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Connaissez vous tous les contrats d'aide à l'installation existants? Les CESP, PTMG, PTMA, PTMR, PIAS ?
Et bien apparemment pas trés bien, si 'lon en juge par le sondage que nous avons fait auprés de nos adhérents
 
371 participants ont répondu
 
 

I- Le contrat d’engagement de Service Public (CESP) 

 

1.1- Quels sont les freins à l’utilisation de ce dispositif ? 

 
- L’une des principales critiques faites au dispositif est que le moment de la conclusion du contrat, en deuxième année, survient trop tôt dans la vie des étudiants pour s’engager dans un tel contrat. En effet, l’étudiant n’a pas forcément de visibilité sur son futur exercice. 
- L’obligation d’installation engendre un dispositif trop contraignant, 
- Il est également reproché à ce dispositif son manque de visibilité, la perte de liberté qu’il peut engendrer.
- De plus, il ressort également que les étudiants ont tendance à croire qu’une installation dans un endroit les invite à finir leur vie dans cet endroit.  Cela est lié avec le fait que les jeunes générations auraient peur de l’engagement. 
 

1.2- Qu’est ce qui inciterait les jeunes à contractualiser ? 

 
- En grande majorité, les adhérents considèrent que, ce qui permettrait de contractualiser c’est d’abord que les jeunes aient un projet d’installation, et que le dispositif soit proposé plus tard dans la vie étudiante.
- Il faudrait également, que les jeunes aient rapidement une idée de la zone dans laquelle ils seront affectés lors de la signature du contrat,
- Ensuite, l’incitation passerait par un financement,
- Éduquer les étudiants afin qu’ils comprennent qu’une installation dans une zone peut être seulement temporaire. Cette éducation pour les étudiants passerait vers une meilleure communication des dispositifs existants. 
 

II- Le dispositif de Praticiens territoriaux de Médecine Générale (PTMG). 

 
 
 

2.1 Quels sont les freins à son utilisation ? 

 
- Le graphique ci-dessus met en exergue le premier frein du dispositif qui est sa méconnaissance. En effet, sur 371 personne, plus de la majorité (52,6%) ne connait pas l’existence du PTMG. 
- Selon les adhérents qui ont répondu au questionnaire, la deuxième raison qui expliquerait que ce dispositif ne fonctionne pas c’est sa complexité administrative, la lourdeur administrative. Sur 168 réponses, on retrouve 25 fois l’idée de la complexité administrative. 
- De plus, il ressort également que le zonage de l’ARS est trop restrictif, trop rigide, et n’est pas mis à jour, 
- Le problème que pose également ce contrat est celui de la difficulté d’exercice sur plusieurs sites. 
- Le mode de calcul de ce dispositif ne permet pas à l’avance de connaitre quel montant va être versé, ce qui rend impossible de l’intégrer à un budget prévisionnel. 
 
 
 

2.2 Quelles sont les pistes d’amélioration possible concernant le PTMG ? 

 
- La simplification administrative, plus de souplesse, augmentation de la durée du contrat, 
- De la communication autour de ces dispositifs afin qu’ils soient mieux connus, 
- Que les ARS mettent à jour les Zones d’Intervention Prioritaires (ZIP) et les Zones d’Action Complémentaires (ZAC),
- Mieux expliquer le dispositif aux jeunes avant l’installation, faire également auprès des jeunes un travail sur l’image du rural, 
- Mieux rémunérer les consultations du patient poly pathologique dépendant (population âgée et très âgée),
- Rendre lisible les lieux d’installation qui permettent de bénéficier de ce dispositif,
- Financer l’emploi d’un secrétariat. 
 
 

III- Le dispositif du Praticien Territorial de Médecine Ambulatoire (PTMA).

 

 
 

3.1- Pour quelles raisons pensez-vous que ce dispositif permet d’améliorer l’accès aux soins ? 

 
- Il favorise l’installation au lieu de poursuivre les remplacements,
- Assure des revenus malgré tout, et ce dispositif comble un manque,  
- Situation attractive, 
- Il facilite l’installation des jeunes femmes en fin d’études qui sont dorénavant majoritaires dans les études de médecine, 
- Ce dispositif permet de limiter le cout d’un congé maternité pour une jeune MG installée, et pour le congé paternité permet au jeune MG d’accompagner leur compagne dans le début de la parentalité. 
- Il incite les jeunes à s’installer en zone fragile car il offre une garantie pour ceux qui sont amenés à construire une vie de famille. 
 

3.2- Quels sont les freins de ce dispositif ? 

 
- D’une part, comme le met en évidence le graphique ce dispositif est trop méconnu et manque de visibilité, 62,5 % des participants au questionnaire n’avaient pas connaissances du PTMA. Comme pour les autres contrats, leur méconnaissance est un frein important. 
- Les réponses au questionnaire permettent de relever que selon les participants ce contrat est noyé au milieu des autres contrats.
- Ensuite, la critique qui revient de nombreuses fois dans les réponses (30x), c’est la difficulté pour trouver un remplaçant. 
- Il est difficile d’avoir un contact avec l’ARS,
- Ce n’est pas une rémunération de congé maternité/paternité qui incite à s’installer dans une zone fragile, la compensation est trop insuffisante pour s’installer dans une zone fragile. Ce contrat a une utilité trop limitée dans le temps, il est considéré comme un « gadget. »
 
 

IV- Le Praticien Territorial de Remplacement (PTMR).

 
 

4.1- Quels sont les freins de ce dispositif ? 

 
- Comme pour les autres contrats, la méconnaissance est un frein important à ce contrat,
- Les objectifs et le nombre de consultations ne sont pas réalistes, la manque de réalité de ce dispositif est une critique qui revient de nombreuses fois. 
- Ce n’est pas d’argent qu’il manque aux médecins, mais des moyens humains et matériels. Il faut améliorer les conditions d’exercice qui sont difficiles ou trop contraignantes. L’argent n’est pas la seule motivation possible. Les médecins regardent également pour la qualité de vie, pour leurs familles, les attentes ne sont pas que financières. 
 

V- La praticien Isolé à Activité saisonnière (PIAS)

 
 

5.1- Pour quelles raisons ce dispositif améliore-t-il l’accès aux soins ?

 
Paradoxalement, ce dispositif est peu connu avec seulement 7,4% des participants qui disent le connaitre, pourtant, pour la majorité d’entre eux (55,7%) ce dispositif est considéré comme améliorant l’accès aux soins pour plusieurs raisons : 
- Ce dispositif tend à répondre à la demande temporaire des patients,
- Ce dispositif permet de répondre à un besoin de certaines villes qui augmentent considérablement leur population en périodes estivales, 
- Certains médecins peuvent trouver leur équilibre dans ce mode d’exercice, la rémunération complémentaire est un plus,
- Cela permet au médecin de rester dans le même secteur toute l’année, ainsi faciliter l’accès aux soins, car le complément de revenu est utile pour les périodes creuses,
 

5.6- Quels sont les freins de ce dispositif.

 
Avec seulement 7,4% des participants qui connaissent le dispositif, le PIAS est largement le contrat le moins connu de ceux présentés ici. Ainsi, on peut aisément constater que le frein majeur de ce contrat est sa méconnaissance. 
 
Ensuite la critique qui revient régulièrement de la part des participants est qu’il s’agit d’un contrat trop exceptionnel, répondant à une situation trop particulière.  
 
 

 

CONCLUSION.

 
 
On constate donc, qu’une large majorité des participants ne sont pas associés à la mise en œuvre de ces dispositifs essentiellement par la méconnaissance de leur existence. 
Ces contrats sont donc à diffuser, en particulier auprés de nos jeunes confrères. 
 
RM Boyer
 

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Premier syndicat de médecins généralistes, a été créé en 1986 par la fédération de syndicats départementaux avec pour objectifs : la revalorisation de la Médecine Générale, des soins de qualité accessibles à tous et faire de la médecine générale une spécialité reconnue

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