Actualité

Profession

L’installation et l’exercice dans les zones déficitaires peuvent donner lieu à différentes aides.
Ces aides concernent les étudiants en médecine au travers du contrat d’engagement de service public (CESP), et les médecins au travers de plusieurs contrats mis en place par la convention appliquée depuis le premier mai 2017.

L’attribution de ces aides est soumise au dispositif de Zonage décidé par les ARS. Les aides actuelles sont basées sur le zonage 2016 qui va être modifiées prochainement.
Certaines zones actuellement concernées par ces dispositifs risquent de ne plus l’être, mais les contrats signés cette année prévaudront.

Ces contrats tripartites (ARS, CPAM, Médecin) conventionnels sont :

Le CAIM: Contrat d’Aide à l’Installation des Médecins
L’objectif est de favoriser l’installation de médecins dans les zones sous-denses

Qui peut souscrire ? Tout médecin libéral exerçant en groupe ou dans le cadre d’un pôle de santé en secteur 1 ou secteur 2 OPTAM

Conditions :

  1. Participer à la PDSA,
  2. S’engager à s’installer pour 5 ans en zone sous dotée,
  3. S’engager à exercer en groupe ou en ESP

Avantages:

  1. Aide forfaitaire de 50 000 € versée en deux fois. 50 % à l’installation et 50 % aprés un an
  2. Proratisation au temps passé: 50 000 € pour 4 jours, 43750 € pour 3,5 jours, etc.
  3. Majoration de 2500 en cas d’exercice dans un hôpital de proximité
  4. Majoration possible par l’ARS

Le COTRAM: Contrat de Transition
L’objectif est de soutenir et de favoriser le passage de relais entre médecins installés en zone sous-dense et médecin venant s’installer.

Qui peut souscrire ? Tout médecin de plus de 60 ans, conventionné, exerçant en zone sous dense et accueillant au sein de son cabinet un médecin libéral conventionné de moins de cinquante ans, s’installant dans la zone.

Conditions : Contrat de trois ans renouvelable une fois

Avantages : Majoration de 10% des honoraires perçus dans ce cadre (dans une limite de 20 000 €) pour les S1 (pondération en fonction du nombre d’actes effectués à tarifs opposables pour les autres secteurs). Une modulation régionale est possible.

Le COSCOM: Contrat de Stabilisation et de Coordination
L’objectif est de favoriser la pratique coordonnée et le regroupement, l’activité de formation et la participation au fonctionnement des hopitaux de proximité.

Qui peut souscrire ? Tout médecin conventionné exerçant en zone sous-dense, au sein d’un groupe, d’une ESP ou d’une CPTS.

Conditions :

  1. Exercer en groupe, en ESP, ou en CPTS pour une durée de trois ans renouvelable
  2. De façon optionnelle, être maître de stage et/ou exercer dans un hôpital de proximité

Avantages : 5 000 € par an + 2 500 € si participation à l’activité d’un hôpital de proximité, +300 € si stagiaire à temps plein

Le CSTM: Contrat de Solidarité Territoriale Médecin
L’option Santé Solidarité Territoriale de la Convention de 2011 devient le Contrat de Solidarité Territoriale Médecin. L’objectif du contrat est d’inciter les médecins des zones qui ne sont pas considérées comme sous-dotées à exercer à temps partiel dans les zones sous-dotées.

Qui peut souscrire ? Les médecins conventionnés non installés en zone sous dotée et qui s’engagent à réaliser au moins dix jours d’exercice par an dans une zone sous-dotée.

Conditions : Exercer pendant trois ans renouvelables, au moins 10 jours par an dans une zone déficitaire.

Avantages :

  1. Majoration de 10% des honoraires perçus dans ce cadre (dans une limite de 20 000 €)
  2. Prise en charge des frais de déplacement

ATTENTION: CERTAINS CONTRATS NE SONT PAS CUMULABLES. (Exemple, COSCOM non cumulable avec CAIM)

D’autres contrats sont également possibles :

Le PTMG (Praticiens Territoriaux de Médecine Générale)
L’objectif est de favoriser l’installation et de sécuriser les premiers mois d’exercice dans les zones fragiles

Qui peut souscrire ? Tout médecin généraliste non installé ou installé depuis moins d’un an et qui choisit d’exercer dans une zone sous-dense.

Avantages:

  1. Sous réserve d’effectuer au moins 165 consultations par mois, il garantir un revenu garantit brut de 6 900 € par mois (hors revenus de PDSA, contrats ARS et ROSP)
  2. À partir de 3 mois d’installation, indemnisation à partir de 7 jours pour tout arrêt de travail et pour une durée de 3 mois. Indemnisation pour toute la durée du congé maternité.

Le PTMR (Praticien Territorial de Remplacement)
L’objectif est de favoriser les remplacements en zone sous-dotée.

Qui peut souscrire ? Tout médecin généraliste thèsé depuis moins de 3 ans ou tout étudiant en médecine titulaire d’une licence de remplacement s’engageant à remplacer en zone déficitaire.

Conditions : Contrat de douze mois renouvelable 3 fois

Avantages:

  1. Extension de la rémunération forfaitaire en cas d’arrêt maladie (alignement sur le PTMG)
  2. Compensation financière (sous réserve d’avoir effectué au moins 2 500 actes) pour le temps non travaillé dans l’année. (2 500 à 5 000€ si plus de 5 000 consultations dans l’année)

 

Des aides fiscales sont également réservées à ces zones:
Exonération de la CFE (Contribution Foncière des Entreprises)
L’exonération de l’impôt sur le revenu, en cas de gardes effectuées en zone déficitaire, jusqu’à 60 jours par an.

 

29 mai 2017

Nouvelle mise à jour relative à l'application de la Convention 2016 pour le modèle Vital'Act 3S
 

 

1er mai 2017
(Ces indications sont données sous réserves, et en attente du déploiement par le constructeur d'une mise à jour du firmware du lecteur.)

Vous avez sans doute eu des difficultés avec votre lecteur de cartes vitales portable à domicile : les fabricants n’ont pas réagi et sont en retard (SCANDALEUX) pour les mettre à jour, peut être fin mai !

En attendant la MD bloque vos actes en visite en vous disant qu’elle ne peut s’appliquer seule … et c’est impossible à résoudre.

Ou presque :
Pour le modèle Ingenico Vital’Act 3s qui est très répandu, voici une solution provisoire en attendant que le fabricant mette en ligne une mise à jour logicielle efficace. La même procédure semble fonctionner pour le modèle XIRING
 

Procédure

(en images en bas)

Il vous faut sortir le lecteur de sa baie, pas de carte vitale dedans mais votre CPS bien insérée, batterie chargée.
Il vous affiche : INTRODUIRE CARTE VITALE

Vous n’utiliserez que le pavé central à 5 touches :
5 boutons : un central marqué … (3 points) et 4 flèches (haut bas droite et gauche)

En appuyant sur le bouton central marqué de trois points … , vous allez dans le menu : faites dérouler avec la flèche descente jusqu’à voir apparaitre : Tables règlementaires : validez flèche droite.

On vous demande votre code : entrez 0805 et validez touche droite et vous entrez dans les Tables.
Avec la flèche descente, descendez jusqu’à la ligne 12 PR Actes associés, validez avec la touche menu (bouton central …) et vous voila dans la liste des majorations.
Avec la touche descente, allez jusqu’à la ligne 14 : MD : flèche droite et on vous propose de supprimer ou pas : montez sur supprimer et validez flèche droite.
N’ayez pas peur, la MD n’est pas supprimée des tables mais c’est simplement le blocage des associations interdites d’actes qui est levé.

Vous pouvez ressortir de tous ces menus (flèche gauche plusieurs fois).

Vous retrouverez la MD dans vos actes mais vous pourrez désormais l’associer avec n’importe quoi :
Faites attention, le lecteur ne vous donnera plus de message d’erreur si vous faites une erreur de cotation.
Par exemple GS+MD (la bonne cotation est VGS+MD et la cotation GS+MD passera maintenant mais vous sera ensuite refusée par la sécu).

Comme cela vous pourrez attendre tranquillement que Ingenico fasse ... son boulot.


 

Téléchargez la plaquette Cotation pratique des actes du médecin généraliste au 1er mai 2017

Téléchargez nos affiches pour votre cabinet

 

Après 10 années de maltraitance conventionnelle, la convention CSMF-SML nous refusant la MPC en maintenant notre consultation à 2 € de moins que les autres spécialités ...

Après 6 années de blocage tarifaire, la consultation à 23 € obtenue de Nicolas Sarkozy en 2011 ...

Après 2 années de bagarre tarifaire pour les 25 € ...

Le 25 août 2016, MG France obtenait une convention consacrant pour la première fois l’essentiel des moyens à la revalorisation de la médecine générale. Près d’un milliard d’euros chaque année, quand toutes les mesures seront effectives.

Avec et grâce à notre action syndicale, avec et grâce aux médecins généralistes qui se sont mobilisés, nous avons réussi à mener à terme une partie de notre revendication d’équité tarifaire.

Après le temps de la négociation vient désormais celui de la mise en œuvre. Déjà, le médecin traitant de l’enfant (MTE) est en route. L’avantage supplémentaire maternité (ASM), signé en mars, sera effectif en octobre prochain.

La date symbole approche. Le 1er mai le tarif de la consultation de base passera à 25 €.

La consultation des enfants de 0 à 6 an passera à 30 €, la visite à domicile à 35 €, et les consultations obligatoires des 8ème jour, 9ème et 24ème mois, à 39 €.

Car MG France ne pouvait se contenter de la consultation à 25 €, symbole de l’équité entre spécialités, mais mesure insuffisante à nos yeux. Nos actes seront donc mieux identifiés et valorisés, de 25 à 70 €. Le médecin généraliste traitant bénéficiera de l’acte clinique le mieux rémunéré de la nomenclature, la visite longue à 70 € (VL à 60 + MD = 10). D’autres revalorisations suivront le 1er juillet puis le 1er novembre. Nous communiquerons à chacune de ces dates.

Cette diversité est indispensable pour répondre à notre demande d’actes mieux payés selon leur contenu.

Et il n’y a pas que les actes. 

Parce ce que nous travaillons aussi en l’absence des patients,  diversifier nos modes de rémunérations est nécessaire : forfait patientèle augmenté en 2018, ROSP (facultative), et forfait structure financant désormais les outils (télétransmission, logiciel, etc.) et les modes d’organisation. Encore partiel ce financement devra, à terme, nous permettre d’embaucher du personnel pour pouvoir enfin nous concentrer sur notre cœur de notre métier, la santé de nos patients.

Est-ce significatif ? Oui. 

Est-ce suffisant ? Non. 

Non, pour inverser la démographie déclinante de notre profession. Non, pour nous permettre d’exercer dans des conditions acceptables.

Plus que jamais, MG France porte un projet professionnel. Nous voulons un système de santé accessible à tous, organisé autour du médecin généraliste traitant travaillant en relation avec les autres professionnels de santé en soins primaires, pour construire un parcours de soins et de santé adapté à chacun de nos patients.

Pour cela, nous avons besoin de plus de moyens. Ces euros supplémentaires que nous allons gagner dès le 1er mai ne soldent pas les comptes !

MG France sera présent dans les mois à venir pour exprimer, expliquer nos besoins au futur gouvernement. Et protester. Ce sera selon.


D’ici là, n’hésitez pas à vous rapprocher de nos équipes locales. Elles sont sur le terrain pour vous accompagner dans la prise en main de cette nouvelle convention, et dans votre vie professionnelle en cas de difficultés ou de projets.

Claude LEICHER

 

Vous avez été « sélectionné » comme « déviant » par la CPAM. Explications et mode d'emploi pour vous défendre.

Le 7 février 2017 la CPAM des Pyrénées Atlantiques a publié un communiqué de presse, mettant en garde contre la hausse annuelle importante de la prescription des arrêts de travail supérieur de 1 % à la moyenne nationale (3,4 % vs 2,4 % au national).

Cet effort de sensibilisation pourrait être louable s’il ne souffrait de plusieurs vices congénitaux.

  1. Le communiqué parle de comportements déviants, ce qui donne le ton d’emblée.
  2. Le texte est uniquement à charge. Contre les médecins, contre les patients, mais pas contre les conditions de travail.
  3. Les critères de sélection des « déviants » sont uniquement statistiques
  4. Enfin la CPAM est à la fois juge et parti. Juge parce qu’elle décide statistiquement qui est « déviant » et parti car elle prononce les sanctions

Ces pratiques sont vivement dénoncées par MG France qui intervient via son service juridique et ses représentants locaux, très régulièrement, sur ce sujet en commission paritaire. Elles ont pourtant tendance à se répandre sur l’ensemble du territoire.

La raison en est simple et la CPAM 64 nous en donne l’explication.
Les médecins conseils se font taper sur les doigts s’ils ne sont pas dans l’objectif de 2,4 % de pente naturelle.
La statistique a encore frappé.
Et cette fois ce sont nos confrères médecins conseils qui se retrouvent montrés du doigt par ces mêmes statistiques dont ils se servent pour « sélectionner » patients et médecins « déviants »
L’arroseur arrosé en quelque sorte …

Le problème de la statistique, c’est que ramenée à l’humain, elle ne veut plus dire grand-chose.

Le cout des arrêts de travail augmente. En 2016, ils ont couté à la société 13,7 Md d’€. Mais cette hausse est-elle seulement imputable au laxisme supposé des médecins ou des patients ?

Non ! Car les conditions de travail influent directement sur la durée des arrêts.

En 2014, un séminaire IRDES a tenté de mettre en évidence le rôle des conditions de travail dans la durée des arrêts.  Cette étude s’est appuyée sur une revue de la littérature internationale parue sur le sujet.
Plusieurs thèmes ont été mis en évidence qui ne surprendront guère les médecins de proximité que sont les généralistes.

  • Il y a plus d’arrêt chez les ouvriers et les employés que chez les cadres et les professions intellectuelles.
  • Il existe de très fortes disparités départementales.
  • Celles-ci sont expliquées en grande partie par les caractéristiques des salariés (âge, contexte socio-économique) et les conditions locales, en particulier le nombre de médecins.
  • Cette disparité départementale se réduit fortement dès que l’on uniformise les échantillons, mettant ainsi en évidence l’importance du contexte.
  • L’environnement de travail et en particulier le stress joue un rôle majeur.
  • La charge de travail physique et la faible satisfaction au travail sont aussi des facteurs d’arrêt
  • Les épidémies jouent aussi un rôle important
  • Les différentes études montrent également des variations infra-annuelles directement corrélées aux épidémies.
  • La précarité est, souvent un facteur aggravant. Par exemple, les jours d’arrêt d’un CDD sont plus importants que ceux d’un CDI.


Toutes les études soulignent l’importance de surmonter les biais de sélection, de composition, de contexte ou de niveau socio-culturel.
En résumé, les mauvaises conditions de travail et le niveau socio-culturel impactent de façon significative la durée des arrêts de travail.
Un traitement statistique ne tenant aucun compte des conditions de travail, du niveau socio-culturel, des tranches d’âge ou des pathologies, mais basé uniquement sur un écart-type peut-il être fiable et opposable à un praticien?

 

Au-delà des effets des conditions de travail, la méthode de traitement statistique développée par la CNAM est elle-même critiquable sur plusieurs points.

  • Fichier « omnipraticiens » comportant également les MEP
  • Pas de médecins avec 0 jours de prescription ?
  • Dans un même département, voire une même ville, les praticiens comparés ont’ils la même activité, le même taux d’actifs? Quelle est la répartition de leur patiente par tranche d’âge?
  • Enfin il faut tenir compte de la variabilité sur plusieurs années

Sur un plan statistique, il y aura toujours des médecins dans le dernier décile. Ce qui est intéressant c’est de savoir s’ils y restent dans la durée.
C’est une donnée beaucoup plus significative.

La voie choisie par la CNAM et déclinée départementalement est une hérésie statistique, un non-sens en termes de santé publique et une souffrance supplémentaire infligée aux patients et à leurs soignants.
Si traitement statistique il devait y avoir, celui-ci devrait être proposé par une commission composées de statisticiens, de médecins et de patients, dans une transparence bien loin de ce qui est pratiqué aujourd’hui.

Un autre problème qui nous est souvent opposé est la durée des arrêts.
Pour nous « aider », Amelipro nous fournit un référentiel sur la durée des arrêts prescrits en fonction des pathologies. Ces référentiels posent également problème.


Pour certaines pathologies, il existe une durée unique d’arrêt. Pourtant, une grippe (5 jours d’arrêt recommandé, et ni plus, ni moins) peut se compliquer en fonction des co-morbidités (jamais prises en compte) et l’arrêt peut devoir être prolongé en raison des conditions de travail.
Lorsque l’arrêt est à durée variable, le seul facteur pris en compte est le port de charges. La latéralité, par exemple n’est jamais prise en compte. Pourtant, nous savons tous qu’une fracture du poignet droit chez une droitier prendra plus de temps pour consolider que la même fracture du côté gauche…
La CNAM a quand même la sagesse de parler de référentiels. Ces référentiels seraient validés par la HAS d’après les référentiels. Mais que dit la HAS que le sujet?

Prenons le cas de la grippe, mais l’expérience peut être répétée pour à peu prés tous les motifs d’arrêt.
AVIS N° 2014.0030/AC/SEESP du 12 mars 2014 du collège de la H. A. S. relatif au référentiel concernant la durée d’arrêt de travail dans le cas de la grippe saisonnière
« En l’absence de littérature de haut niveau de preuve et de recommandations de pratique clinique publiées sur le sujet, et au vu du délai de deux mois prévu par l’article L.161-39 du Code de la sécurité sociale insuffisant pour permettre la recherche d’un consensus professionnel, la HAS ne dispose pas d’éléments suffisamment pertinents pour se prononcer sur la durée indicative d’arrêt de travail concernant la grippe saisonnière. Elle ne formule pas d’objections aux durées indicatives d’arrêt de travail proposées »
La HAS ne valide donc rien! Elle ne s’oppose pas.
Le CMG (Collège de la Médecine Générale) ne dit d’ailleurs pas autre chose en « s’interrogeant sur l’intérêt de données chiffrées, alors même que dans la pratique réelle, la décision effective du médecin quant à la durée précise d’un arrêt dépend de nombreux facteurs (nature de la pathologie, conditions physiques du travail, contexte de l’entreprise, rapport du patient à son travail, comorbidités, complications plus ou moins prévisibles, contexte global médico- psycho-social) et ne peut être prise qu’au cas par cas de façon adaptée à chaque patient »

La mécanique répressive mise en place par la CNAM pour limiter une hausse du cout des indemnités journalières ne répond donc à aucune base scientifique sérieuse.

 

Vous avez été « sélectionné » comme « déviant » par la CPAM.  Que devez-vous faire?

En bref:
1. Contactez TOUT DE SUITE, votre représentant local MG France. Les délais sont courts pour réagir
2. Si vous êtes mis sous accord préalable, demandez à être reçus par la commission des pénalités
3. Refusez toute mise sous objectifs

DEFENDEZ-VOUS !
 


 

Les régimes complémentaires vous proposent un contrat pour faire le tiers-payant.

Faut-il signer le contrat ?
Ce contrat est un contrat individuel qui fixe les règles de garanties et de recours du professionnel de santé ainsi que ses obligations.
MG France, qui a lancé en janvier 2017 le boycott de ce tiers- payant complémentaire vous conseille de ne pas le signer.

Imaginez quel poids vous aurez, seul, face à un des 800 régimes complémentaires, en cas de difficultés !

On nous parle d'un contrat unique. Est-ce exact ?
C'est inexact. Il s'agit d'un modèle unique de contrat, ce qui est très différent : une seule signature, mais un contrat avec chacun des 130 régimes complémentaires adhérents.
Cela veut dire qu'en cas de souci, c'est bien avec un de ces 130 régimes que vous devrez échanger ...

Suis-je assuré d’être payé ?
Cela figure en page 10 du contrat. La première exigence est que la carte Vitale du patient ne figure pas sur la liste d'opposition. Or, aucun logiciel médecin ne gère et ne consulte la liste d'opposition.
Il n'y a donc aucune garantie de paiement pour les médecins, même si vous exécutez parfaitement les 9 (!) autres conditions.

Quelle est la procédure prévue pour ce tiers-payant ?

  1. demander au patient sa carte Vitale ET son attestation papier de contrat complémentaire
  2. renseigner à la main sur le poste le numéro de l'AMC ET le numéro de l'adhérent
  3. interroger le "serveur" IDB de l'AMC pour vérifier les droits du patient
  4. vérifier que le logiciel calcule bien le montant de la part RC
  5. envoyer une DRE (l'équivalent de la FSE) au régime complémentaire (donc 2 factures pour le même acte)
  6. attendre le règlement de la part RC ...
  7. puis recoller dans votre comptabilité le remboursement RO (par exemple 16,10€) et le remboursement RC (par exemple 6,90€) avec votre acte à 23€


Quand je fais un tiers-payant sur la seule part obligatoire, certaines mutuelles me demandent une facture pour la partie que le patient a payée lui-même. Que faire ?
Cela vous permet de comprendre ce que MG France entend lorsqu'il recommande "1 facture, 1 règlement".
Le régime complémentaire dit ne pas avoir tous les éléments pour régler le patient lorsque celui-ci paie 6,90€. Pourtant, il les a lorsque le patient règle 23€ ...

MG France vous propose dans ces cas de faire la facture récapitulative pour que le patient ne soit pas lésé, puis de s’interroger avec lui sur l’intérêt de poursuivre le tiers-payant sur la part RO qui, dans ce cas précis, retarde son remboursement.
 

MG France et ses partenaires souhaitent coordonner les acteurs de santé de proximité autour de leur patientèle, participer à la prévention, à l’amélioration et à la protection de l’état de santé de la population, et ainsi contribuer à la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé.

Les professionnels de santé sont confrontés à de nouveaux défis : le vieillissement de la population (9,2 % a plus de 75 ans) et le développement des maladies chroniques (15 % des assurés ont une Affection de Longue Durée ou ALD), en particulier. Parallèlement, les besoins des patients évoluent alors que l’offre de soins primaires se raréfie et que le temps médical disponible diminue. L’inadéquation entre offre et demandes de soins est manifeste.

Pour relever ces défis, les professionnels de santé doivent faire évoluer leur exercice. Le parcours de soins doit être centré sur une patientèle et organisé sur un territoire. Infirmiers, pharmaciens, médecins généralistes, kinésithérapeutes, podologues, sages-femmes, chirurgiens-dentistes en sont les principaux acteurs. La coordination des professionnels de santé est essentielle et doit être renforcée dans l’intérêt du patient.

La FSP facilitera le dialogue et l’échange entre les différentes professions de santé, chacun détenant sa part de la vérité du patient. La FSP, principale interlocutrice des professionnels de la santé, sera la structure de référence des pouvoirs publics tant sur le plan national que régional.

 

Lire le dossier de presse

 

Les membres :

  • L’Association Nationale des Sages-femmes Libérales (ANSFL)
  • L’Association Asalée (Action de Santé Libérale En Equipe)
  • La Fédération Française des Maisons et Pôles de Santé (FFMPS)
  • La Fédération Nationale des Centres de Santé (FNCS)
  • La Fédération Française des Médecins Généralistes (MG France)
  • Le Syndicat National des Infirmiers et Infirmières Libérales (SNIIL)
  • Le Syndicat National des Podologues (UNAP-SNP)
  • L’Union Syndicale des Médecins exerçant en Centres de Santé (USMCS)
  • L’Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine (USPO)
     

Le 17 septembre 2016, après cinq années de discussions, d’explications et de négociations, le plan de réforme de l’ASV a été validé. Cette réforme permettra le respect des droits acquis, le versement des retraites actuelles, et la reconstitution des réserves pour verser les retraites futures.
Rappelons que ce régime conventionnel représente 40 % de la retraite actuelle ou future des médecins généralistes.

Pour que notre pays reste un modèle en matière de santé, et pour que la santé soit au cœur de l’élection présidentielle 2017, MG France s’engage dans le Collectif Santé 2017.

Représentants des médecins, des pharmaciens, des patients, des industries : nous étions tous rassemblés, ce matin, 19 octobre 2016, pour lancer officiellement le Collectif Santé 2017 et peser, ensemble, dans la campagne à venir.

L’aidant naturel est défini comme la personne qui prend soin sans rémunération d’un membre de sa famille présentant une incapacité. Son rôle auprès de la personne aidée est intimement lié à son histoire, à son mode et ses habitudes de vie, au type de lien qui le lie au malade. Il est aussi un allié intéressant pour le médecin généraliste traitant du patient soutenu par l'aidant.

Quand les attentes des médecins sont très fortes, les possibilités financières limitées et les injonctions souvent démesurées,

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Premier syndicat de médecins généralistes, a été créé en 1986 par la fédération de syndicats départementaux avec pour objectifs : la revalorisation de la Médecine Générale, des soins de qualité accessibles à tous et faire de la médecine générale une spécialité reconnue

Sites associés

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La formation du Généraliste

France AGA
Association de Gestion Agréée
des professionnels de santé

Medsyn
La télétransmission en
toute quiétude