Santé : MG France pose ses 9 conditions

La future loi de santé sera présentée le 19 juin prochain à la presse par Marisal Touraine, pour un passage en conseil des ministre cet automne et un vote qui devrait intervenir en début 2015.

Pour l'heure, un avant projet de loi en circulation présente les grandes têtes de chapitre du futur texte qui s'inspire largement des conclusions du rapport Cordier qui a donné lieu à l'élaboration de la Stratégie nationale de santé mise sur orbite par la ministre de la Santé en septembre dernier. Sans attendre la présentation de la loi, MG France a posé les 9 conditions (png) qui paraissent indispensables au syndicat des généralistes pour réussir une réforme de notre système de santé.La Stratégie nationale de santé aura mis deux années pour éclore. La future loi dite de Santé, dont une maquette circule depuis quelques semaines dans les rangs de la presse, mettra-t-elle autant de temps ? C'est la question qu'a posé Claude Leicher, président de MG France, en ouverture à la conférence de presse du syndicat, organisée le 4 juin dernier pour présenter ses "9 conditions pour réussir une réforme du système de santé". "Les médecins trouvent que le temps est long, trop long", a ajouté le président, considérant que "la santé n'est pas au centre des préoccupations du gouvernement, même si la loi de Santé est inscrite dans un parcours législatif qui devrait aboutir en 2015." Car ce délai, qui s'inscrit dans un calendrier gouvernemental très chargé, ne permet pas de dégager un horizon clair et immédiat pour des médecins généralistes qui attendent depuis trop longtemps des investissements significatifs sur les soins primaires.

"Notre système n'est pas assez organisé autour des soins primaires", a poursuivi Claude Leicher, estimant qu'il faut inscrire le médecin traitant au centre du parcours de soins et renforcer la profession de médecin généraliste libéral, dont les effectifs ne vont pas remonter dans les prochaines années, selon la dernière réactualisation de l'Atlas de la démographie médicale du Conseil de l'Ordre des médecins. Ce dernier confirme une tendance connue : la part de médecins généralistes est en diminution de - 6,5% depuis 2007 (soit 90 630 médecins généralistes recensés en activité régulière), tendance qui devrait se confirmer jusqu’en 2020.

Le syndicat des généralistes estime qu'il est , dans ce contexte, urgent de déployer une politique en faveur des soins ambulatoire de proximité, dotée des outils nécessaires à sa consolidation comme à son développement. "Le médecin traitant doit être inscrit au centre du parcours de soins que la ministre appelle de ses voeux", demande à ce titre Claude Leicher. MG France considère que la première des mesures à prendre dans le cadre de la futur loi de Santé est de reconnaitre la place des soins primaires, qui sont le premier étage concerné par les priorités de santé publiques décidées par les pouvoirs publics. "Il faut arrêter le parasitage permanent par des systèmes concurrents aux soins primaires", poursuit le président de MG France, pour qui divers dispositifs en place (HAS, SOPHIA, SAMU) perturbent souvent l'activité des médecins généralistes traitants de proximité sans rendre les prises en charge des malades plus efficaces. "Les malades chroniques ont souvent des réseaux spécialisés. Ce n'est pas cohérents pour la prise en charge des patients", a ajouté ce dernier, qui demande à ce que l'on mette de la cohérence dans le système de soins primaires.

MG demande également que de nouveaux moyens soient donnés aux équipes de proximité qui organisent les soins primaires. "Il faut investir dans les moyens d'exercice et dans la rémunération des généralistes, comme le font d'autres pays", a encore souligné son président. Le syndicat des généralistes attend dans ce registre un signe fort des pouvoirs publics. Il attend notamment que l'on remette le médecin traitant au centre du parcours de soins des patients et que cette fonction soit étendue aux enfants de 0 à 16 ans.

"Développer les soins ambulatoires et opérer "la révolution du premiers recours" nécessite des outils politiques centrés sur les médecins généralistes", a conclu Claude Leicher. "Il faut que les axes politiques soient décidés en fonction d'objectifs politiques et que l'on dote la médecine générale d'un volet spécifique. Nous demandons de la cohérence et du pilotage politique dans la réforme de la santé, pour la réussite de laquelle nous avons posé 9 conditions (png)."

Les 9 conditions de MG France avancent autant de mesures sans lesquelles une véritable réforme des soins primaires est par avance vouée à l'échec.

PG

 

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