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Nos responsables politiques sont assez fabuleux.
Comme il y a 5 ans, nous avons organisé un colloque pour entendre les propositions « santé » des principaux candidats. Et nous n’avons pas été déçus.

Sur le caractère essentiel de notre travail, la place fondamentale des soins primaires, leur caractère irremplaçable, tout le monde est d’accord. Même si personne n’a été jusqu’à évoquer notre rôle charnière dans le système (vous savez ce qu’est une charnière, cette espèce de petit gond !)

Oui, il est nécessaire d’investir massivement dans les soins primaires, oui il faut revaloriser l’acte intellectuel, foncièrement sous-évalué par rapport aux actes techniques, oui il faut diversifier notre rémunération par le développement de forfaits, améliorer la coordination entre professionnels, favoriser le développement de pôles et de maisons de santé. Consensus également sur la nécessaire amélioration de la couverture maladie des médecins qui devrait être alignée sur celle du régime général.

Tout va donc très bien. Les 5 milliards nécessaires semblent à tous une évidence. Bien sûr !

Dès que l’on aborde le côté opérationnel des choses, le « politique » reprend le dessus. Pour régler le problème de l’attractivité et de la démographie, « Les Républicains », plutôt que forcer sur les forfaits, préfèreraient plusieurs niveaux de cotations selon leur complexité. « En Marche » parie sur le développement de la télémédecine. Tous souhaitent moduler les aides en fonction des besoins des territoires. Le représentant de Benoit Hamon est très favorable au développement des maisons et des centres de santé. La « France insoumise » est beaucoup plus radicale avec la création d’un corps de médecins salariés, l’interdiction de tout dépassement d’honoraires, la disparition du paiement à l’acte, et la limitation du conventionnement.

La modulation du numerus clausus apparaît comme une solution miracle pour régler les problèmes. Avons-nous le droit d’être perplexes sur cette proposition ?

Divergences importantes également sur le rôle respectif des régimes obligatoires et complémentaires. Certains voudraient une participation plus importante de ces dernières. D’autres voudraient les encadrer. Les représentants des candidats sont surpris, sinon séduits, par la proposition de MG France d’une suppression totale du ticket modérateur pour les soins primaires par le médecin traitant. Il y aurait là possibilité d’une économie immédiate de plusieurs milliards !

Au final, beau succès de ce colloque. Participation de qualité. Échanges de bon niveau. Nous verrons ce que fera le vainqueur. Mais nous restons lucides, il faudra aller arracher les prochaines avancées.

Jean-Christophe Calmes

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Premier syndicat de médecins généralistes, a été créé en 1986 par la fédération de syndicats départementaux avec pour objectifs : la revalorisation de la Médecine Générale, des soins de qualité accessibles à tous et faire de la médecine générale une spécialité reconnue

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