilan ?

    Un premier bilan de l’expérimentation de la vaccination contre la grippe par les pharmaciens en régions Auvergne Rhône-Alpes et Nouvelle Aquitaine vient d’être réalisé. 156 000 vaccinations ont été effectuées en officine.

  • Vaccination contre la grippe : pourquoi faire compliqué ?

    Des députés et des pharmaciens proposent une expérimentation permettant de se faire vacciner par le pharmacien contre la grippe.

    L'amendement de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée Nationale rappelle que la défiance des patients explique notre couverture vaccinale insuffisante. Augmenter le nombre des vaccinateurs potentiels ne va pas contribuer à diminuer cette défiance. 


    L’expérimentation envisagée suppose la formation initiale des pharmaciens, la maîtrise des antécédents, notamment vaccinaux du patient, la transmission au médecin traitant d’informations sur la date, le lot et le type de vaccin utilisé, la surveillance et la prise en charge des éventuels effets post-vaccinaux. Un décret devrait  fixer les conditions de cette expérimentation.

    Une solution plus simple et très efficace, pour favoriser la "vaccination d'opportunité" notamment, consiste à demander à chaque pharmacien de doter chaque lundi les médecins traitants qui le souhaitent d'un lot destiné à la vaccination de leur patientèle pour les six jours qui suivent, ce que le délai de conservation permet largement.

    Si l'objectif est vraiment d'améliorer rapidement la couverture vaccinale, MG France demande la mise en place immédiate de cette mesure simple et sans danger qui ne réclame pas de modifications légales.

     

    Mots clés : vaccination, grippe, pharmaciens
     

    Contacts :

    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
    • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99


    Référence du communiqué de presse :
    N° 407 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • La vaccination mérite mieux que des idées simplistes !

    Dans son communiqué de presse du 3 octobre 2016, l’Ordre des pharmaciens, s’appuyant sur les résultats d’un sondage qu’il a commandité, demande que les pharmaciens puissent pratiquer les vaccinations dans leurs officines.

    MG France constate une perte de confiance croissante des patients vis à vis des vaccins (seuls 71 % font confiance à la vaccination*) alors que le nombre de cas graves et de décès dus à des pathologies évitables augmente (24 000 cas de rougeole en 8 ans dont 1 500 graves et 10 décès).**

    La vaccination n’est pas qu’un geste technique simple. Elle suppose une évaluation préalable de l’historique médical et vaccinal du patient, une discussion sur les risques présumés et les avantages certains, puis un suivi des éventuelles complications, immédiates ou non. Enfin, sa traçabilité doit être assurée et accessible.

    La confiance ne peut revenir que dans le cadre de la relation privilégiée que le médecin a établie avec son patient et sa famille. Le dossier professionnel du médecin traitant est le lieu naturel de la synthèse nécessaire et donc celui du carnet de vaccination. Le médecin traitant doit pouvoir accéder rapidement et à toute heure aux vaccins nécessaires pour son patient.

    À cet effet, MG France propose de mettre à disposition du médecin traitant un lot de vaccins anti-grippaux, au proratadu nombre de ses patients concernés, sur le modèle de ce qui est fait pour les tests de dépistage du cancer du colon. Complémentaire au travail des infirmières, qui participent déjà à la couverture vaccinale, et en bonne articulation avec les pharmaciens, qui pourraient participer à la gestion de ce stock, cette mesure simple permettra d'améliorer rapidement la couverture vaccinale.

    MG France défend la complémentarité des professionnels de santé de soins primaires et l’exercice pluri-professionnel, dans le respect des compétences de chacun, qu’il soit infirmier, pharmacien ou médecin.
     

     

    Mots clés : vaccination, pharmaciens, exercice pluri-professionnel
     

    Contacts :

    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
    • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99

    * Observatoire sociétal du médicament 2015 - 5e vague d’étude menée par Ipsos pour le Leem sur le rapport des Français aux médicaments
    ** http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention-vaccinale/Rougeole


    Référence du communiqué de presse :
    N° 406 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

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Premier syndicat de médecins généralistes, a été créé en 1986 par la fédération de syndicats départementaux avec pour objectifs : la revalorisation de la Médecine Générale, des soins de qualité accessibles à tous et faire de la médecine générale une spécialité reconnue

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