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Dépistage du cancer de la prostate: un intérêt qui n'est « pas clairement démontré », selon l'INCa, place les médecins généralistes en position délicate

Dans une note publiée le 8 février sur son site Internet, l’Institut National du Cancer (INCa) rappelle que le dépistage du cancer de la prostate par dosage sérique du PSA ne fait pas l’objet d’une recommandation par les autorités de santé.

MG France prend note de la déclaration de l'INCa qui estime que « l’impact réel de ce dépistage sur la mortalité, principal critère conduisant à la préconisation d’un dépistage, n’est à ce jour pas clairement démontré, avec des résultats contradictoires entre les différentes études »(1).


Cette position rejoint clairement celle exprimée le 1er février 2011 par le Collège de la Médecine Générale (CMG) qui invitait alors les praticiens à s’en tenir aux définitions et données scientifiques disponibles ainsi qu’aux avis de la majorité des sociétés scientifiques ou institutions sanitaires mondiales. « La synthèse des nombreuses études disponibles ne permet pas d'affirmer que ce dépistage épargne des décès par cancer de la prostate ni même augmente l'espérance de vie des patients » soulignait il y a tout juste deux ans le CMG.

MG France partage pleinement l'avis du Collège de la Médecine Générale qui précisait « Les généralistes sont au premier rang pour constater les conséquences du dépistage actuel du cancer de la prostate : ils prescrivent le dosage du PSA, parfois à la demande pressante de leurs patients, souvent influencés par la pression médiatique. Raison pour laquelle le Collège invite les médecins généralistes à informer clairement les hommes de plus de 50 ans à la fois sur les avantages espérés et les inconvénients potentiels du toucher rectal et du dosage des PSA dans le sang.»

L’INCa note en écho de son côté que « les faibles performances du dosage du PSA comme test de dépistage, les conséquences physiques et psychologiques importantes (et pour certaines graves) des explorations et des traitements conduisent à une balance bénéfices/risques négative », raisons pour lesquelles « les autorités sanitaires ne recommandent pas de pratiquer ce dépistage. »

MG France considère que cette prise de position de l’INCa permet aux médecins généralistes d’asseoir une décision thérapeutique éclairée face à la question du dépistage du cancer de la prostate. Le syndicat des généralistes demande aux autorités en charge de la santé d’établir une règle solide sur un sujet de santé publique qui peut inquiéter les patients concernés mais qui ne saurait supporter la confusion générée par certains groupes de pression.

 (1) http://www.e-cancer.fr/toutes-les-actualites/7324 

Contacts :

  • Dr Claude LEICHER - Tél : 06 25 20 01 88
  • Dr François WILTHIEN - Tél : 06 13 60 54 31
  • Dr Jacques BATTISTONI  - Tél : 06 62 61 09 99
Référence du communiqué de presse : N° 252 (à rappeler en cas de demande d'info complémentaire)

 

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Premier syndicat de médecins généralistes, a été créé en 1986 par la fédération de syndicats départementaux avec pour objectifs : la revalorisation de la Médecine Générale, des soins de qualité accessibles à tous et faire de la médecine générale une spécialité reconnue

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