Personnes vulnérables. Encore une mise à jour

 


 

Depuis le 11 novembre les critères de vulnérabilité ont été mis à jour par décret.

La liste a été modifiée et l’on retrouve aujourd’hui de nombreuses pathologies neurologiques qui n’étaient pas prises en compte jusqu’alors.

De même, sont apparues de nombreuses limitations liées au poste de travail.

 

Sont considérées comme personnes à risque :

  • Les patients âgés de 65 ans et plus ;
  • Les patients aux antécédents cardio-vasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d'accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • Le diabète non équilibré ou compliqué ;
  • Les patients atteints d’une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d'une infection virale : (broncho-pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d'apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
  • Les patients atteints d’une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • Les patients atteints de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • Les patients obèses (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ;
  • Les patients atteints d'une immunodépression congénitale ou acquise :
  • médicamenteuse : chimiothérapie anticancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
  • infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
  • consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
  • liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
  • Les patients atteints de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
  • Les patients porteurs d’un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
  • Les patientes au troisième trimestre de la grossesse ;
  • Les patients atteints d'une maladie du motoneurone, d'une myasthénie grave, de sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson, de paralysie cérébrale, de quadriplégie ou hémiplégie, d'une tumeur maligne primitive cérébrale, d'une maladie cérébelleuse progressive ou d'une maladie rare ;

 

  • Pour les personnes à risque salariées, il faut pouvoir soit recourir entièrement au télétravail, soit bénéficier des mesures de protection suivantes :

  •  

  • L'isolement du poste de travail, notamment par la mise à disposition d'un bureau individuel ou, à défaut, son aménagement, pour limiter au maximum le risque d'exposition, en particulier par l'adaptation des horaires ou la mise en place de protections matérielles ;
  • Le respect, sur le lieu de travail et en tout lieu fréquenté par la personne à l'occasion de son activité professionnelle, de gestes barrières renforcés : hygiène des mains renforcée, port systématique d'un masque de type chirurgical lorsque la distanciation physique ne peut être respectée ou en milieu clos, avec changement de ce masque au moins toutes les quatre heures et avant ce délai s'il est mouillé ou humide ;
  • L'absence ou la limitation du partage du poste de travail ;
  • Le nettoyage et la désinfection du poste de travail et des surfaces touchées par la personne au moins en début et en fin de poste, en particulier lorsque ce poste est partagé ;
  • Une adaptation des horaires d'arrivée et de départ et des éventuels autres déplacements professionnels, compte tenu des moyens de transport utilisés par la personne, afin d'y éviter les heures d'affluence ;
  • La mise à disposition par l'employeur de masques de type chirurgical en nombre suffisant pour couvrir les trajets entre le domicile et le lieu de travail lorsque la personne recourt à des moyens de transport collectifs.
 

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