Communiqué

  • La Fédération des Soins Primaires se félicite de l'arrivée des Généralistes CSMF, son 10e membre fondateur

    La Fédération des Soins Primaires (FSP) se réjouit de l'arrivée de son dixième membre fondateur, "les Généralistes CSMF".
    Dix structures fondatrices ne seront pas de trop pour imposer les soins primaires et leur fédération dans le paysage sanitaire français.

     

    Le défi qui s'annonce est immense au regard du retard pris par les gouvernements successifs depuis 30 ans. Aucun n'a investi dans les soins primaires comme cela a été fait dans d’autres pays.
     
    Les soins primaires doivent occuper ou reprendre la place qui leur revient dans le système de santé de notre pays. Il faut désormais s’appuyer sur les réalisations des professionnels pour mieux prendre en charge la population sur le territoire, faire confiance à ses capacités d’innovation et de création, et développer de nouveaux modèles économiques et de nouvelles relations entre la ville et l’hôpital.
     
    Professionnels libéraux ou salariés, les acteurs de soins primaires appellent de leurs voeux un plan d’investissement dans les soins ambulatoires du niveau du plan Debré qui a créé les CHU en 1958.

    La fédération des soins primaires appelle les candidats à l’élection présidentielle à donner aux soins primaires les moyens indispensables pour répondre aux besoins de santé de la population. Le système de santé français a besoin d’une révolution, celle-ci passera nécessairement par les soins primaires.

    Mots-clés : Fédération des soins primaires, virage ambulatoire


    Contacts :

    Philippe Marissal – p.marissal@soinsprimaires.fr– 06 07 55 90 00
    Kris Kundun - k.kundun@soinsprimaires.fr
     


    Référence du communiqué de presse :
    03 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • MG France salue la nomination de la nouvelle ministre de la santé

    MG France salue la nomination d’Agnès BUZYN au ministère des solidarités et de la santé. Ce médecin au parcours remarquable, qui s’est impliquée dans des institutions importantes, connaît de ce fait parfaitement les rouages institutionnels et l’organisation du système de santé français.

    Sa décision d’orienter les travaux de la HAS vers les soins primaires illustre son choix pour ce secteur du système de santé sur lequel il faut désormais investir massivement.

    Mais il n’y aura pas d’état de grâce. Notre système de santé est confronté à des enjeux majeurs : difficultés rencontrées par les patients pour recourir aux soins dont ils ont besoin, difficultés rencontrées par les professionnels de santé dont les médecins généralistes dans leur exercice.

    Des décisions rapides sont attendues :

    • pour permettre l’accès aux soins de tous dans les territoires, en proximité, en investissant massivement sur les soins primaires et leur organisation en équipe autour du médecin généraliste dont les conditions d’exercice découragent les vocations, avec une prévision démographique catastrophique pour les quinze ans à venir
    • pour accompagner l’organisation territoriale des soins autour des soins primaires, ce qui nécessite une mobilisation autour des projets portés par les acteurs de soins, l’administration au service des acteurs et pas l’inverse
    • pour améliorer l’accès financier aux soins dans un contexte où un double système de financement crée un obstacle, complexifie la couverture maladie des plus fragiles, et est responsable d’un surcout de gestion devenu insupportable.

    MG France, qui sera particulièrement attentif aux orientations prises, ne doute pas que pour la ministre en charge de la santé, les solidarités dont elle a aussi la charge passent notamment par l’égal accès aux soins pour tous.

    Mots clés : Agnès BUZYN, système de santé, accès aux soins, soins primaires

    Contacts :

    Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
    Dr Jean-Louis BENSOUSSAN - Tél : 06 14 55 48 68


    Référence du communiqué de presse :
    N° 433 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)



     

  • 25€ : la contestation tarifaire lancée par MG France en mars 2015 aboutit le 1er mai à une victoire pour la médecine générale

    Le 1er mai 2017 la consultation de base de toutes les spécialités médicales aura la même valeur. Cette victoire incontestable de MG France est le résultat de sa volonté inflexible d’obtenir l’équité, mais elle n’est qu’une première étape : la prochaine sera d’obtenir la même rémunération moyenne que les autres spécialités en supprimant le différentiel de 30% en défaveur de la médecine générale.

    Cette guerre tarifaire lancée en mars 2015, rejointe en janvier 2016 par les généralistes de la CSMF était indispensable.
    Après avoir bloqué pendant six ans le tarif de notre consultation et après avoir sous payé de deux euros les seuls généralistes pendant dix ans (avenant n°19 signé par la CSMF, le SML et la CNAM en janvier 2007), les caisses doivent désormais conclure cette guérilla en arrêtant les quelques poursuites engagées contre les généralistes.

    Ces généralistes se sont défendus par l’usage d’une disposition conventionnelle, le DE, pour qu’au moins leurs patients soient remboursés.
    Ces généralistes se sont défendus par un usage modéré et raisonnable de ce DE, à hauteur de 8,5%, bien loin des 500% de certains médecins secteur 2.
    Ces généralistes se sont défendus dans un contexte de décroissance démographique, annoncé depuis 2007 par MG France, négligé par les pouvoirs publics et où le différentiel de rémunération joue un rôle important.

    La médecine générale s’est défendue, et rien d’autre.

    Après 10 ans de maltraitance conventionnelle, une nouvelle période s’ouvre avec la convention signée en aout 2016.
    MG France demande à l’assurance maladie de privilégier désormais le dialogue à la contrainte..

     

    Mots clés : contestation tarifaire, 25€, équité.

     

    Contacts :

    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
    • Dr Jean-Louis BENSOUSSAN - Tél : 06 14 55 48 68


    Référence du communiqué de presse :
    N° 428 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Alzheimer : les soins primaires plus efficaces que les médicaments

    La commission de transparence de la Haute Autorité de Santé vient de reconnaître l'inutilité et même la nocivité des médicaments indiqués dans la maladie d'Alzheimer.

    MG France s’était élevé dès le 8 novembre 2011 contre l’usage généralisé de ces molécules qui coutent 130 millions d’euros*  tous les ans à l’assurance-maladie. L’avis de la HAS ouvre la voie à un meilleur usage de cette dépense.

    La prise en charge des malades d’Alzheimer par une équipe de soins primaires est plus que jamais une priorité. Elle est réclamée par les patients et par leurs familles. Elle doit s’appuyer sur des moyens, notamment pour la coordination des soins, leur permettant d’exercer leurs missions dans les meilleures conditions.

    Orienter les 130 millions d'euros économisés chaque année par l’arrêt de médicaments inutiles vers le Fonds d'Intervention pour les Soins primaires réclamé par MG France serait une première mesure en faveur d’une prise en charge efficace des malades.


    * : si tous les médecins avaient prescrit ces médicaments à tous les patients concernés, 2,6 milliards auraient été dépensés chaque année.

     

    Mots clés : Alzheimer, HAS, Fonds d’intervention pour les soins primaires.
     

    Contacts :

    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
    • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99


    Référence du communiqué de presse :
    N° 408 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Alzheimer, vaccinations : MG France demande que le gouvernement prenne ses responsabilités

    Alors que la Haute Autorité de Santé (HAS) a confirmé l’absence d’efficacité des médicaments  auprès des patients atteints de la maladie d’Alzheimer, aucune décision n’a encore été prise pour retirer ces médicaments inutiles, coûteux et parfois dangereux. Sur le terrain, les médecins traitants sont, eux, depuis longtemps passés à l’acte, et la prescription de ces médicaments chute rapidement.

    Alors qu’une concertation citoyenne et professionnelle a fait en novembre une proposition sur les vaccins recommandés pour les enfants, aucune décision n’a encore été prise. MG France a souligné que la clause d’exemption proposée, pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Pour autant mettre tous les vaccins recommandés au même niveau d’obligation est une nécessité pour la compréhension de leur utilité sanitaire.

    Sur ces deux sujets qui concernent la santé publique, le Ministère de la Santé doit maintenant prendre les décisions nécessaires pour protéger les populations les plus fragiles : retirer l’AMM des médicaments anti-Alzheimer, et régler le statut des vaccinations de l’enfant.

    A l’approche de l’élection présidentielle, MG France, premier syndicat de médecins généralistes, rappelle sa volonté de maintenir un système de santé fondé sur la solidarité mais aussi sur la défense de la santé publique.

    En ce sens, il est urgent que ces deux sujets soient rapidement tranchés.

     

    Mots clés : vaccination, Alzheimer, santé publique.
     

    Contacts :

    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
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    Référence du communiqué de presse :
    N° 421 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Démographie médicale : le retour des travaux forcés ?

    Certains élus manquent décidément d'imagination.

    Pour résoudre le déficit démographique dénoncé par MG France depuis 10 ans, ces élus proposent d'obliger les médecins, le plus souvent des généralistes, à s'installer là où ils ont déjà fermé la mairie, la poste ou l’école.

    C'est évidemment plus simple que de rechercher les véritables causes du manque d'attractivité de ces territoires et de la médecine générale pour les jeunes.

    Si elle était efficace, cette proposition serait seulement triste.

    • Elle est inadaptée, parce que conduisant à détourner définitivement les jeunes de la médecine générale, profession qui a plus besoin de reconnaissance que de contraintes nouvelles.
    • Elle est dangereuse, puisqu’elle aurait pour effet d'augmenter le nombre d'installations hors convention dans les zones moins défavorisées, aggravant ainsi le reste à charge des patients.

    MG France s'oppose à cette mesure présentée par les élus comme une solution aux demandes justifiées de leurs mandants, qui illustre seulement leur incapacité à résoudre un problème qu'ils ont mis des années à appréhender.

    Mots clés : installation, démographie médicale, attractivité.

    Contacts :
    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
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    Référence du communiqué de presse :
    N° 409 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

     

  • Déserts médicaux, organisation des soins, déficits des comptes sociaux : quelles sont les propositions concrètes ?

    Il n’est pas de jour où les médias ne soulèvent la lancinante question des déserts médicaux, en faisant état des initiatives désespérées de professionnels ou d’élus locaux inquiets de voir disparaître l’offre de soins de leur territoire.
    Il n’est pas de semaine où la désorganisation des soins ne se manifeste par des mouvements de protestation de professionnels découragés.
    Il n’est pas d’année où le déficit des comptes sociaux ne vienne freiner les tentatives de réorganisation de notre système de santé, aggravant ainsi les pesanteurs héritées d’un hospitalo-centrisme qui date de près de 60 ans.

    La France est-elle condamnée à voir se déliter le maillage territorial de soins primaires assuré par les médecins généralistes ?
    Nos concitoyens devront-ils se résoudre à ne plus avoir un médecin traitant et à s’adresser aux services d’urgence pour chaque problème de santé ?
    La télémédecine peut-elle résoudre les problèmes d’accès aux soins en cas d’éloignement d’un grand centre urbain ?
    La médecine générale a t’elle un avenir dans ce pays ?

    MG France ne se résout pas au déclinisme ambiant.
    MG France ne se satisfait pas des réponses embarrassées des responsables politiques, lues ou entendues lors de récentes interventions publiques.
    MG France interpelle les candidats à l’élection présidentielle et demandera des réponses concrètes à leurs représentants santé lors du colloque organisé le 2 mars à la Maison de la Chimie.

     

    Colloque
    MG France interpelle les candidats
    Quelle place pour les soins primaires ?

    Maison de la Chimie
    Jeudi 2 mars 2017 - 9h

    Nombre de places limité
    Inscription : http://www.mgfrance.org/participer
     

    Mots-clés : décrets médicaux, présidentielle, soins primaires

     

    Contacts :

    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
    • Dr Jean-Louis BENSOUSSAN - Tél : 06 14 55 48 68


    Référence du communiqué de presse :
    N° 422 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Développement Professionnel Continu : MG France répond à la Conférence des doyens d’Université

    La Conférence des Présidents d’Université et la Conférence des Doyens viennent de publier  une tribune pour rappeler le rôle de l’Université dans la formation des professionnels de santé et demander que le gouvernement inscrive dans les textes régissant le DPC le fait que l’Université soit l’institution stratégique de la formation des professionnels de santé en France.

    Il est bon de rappeler que les professionnels de santé choisissent librement leur formation post universitaire et les organismes qui la proposent. Depuis plus de 25 ans, ils se tournent vers des organismes issus de la profession. L’Université devrait peut-être chercher à en comprendre les raisons plutôt que de chercher à faire inscrire dans la loi une place privilégiée.

    La place de l’Université dans la formation initiale est incontestable et indispensable, mais si le gouvernement répondait favorablement à l'exigence de la Conférence des doyens, la France serait le seul pays développé à confier la formation post universitaire à l'Université.

    Quant aux allégations sur la moindre qualité des formations prodiguées par les organismes professionnels, les universitaires peuvent être rassurés par le nouveau dispositif qui prévoit le retour du contrôle préalable de la qualité des programmes de formation, contrôle qu’ils appellent de leurs vœux. L’Université a donc tout loisir de présenter aux instances de l’ANDPC ses programmes, qui seront traités comme ceux de tout organisme de DPC.

    Les organismes agréés de formation continue sont profondément surpris de cette attitude qui, une fois de plus, démontre une méconnaissance de la réalité des métiers des professionnels de santé en dehors des murs des CHU et des bancs de l'Université.

     

    Mots clés : Université, DPC, Conférence des doyens.
     

    Contacts :

    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
    • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99


    Référence du communiqué de presse :
    N° 395 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Élection présidentielle : MG France souligne l’incompatibilité entre exclusion et exercice de la médecine

    À l’heure où chaque citoyen médecin est appelé à exprimer son choix, MG France rappelle les principes essentiels qui doivent guider les activités médicales et les politiques de santé :

    égal accès aux soins pour tous
    accueil sans conditions de tous les patients, sans préférence quelle qu’elle soit
    non discrimination face aux capacités financières de la personne
    réduction des inégalités sociales de santé

    MG France constate que la préférence nationale est une notion contraire à la déontologie médicale qui prône le refus de toute discrimination selon l’état ou les convictions de la personne*.

    MG France rappelle que la suppression de l’AME (Aide Médicale d’État) ne génère pas d’économies. Elle se traduirait au contraire par une augmentation des dépenses en reportant sur une tardive et coûteuse prise en charge hospitalière des soins qui n'en relèvent pas initialement.

    MG France dénonce l'évocation tendancieuse de « facilités » pour l’accès aux soins des étrangers en situation irrégulière ; cette situation est contraire à la réalité observée sur le terrain.

    MG France refuse que soit remise en cause la prise en charge médicale de l’IVG. Aucun médecin ne peut accepter un retour en arrière qui serait dangereux pour la santé et pour la vie des femmes.

    À l'heure de choisir entre deux candidats à la présidence de la République, MG France constate qu'un des programmes est incompatible avec l’éthique médicale et avec l’exercice de la médecine générale.

    * serment d’Hippocrate

    Contacts :

    Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
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    Référence du communiqué de presse :
    N° 430 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Epidémies: les médecins généralistes et les autres acteurs de soins primaires, assurent l’essentiel de la prise en charge

    Pendant cette période de vacances, la surcharge de travail des acteurs de soins primaires, notamment des infirmières, des pharmaciens, des kinésithérapeutes et des médecins généralistes est importante. L’épidémie de grippe qui a démarré un peu plus précocément cette année, se cumule en effet, à leur travail habituel, et à deux autres épidémies, celles de gastro entérite, et celle de bronchiolite des nourrissons. Les patients concernés sont en écrasante majorité pris en charge par eux.

    Sur un mois de décembre, plus de 24 millions de patients consultent un médecin généraliste, dont 2,2 millions par une visite à domicile. Dans le même temps, 1,6 millions vont aux urgences, et dans ce cas 56% n’a fait aucune démarche de soin préalable (essai de contact d’un médecin par exemple) dans les 24h précédentes. Seuls 6% des patients déclarent n’avoir pu contacter son médecin traitant. Dans le même temps, 2% des patients arrivés aux urgences sont repartis sans attendre d’avoir été examiné (*).

    MG France rend hommage à tous les soignants: qu’ils travaillent en cabinet libéral, en maison médicale de garde, en centre de santé, en services d’urgence à l’hôpital ou en clinique, ils assument ensemble la totalité des demandes de soins dans ces périodes épidémiques. Tous le font avec constance, dévouement, et tous méritent d’être salués quel que soit leur statut, libéral, salarié, hospitalier.

    MG France salue plus particulièrement les médecins généralistes libéraux, qui assurent 94% des demandes de soins chaque jour, notamment en phase d’épidémie et ceci malgré leur surcharge de travail, malgré les vacances de fin d’année, malgré des moyens insuffisants (secrétariat, assistants de cabinet).

    L’absence de reconnaissance de leur rôle par les pouvoirs publics lors des déclarations qui se renouvellent chaque hiver, à chaque épidémie, est un scotome politique discordant avec la volonté exprimée d’un virage ambulatoire. Car, comme tous les ans, les médecins généralistes, qui ont vacciné avec les infirmières libérales plusieurs millions de patients, se sont organisés sur tout le territoire. Ils prennent en charge les malades, assurent la très grande majorité des urgences et évitent chaque fois que possible des hospitalisations inutiles.

    Dans des pays proches, les pouvoirs publics adressent des recommandations à la population sur les signes d’alerte qui doivent amener les patients à contacter un médecin. Si on veut éviter que lorsque le pays s’enrhume, les urgences hospitalières ne s’encombrent, ce n’est que par une communication sur le bon usage du système de santé que se règlera ce problème récurrent.

    Consultez votre médecin généraliste, traitant, de garde, d’astreinte, mais n’allez pas de vous même aux urgences comme 56% des arrivants le font sans démarche préalable !

     

    *Structures des urgences hospitalières : premiers résultats de l’enquête nationale réalisée par la DREES.
    Le panorama des établissements de santé – 2014 -


    Mots-clés : grippe, épidémie, urgences
     

    Contacts :

    Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
    Dr Jean Louis BENSOUSSAN - Tel : 06 14 55 48 68
     

    Référence du communiqué de presse :
    N° 416 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Face à des propositions de l’Assurance-Maladie très insuffisantes, MG France appelle les médecins généralistes à se mobiliser

    15 jours avant le terme annoncé des négociations conventionnelles, l’Assurance-Maladie vient de faire brutalement monter la tension.
    Lors de la séance du 7 juillet, le directeur de la CNAM a choisi de repousser de 18 mois l’application du tarif de 25 euros pour les consultations de base. De sa propre initiative ou à la demande du gouvernement, il propose une étape à 24 € le 1er avril 2017, n’autorisant le tarif de 25 € que le 1er avril 2018.

    MG France réclame l’équité des tarifs entre médecins. Cette revendication fait aujourd’hui l’objet d’un consensus intersyndical. Elle doit se traduire par une revalorisation sans attendre du tarif de base de la consultation à 25 euros, et un même tarif pour les mêmes actes réalisés par tous les médecins, qu’ils soient spécialistes d’organe ou spécialistes en médecine générale.

    Ne pas corriger cette discrimination subie par les médecins généralistes compromet l’accès aux soins de toute la population :

    • Comment, alors que les généralistes doivent pallier l’absence de services en proximité, leur demander d’assurer des soins d’urgence en bloquant leurs tarifs ?
    • Comment mettre en œuvre une loi qui parle de soins primaires organisés autour du médecin généraliste traitant, sans lui garantir les moyens d’exercice de sa spécialité ?
    • Comment mettre en œuvre une stratégie nationale de santé qui vise à améliorer la santé publique, en l’absence des médecins généralistes qui en sont les premiers acteurs ?

    Démographie catastrophique liée à des conditions de travail médiocres, revenus horaires nettement inférieurs aux autres spécialités (- 78%), blocage de la consultation depuis le 6 janvier 2011, pour les médecins généralistes la coupe est pleine.

    Dans ces conditions, MG France a décidé d’intensifier sa campagne d’application unilatérale de la consultation à 25 €. Ce mouvement s’étend comme en témoigne le nombre croissant de médecins qui reçoivent des courriers de menace de leurs caisses.

    MG France appelle l’ensemble des syndicats de médecins libéraux à appuyer sa campagne "pas de consultation à moins de 25 €".

    Télécharger l’affiche du syndicat http://www.mgfrance.org/images/actualite/actionsencours/affiche-tarif-cs25.pdf
     

    Mots clés : Négociations conventionnelles, équité, tarifs.
     

    Contacts :

    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
    • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99


    Référence du communiqué de presse :
    N° 400 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Fédération des soins primaires : un 10e membre fondateur et une assemblée générale constitutive

    La Fédération des Soins primaires (FSP), qui réunit différentes professions et structures du champ des soins primaires, a le plaisir d’accueillir son 10e membre fondateur : Les Généralistes – CSMF.

     

    A quelques mois de l’échéance présidentielle, les 10 membres fondateurs de la Fédération des soins primaires réaffirment la nécessité de faire évoluer l’exercice pluri-professionnel pour répondre aux nouveaux enjeux de santé dans notre pays. La Fédération réitère son appel à l’élargissement et invite les organisations qui souhaitent la rejoindre à la contacter.

    L’assemblée générale constitutive de la FSP aura lieu le 14 décembre prochain, au siège de MG France.

     

    Rappel

    Annoncée le 16 novembre 2016, la Fédération des soins primaires regroupe dix acteurs  des soins primaires : médecins généralistes, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes, centres de santé, médecins de centres de santé ou de maisons et pôles de santé, praticiens de santé libérale en équipe, et podologues.

    Ces syndicats ou associations ont décidé de se rapprocher pour faire évoluer leur exercice qui doit répondre aux grands défis du système de santé : le vieillissement de la population (9,2 % a plus de 75 ans) et le développement des maladies chroniques (15 % des assurés souffrent d’une ALD).

    La FSP souhaite faciliter le dialogue et l’échange entre les différentes professions de santé pour mieux coordonner les acteurs de santé de proximité autour de leur patientèle, mieux participer à la prévention, à l’amélioration et à la protection de l’état de santé de la population, et ainsi contribuer à la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé. Elle entend devenir la structure de référence des pouvoirs publics, tant sur le plan national que régional.

    Lire le dossier de presse

    La FSP rassemble les organisations suivantes : L’Association Nationale des Sages-femmes Libérales (ANSFL ;  L’Association Asalée (Action de Santé Libérale En Equipe) ;  La Fédération Française des Maisons et Pôles de Santé (FFMPS) ;  La Fédération Nationale des Centres de Santé (FNCS) ; La Fédération Française des Médecins Généralistes (MG France) ; Les Généralistes- CSMF ; Le Syndicat National des Infirmiers et Infirmières Libérales (SNIIL) ; L’Unap-Sypcac (Union pour l’avenir de la podologie) ; L’Union Syndicale des Médecins exerçant en Centres de Santé (USMCS) ; L’Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine (USPO)

    Mots-clés : Fédération des soins primaires, virage ambulatoire

     

    Contacts :

    Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
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    Référence du communiqué de presse :
    N° 414 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Filière universitaire de médecine générale : priorité à l’exercice de la médecine générale !

    L’annonce de nouvelles mesures réformant le 3ème cycle des études médicales est l’occasion pour MG France de souligner les points suivants, tous nécessaires pour former les spécialistes en médecine générale qui exerceront demain :

    - Un nombre suffisant d’enseignants de médecine générale. Le compte n’y est toujours pas.
    - Un nombre suffisant de lieux de stage adaptés aux objectifs professionnels et pédagogiques du Diplôme d’Etudes Spécialisées (DES) de médecine générale. Il en manque encore pour répondre aux besoins de formation des étudiants.
    - Des filières spécifiques pour les spécialités qui aujourd’hui privent la filière universitaire de médecine générale (FUMG) d’une importante partie de ses effectifs. La création des DES de médecine d’urgence et de gériatrie de même que la prochaine reconnaissance des spécialités d’allergologie et d’angiologie vont dans le bon sens.
    - Un cursus de formation porté de 3 à 4 ans, à l’instar des autres spécialités. Le souhait exprimé par les étudiants d’un semestre libre, hors maquette de formation, pousse encore plus à cet allongement. Cette quatrième année professionnalisante n’a pas pour objectif de remplir des postes non adaptés au DES.
    - Un contenu de formation qui comprenne une formation solide en pédiatrie et en santé de la femme.

    Le DES de médecine générale doit autoriser, comme les autres DES, l’accès à des formations spécialisées transversales. Mais ces formations ne peuvent pas conduire à vider la FUMG de ses effectifs : l’exercice effectif en médecine générale ambulatoire est un enjeu de société majeur.

    MG France demande que l’avertissement adressé par le CNGE à la Ministre de la Santé soit entendu et que les attentes des étudiants et internes en médecine générale soient prises en compte. Les dix années à venir verront s’étendre les déserts médicaux et chuter la densité de généralistes sur de nombreux territoires ; la gravité de cette situation impose des décisions responsables et concertées.

    L’attractivité du métier de médecin généraliste est la priorité de tous ceux qui veulent organiser efficacement notre système de santé. Enseignants, étudiants et syndicats professionnels ont pour devoir de définir ensemble les contours de la filière universitaire de notre spécialité.

    Il est tout aussi nécessaire d’améliorer profondément les conditions de son exercice ambulatoire.
    Ceci est un autre défi.

    Mots-clés : Filière universitaire de médecine générale, DES, CNGE

    Contacts :

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    Référence du communiqué de presse :
    N° 425 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Grâce à la ténacité de MG France, les femmes médecins libérales vont pouvoir bénéficier d’un avantage conventionnel supplémentaire en cas de maternité

    Aujourd’hui encore, pour une femme médecin qui souhaite concilier vie professionnelle et maternité, l’installation dans un cabinet libéral reste problématique. En effet, lors de l’interruption de son activité, elle doit avoir un revenu de remplacement mais aussi continuer à financer son outil de travail.

    Alors que les indemnités journalières et l’allocation forfaitaire de repos maternel assurent un revenu de remplacement, elles ne permettent pas de payer les charges du cabinet.

    Cette situation préjudiciable à l’installation aggrave la pénurie en médecins généralistes et les difficultés d’accès aux soins de la population.

    Dès 2011 et la précédente campagne présidentielle, MG France a identifié ce problème et proposé de compléter la protection maternité des femmes médecins par un avantage conventionnel supplémentaire maternité (ASM).

    L’avenant n°3 à la convention médicale signé le 1er mars 2017 crée cet avantage supplémentaire. Cette mesure facilitera l’installation de nouvelles générations de médecins composées pour 80% de femmes.

    La loi de financement de la sécurité sociale 2017 a permis cette avancée. Les partenaires conventionnels l’ont concrétisée avec l’Assurance Maladie ce 1er mars 2017.

    Elle profitera à la fin de cette année aux femmes qui veulent mener leurs grossesses dans les meilleures conditions possibles, et à la population qui pourra bénéficier de leurs soins.

     

    Mots clés : avantage supplémentaire maternité, installation, exercice libéral.

    Contacts :

    Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    Dr Laure LEFEBVRE-AUGER - Tél : 06 14 48 81 05
    Dr Alice PERRAIN - Tél : 06 19 41 05 17


    Référence du communiqué de presse :
    N° 423 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)
     

  • La fédération des soins primaires prête à relever les défis de l’organisation des soins

    La Fédération des Soins Primaires (FSP), regroupant neuf syndicats et associations impliqués dans les soins primaires, a tenu son assemblée générale constitutive le 14 décembre 2016.

    Née de la volonté des professionnels de santé libéraux et salariés intervenant au bénéfice des patients, la FSP a pour but de promouvoir la coordination des différents professionnels de santé autour de leurs patients ou auprès d'une population, et de soutenir les professionnels de santé dans leurs initiatives locales et nationales.

    Consciente de l’urgence d’un véritable virage ambulatoire et d’une nécessaire réorganisation de notre système de santé par les professionnels de terrain, la FSP a pour vocation de fédérer les initiatives de ses membres et de mener à bien  les projets issus de ses réflexions.

    La FSP va engager une réflexion sur ses principaux champs d’action que sont la prévention, l’éducation thérapeutique, la coordination des soins autour des patients, le maintien à domicile.

    Très impliquée auprès des patients, elle défend l’idée d’une approche pluridimensionnelle des soins et d’un système de santé solidaire, accessible à tous et efficient.

    Elle saura porter ce message auprès des responsables politiques dans les mois qui viennent.

    La Fédération sera la maison commune de toutes les structures et de tous les professionnels de santé qui souhaitent le développement des soins primaires. 

    Le bureau de la FSP est ainsi constitué :

    Président : Philippe Marissal – MG France

    Vice-Présidents :Maryse Alcindor – SNIIL, Gilles Bonnefond – USPO , Brigitte Bouzige – FFMPS, Frédéric Villebrun – USMCS,

    Secrétaire général : Kris Kundun - UNAP-SYPCAC

    Secrétaire général adjoint : Karine Royer - FNCS

    Trésorière : Marie-Hélène Nicquevert - ANSFL

    Trésorière adjointe : Margot Bayart -  ASALEE

     

    Contacts Presse
    Philippe Marissal – p.marissal@medsyn.fr– 06 07 55 90 00
    Kris Kundun - podologue.kundun@orange.fr

     

  • La formation professionnelle continue des médecins doit retrouver son indépendance et ses moyens

    Depuis la disparition de la formation continue indépendante de tout conflit d’intérêt industriel, qui avait été mise en place en 1991 dans le cadre conventionnel, la dégradation de leur capacité de formation continue est régulière.

    Il n’est pas acceptable que l’État soit le gérant de notre formation continue. Celle-ci faisait partie du “paquet conventionnel”. Les recommandations européennes évaluent le besoin de formation médicale continue à 40 heures annuelles. Or l’étatisation de la formation continue par la loi HPST a fait disparaître la participation financière de l’assurance maladie et la gestion paritaire, tout en diluant les moyens entre les professions de santé.

    Le récent incident sur la répartition du reliquat de l’année 2016 est significatif de l’absence de vision politique de l’ANDPC. Les médecins ont un besoin absolu d’accéder à 40 heures de formation par an, standard européen. Cela impose que leur budget de formation soit adapté à cette nécessité avec une enveloppe dédiée, notamment en utilisant la surtaxe de l’industrie pharmaceutique, initialement fléchée à cet effet.

    Les « pseudo conflits d’intérêt » opposés aux membres de la CSI des médecins, sont la conséquence de leur participation à l’organisation antérieure des structures de formation médicale continue. Leur opposer des règles plus rigoureuses que celle de l’ANSM par exemple, est le reflet d’une volonté d’exclure notre profession de la gestion de sa propre formation continue. C’est incohérent, et désormais inacceptable.

    Les 12 membres de la section professionnelle médecins de l’ANDPC décident de suspendre leurs travaux tant que ces conditions délétères persistent.

    Les quatre syndicats co-signataires sollicitent un rendez-vous urgent avec Madame la Ministre de la santé et des solidarités. Le dossier formation médicale continue doit être remis à plat. L’indépendance de l’organisation entre pairs doit être restaurée. Les moyens nécessaires doivent être apportés.

     

    Jean-Paul ORTIZ - Président CSMF : 06 07 86 08 83                                            
    Jean-Paul HAMON - Président  FMF : 06 60 62 00 67
    Claude LEICHER - Président MG France : 06 25 20 01 88
    Philippe VERMESCH - Président  SML : 06 09 55 77 24

  • La vaccination mérite mieux que des idées simplistes !

    Dans son communiqué de presse du 3 octobre 2016, l’Ordre des pharmaciens, s’appuyant sur les résultats d’un sondage qu’il a commandité, demande que les pharmaciens puissent pratiquer les vaccinations dans leurs officines.

    MG France constate une perte de confiance croissante des patients vis à vis des vaccins (seuls 71 % font confiance à la vaccination*) alors que le nombre de cas graves et de décès dus à des pathologies évitables augmente (24 000 cas de rougeole en 8 ans dont 1 500 graves et 10 décès).**

    La vaccination n’est pas qu’un geste technique simple. Elle suppose une évaluation préalable de l’historique médical et vaccinal du patient, une discussion sur les risques présumés et les avantages certains, puis un suivi des éventuelles complications, immédiates ou non. Enfin, sa traçabilité doit être assurée et accessible.

    La confiance ne peut revenir que dans le cadre de la relation privilégiée que le médecin a établie avec son patient et sa famille. Le dossier professionnel du médecin traitant est le lieu naturel de la synthèse nécessaire et donc celui du carnet de vaccination. Le médecin traitant doit pouvoir accéder rapidement et à toute heure aux vaccins nécessaires pour son patient.

    À cet effet, MG France propose de mettre à disposition du médecin traitant un lot de vaccins anti-grippaux, au proratadu nombre de ses patients concernés, sur le modèle de ce qui est fait pour les tests de dépistage du cancer du colon. Complémentaire au travail des infirmières, qui participent déjà à la couverture vaccinale, et en bonne articulation avec les pharmaciens, qui pourraient participer à la gestion de ce stock, cette mesure simple permettra d'améliorer rapidement la couverture vaccinale.

    MG France défend la complémentarité des professionnels de santé de soins primaires et l’exercice pluri-professionnel, dans le respect des compétences de chacun, qu’il soit infirmier, pharmacien ou médecin.
     

     

    Mots clés : vaccination, pharmaciens, exercice pluri-professionnel
     

    Contacts :

    • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    • Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
    • Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99

    * Observatoire sociétal du médicament 2015 - 5e vague d’étude menée par Ipsos pour le Leem sur le rapport des Français aux médicaments
    ** http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention-vaccinale/Rougeole


    Référence du communiqué de presse :
    N° 406 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Le développement des soins primaires est la seule solution durable pour redresser les comptes de la branche maladie de la Sécurité Sociale

    MG France dénonce depuis 30 ans le déséquilibre du système de santé français. L’absence d’investissements sur les soins primaires est une des principales causes du déficit structurel de la branche maladie de la Sécurité Sociale. Notre système de santé reste en effet trop centré sur les soins curatifs et trop peu orienté vers la prévention, l’éducation sanitaire et le maintien à domicile des malades.

    La santé publique est encore peu développée dans notre pays. Elle ne fait toujours pas l’objet d‘une attention soutenue des décideurs politiques de tous bords. C’est pourquoi les inégalités sociales de santé demeurent anormalement élevées, entraînant une importante différence d’espérance de vie entre catégories sociales.

    La Loi consacre désormais une place importante à l’organisation des soins primaires, centrée sur le travail en équipe autour du médecin généraliste traitant. La convention médicale qui vient d’être signée s’oriente vers une valorisation de l’exercice du médecin généraliste.

    Ces évolutions positives doivent se poursuivre car elles s’inscrivent dans une crise démographique sans précédent pour la médecine générale. Prévue et annoncée, cette crise est maintenant devant nous. Ce n’est pas la coercition rêvée par quelques députés qui pourra l‘éviter, puisqu’il n’y a plus aujourd’hui assez de candidats à l’exercice d’un métier exigeant et rendu difficile par l’absence de moyens adaptés à notre époque.

    MG France demande donc aux responsables politiques d’aller au bout de cette révolution des soins primaires en créant dans le prochain PLFSS un Fonds d’intervention en soins primaires. Celui-ci devra notamment permettre le recrutement de secrétaires et d’assistants médicaux dans les cabinets de médecine générale. Libérer du temps médical, dont 30 % est consacré à du travail non soignant, permet de prendre en charge plus de patients, facilite le travail du médecin et lui permet de se consacrer entièrement à son cœur de métier : l’examen, le diagnostic et la prise de décisions.

    Ce n’est qu’en investissant durablement sur les soins primaires que nous viendrons à bout de cette crise démographique et organisationnelle qui menace la santé de nos concitoyens et les comptes de l’assurance maladie.

     

     

    Mots clés : déficit structurel, crise démographique, fonds d’investissement en soins primaires.

     

    Contacts :

    Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
    Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99


    Référence du communiqué de presse :
    N° 405 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • Le gouvernement d’Emmanuel Macron va-t-il hériter d'un conflit tarifaire avec les médecins généralistes ?

    Le gouvernement de François Hollande a bloqué la valeur de la consultation des seuls médecins du secteur 1 auquel appartiennent 94 % des médecins généralistes pendant près de 5 ans.

    Les médecins généralistes ont en moyenne des horaires de travail supérieurs de 30% et des revenus inférieurs de 30 % aux autres médecins libéraux. C’est la seule spécialité dont les effectifs ont baissé, de 8 % en nombre et de 11 % en densité, durant le quinquennat de François Hollande. Celui-ci s’est achevé par l’extension des déserts médicaux et pour la population, par des difficultés croissantes pour trouver un médecin traitant.

    La signature en août 2016 d’une nouvelle convention a officialisé le tarif de 25 € pour la consultation à partir du 1er mai. Pour MG France, initiateur en mars 2015 du mouvement de contestation tarifaire sans lequel cette négociation n'aurait pas abouti, cette signature justifiait l'arrêt des poursuites contre les médecins contestataires*.

    L’arrivée du nouveau gouvernement a coïncidé avec une brutale remontée de la pression des caisses primaires d’assurance maladie. Elles considèrent que le dépassement de 2€, soit 8% de la valeur de l’acte, doit être plus lourdement sanctionné que les "dépassements excessifs" qu'elles sont censées réduire sans y être jamais parvenu.

    Les médecins généralistes secteur 1 n’auraient-ils pas le droit de réagir à la lente asphyxie de leur profession. Que souhaitent l’assurance maladie et le gouvernement ? Une nouvelle guerre de tranchée contre les médecins généralistes ou l’ouverture du chantier de l’accès aux soins primaires en France ? Ceux que l'assurance maladie veut traduire en commissions conventionnelles ont-ils eu tort d’avoir cherché à défendre leur profession ?

    MG France appelle Agnès Buzyn et Nicolas Revel à rétablir le climat de confiance et d’apaisement avec les médecins généralistes nécessaire à la réorganisation d’un accès aux soins primaires partout sur le territoire.


    * : Lire à ce propos notre communiqué du 19 avril 2017. 25€ : la contestation tarifaire lancée par MG France en mars 2015 aboutit le 1er mai à une victoire pour la médecine générale

    https://www.mgfrance.org/index.php/presse/communiques/1584-25-la-contestation-tarifaire-lancee-par-mg-france-en-mars-2015-aboutit-le-1er-mai-a-une-victoire-pour-la-medecine-generale

    Mots-clés : Contestation tarifaire, secteur 1, accès aux soins primaires

    Contacts :

    Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
    Dr Jacques BATTISTONI - Tél : 06 62 61 09 99
    Dr Jean-Louis BENSOUSSAN - Tél : 06 14 55 48 68


    Référence du communiqué de presse :
    N° 435 (à rappeler en cas de demande d'information complémentaire)

  • MG France demande au Président de la République la création d’un fonds d’investissement pour les soins primaires

     

     

    Monsieur François Hollande
    Président de la République


     

    Paris, le 23 juin 2016

     

     

    Monsieur le Président de la République,

     

    Tous les jours et dans tous les territoires, les médecins généralistes offrent leurs soins à la population au meilleur cout possible et sans « reste à charge », lui garantissant ainsi un parcours de soins accessible.

    Notre pays est confronté à une crise démographique sans précédent de la médecine générale, annoncée par MG France dès 2006, qui culminera en 2025 avec un déficit de 25% des effectifs .

    La désertification médicale n’est plus l’apanage des campagnes, elle devient la règle dans les banlieues et même au cœur des villes. L’Ile-de-France est touchée, et Paris n’échappe plus à ce problème même si l’offre hospitalière masque pour quelque temps encore ce déficit.

    Cette situation est très mal vécue par la population qui a de plus en plus de difficultés à trouver un médecin traitant

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Premier syndicat de médecins généralistes, a été créé en 1986 par la fédération de syndicats départementaux avec pour objectifs : la revalorisation de la Médecine Générale, des soins de qualité accessibles à tous et faire de la médecine générale une spécialité reconnue

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