Démographie

  • Convention médicale : Il faut un nouveau modèle économique pour les médecins généralistes

    "Nous avons besoin d'un plan Marshall pour la médecine générale", a fait savoir Claude Leicher, lors d'une conférence de presse organisée au siège de MG France le 25 mai. "La situation des médecins généralistes illustre l’absence d’orientation politique claire des gouvernements successifs en faveur des soins primaires. La convention médicale 2016 doit définir une nouveau modèle économique pour la médecine générale et nous conduire vers l'équité des tarifs entre les spécialités."

  • Démographie médicale : le généraliste n'est pas une variable d'ajustement

    Un nombre croissant d'élus s'inquiètent de voir leur campagne ou leur quartier déserté par les médecins généralistes ou peinent à trouver le ou les successeurs à ceux qui partent. Certains s'en sont même émus jusqu'à faire des déclarations publiques pour le moins accusatrices à l'encontre de "ces jeunes qui ne veulent plus s'installer et qui voudraient le beurre et l'argent du beurre".

  • Démographie médicale : le retour des travaux forcés ?

    Certains élus manquent décidément d'imagination.

    Pour résoudre le déficit démographique dénoncé par MG France depuis 10 ans, ces élus proposent d'obliger les médecins, le plus souvent des généralistes, à s'installer là où ils ont déjà fermé la mairie, la poste ou l’école.

    C'est évidemment plus simple que de rechercher les véritables causes du manque d'attractivité de ces territoires et de la médecine générale pour les jeunes.

    Si elle était efficace, cette proposition serait seulement triste.

    • Elle est inadaptée, parce que conduisant à détourner définitivement les jeunes de la médecine générale, profession qui a plus besoin de reconnaissance que de contraintes nouvelles.
    • Elle est dangereuse, puisqu’elle aurait pour effet d'augmenter le nombre d'installations hors convention dans les zones moins défavorisées, aggravant ainsi le reste à charge des patients.

    MG France s'oppose à cette mesure présentée par les élus comme une solution aux demandes justifiées de leurs mandants, qui illustre seulement leur incapacité à résoudre un problème qu'ils ont mis des années à appréhender.

    Mots clés : installation, démographie médicale, attractivité.

    Contacts :
    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
    • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99

    Référence du communiqué de presse :
    N° 409 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

     

  • Déserts médicaux, organisation des soins, déficits des comptes sociaux : quelles sont les propositions concrètes ?

    Il n’est pas de jour où les médias ne soulèvent la lancinante question des déserts médicaux, en faisant état des initiatives désespérées de professionnels ou d’élus locaux inquiets de voir disparaître l’offre de soins de leur territoire.
    Il n’est pas de semaine où la désorganisation des soins ne se manifeste par des mouvements de protestation de professionnels découragés.
    Il n’est pas d’année où le déficit des comptes sociaux ne vienne freiner les tentatives de réorganisation de notre système de santé, aggravant ainsi les pesanteurs héritées d’un hospitalo-centrisme qui date de près de 60 ans.

    La France est-elle condamnée à voir se déliter le maillage territorial de soins primaires assuré par les médecins généralistes ?
    Nos concitoyens devront-ils se résoudre à ne plus avoir un médecin traitant et à s’adresser aux services d’urgence pour chaque problème de santé ?
    La télémédecine peut-elle résoudre les problèmes d’accès aux soins en cas d’éloignement d’un grand centre urbain ?
    La médecine générale a t’elle un avenir dans ce pays ?

    MG France ne se résout pas au déclinisme ambiant.
    MG France ne se satisfait pas des réponses embarrassées des responsables politiques, lues ou entendues lors de récentes interventions publiques.
    MG France interpelle les candidats à l’élection présidentielle et demandera des réponses concrètes à leurs représentants santé lors du colloque organisé le 2 mars à la Maison de la Chimie.

     

    Colloque
    MG France interpelle les candidats
    Quelle place pour les soins primaires ?

    Maison de la Chimie
    Jeudi 2 mars 2017 - 9h

    Nombre de places limité
    Inscription : http://www.mgfrance.org/participer
     

    Mots-clés : décrets médicaux, présidentielle, soins primaires

     

    Contacts :

    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
    • Dr Jean-Louis BENSOUSSAN - Tél : 06 14 55 48 68


    Référence du communiqué de presse :
    N° 422 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Installation en zones déficitaires : les aides possibles

    L’installation et l’exercice dans les zones déficitaires peuvent donner lieu à différentes aides.
    Ces aides concernent les étudiants en médecine au travers du contrat d’engagement de service public (CESP), et les médecins au travers de plusieurs contrats mis en place par la convention appliquée depuis le premier mai 2017.

  • La nouvelle donne sanitaire du vieillissement

    En 2060, la proportion des personnes âgées de plus de 80 ans dans la population aura doublé par rapport à 2010 pour atteindre environ 8,4 millions d’individus, conséquence d’une évolution forte de l’espérance de vie (de 79 ans pour les hommes en 2016 à 86 ans en 2060, et de 85 à 91,1 ans pour les femmes). Le nombre de personnes âgées dépendantes, de 1,150 million devrait quant à lui passer à 1,555 en 2030 pour atteindre 2,3 millions d’individus en 2060. La prise en charge de ces populations ne devrait pas manquer d'alourdir le travail des médecins généralistes.

  • Le développement des soins primaires est la seule solution durable pour redresser les comptes de la branche maladie de la Sécurité Sociale

    MG France dénonce depuis 30 ans le déséquilibre du système de santé français. L’absence d’investissements sur les soins primaires est une des principales causes du déficit structurel de la branche maladie de la Sécurité Sociale. Notre système de santé reste en effet trop centré sur les soins curatifs et trop peu orienté vers la prévention, l’éducation sanitaire et le maintien à domicile des malades.

    La santé publique est encore peu développée dans notre pays. Elle ne fait toujours pas l’objet d‘une attention soutenue des décideurs politiques de tous bords. C’est pourquoi les inégalités sociales de santé demeurent anormalement élevées, entraînant une importante différence d’espérance de vie entre catégories sociales.

    La Loi consacre désormais une place importante à l’organisation des soins primaires, centrée sur le travail en équipe autour du médecin généraliste traitant. La convention médicale qui vient d’être signée s’oriente vers une valorisation de l’exercice du médecin généraliste.

    Ces évolutions positives doivent se poursuivre car elles s’inscrivent dans une crise démographique sans précédent pour la médecine générale. Prévue et annoncée, cette crise est maintenant devant nous. Ce n’est pas la coercition rêvée par quelques députés qui pourra l‘éviter, puisqu’il n’y a plus aujourd’hui assez de candidats à l’exercice d’un métier exigeant et rendu difficile par l’absence de moyens adaptés à notre époque.

    MG France demande donc aux responsables politiques d’aller au bout de cette révolution des soins primaires en créant dans le prochain PLFSS un Fonds d’intervention en soins primaires. Celui-ci devra notamment permettre le recrutement de secrétaires et d’assistants médicaux dans les cabinets de médecine générale. Libérer du temps médical, dont 30 % est consacré à du travail non soignant, permet de prendre en charge plus de patients, facilite le travail du médecin et lui permet de se consacrer entièrement à son cœur de métier : l’examen, le diagnostic et la prise de décisions.

    Ce n’est qu’en investissant durablement sur les soins primaires que nous viendrons à bout de cette crise démographique et organisationnelle qui menace la santé de nos concitoyens et les comptes de l’assurance maladie.

     

     

    Mots clés : déficit structurel, crise démographique, fonds d’investissement en soins primaires.

     

    Contacts :

    Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
    Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99


    Référence du communiqué de presse :
    N° 405 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Le petit ravaudeur du tissu social

    De visites en consultations, au fil des jours, la médecine générale ne se limite pas à soigner. Suivre les problèmes de santé dans la durée, ne pas louper le “bon moment” pour intervenir, simplement parce que les malades ne sont pas des inconnus, mais des voisins, des amis …

    Tout un tissu social que le médecin connait par cœur.

  • Nouvelle tentative de réguler l'installation des médecins

    Les débats parlementaires sur le projet de loi de la Sécurité sociale pour 2017, présenté en conseil des ministres le 5 octobre, ont commencé le 11 octobre dernier. Rapidement la question de la démographie médicale et des déserts médicaux a fait son irruption, avec la présentation par Annie Le Houérou, députée PS des Côtes-d'Armor, d'un amendement qui prévoit un conventionnement sélectif dans les zones surdenses, c'est à dire surdotées en médecins libéraux. Une affaire qui a provoqué une levier de bouclier dans les rangs des syndicats médicaux. Cette proposition est à rapprocher d'un récent rapport de l'IRDES sur les difficultés d'accès aux soins des Français face à l'inégale répartition des médecins dans notre pays.

  • Plus de 40 millions de personnes concernées par les déserts médicaux : comment faire face ?

    Deux millions de personnes habitaient en zone sous-dotée sur le plan médical selon les chiffres officiels. La DREES, département des études statistiques du ministère de la santé, recense aujourd’hui 7 % de la population en zone présentant une offre de soins en médecine générale très insuffisante (4,7 millions de personnes) et 55 % de la population en zone insuffisante (36,9 millions).

    À tous ceux qui pensent encore qu’il suffit d’obliger les jeunes à s’installer à tel endroit, la réponse de MG France est simple : il faut les obliger à s’installer partout en France, car peu de territoires conservent encore une offre égale ou supérieure à une moyenne elle-même en forte baisse.

    Ni l’augmentation du numérus clausus qui n’a servi à rien, ni l’obligation d’installation qui est inefficace, ni même les consensuelles maisons de santé ne résoudront ce problème, car il faut des professionnels qui n’existent désormais plus.

    MG France souligne qu’il n’y a que deux solutions :

    • Libérer du temps médical, pour permettre aux généralistes de prendre en charge plus de patients. Cette solution peut être mise en œuvre immédiatement en dotant notre profession d’un secrétariat et d’un poste d’assistant médical, analogue à celui d’assistant dentaire. Le fonds d’intervention en soins primaires demandé par MG France doit le permettre.
    • Redonner de l’attractivité au métier de médecin généraliste en demandant à l’Assurance maladie d’investir sur notre spécialité, comme elle l’a fait depuis 50 ans pour les autres spécialités.

    Ce n’est plus une simple urgence qu’il faut gérer, c’est désormais une catastrophe nationale silencieuse que la population et les généralistes en exercice affrontent ensemble. Les élus locaux sont conscients de la gravité de la situation. Les candidats à la présidentielle savent-ils qu’il s’agit de redonner de la confiance et des moyens d’exercice à la médecine générale qui est le socle de notre système de santé ?

     

    Mots clés :

    Démographie médicale, zonage, fonds d’intervention en soins primaires
    

    Contacts :

    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
    • Dr Jean-Louis BENSOUSSAN - Tél : 06 14 55 48 68


    Référence du communiqué de presse :
    N° 426 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

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Premier syndicat de médecins généralistes, a été créé en 1986 par la fédération de syndicats départementaux avec pour objectifs : la revalorisation de la Médecine Générale, des soins de qualité accessibles à tous et faire de la médecine générale une spécialité reconnue

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