AdhérerNous contacterAccueil
03 septembre 2010 
1er_syndicat_MG.gif
Adherer
Nous connaître
Les fondamentaux
Historique
Qui sommes-nous ?
Organigramme National
Les Départements/Régions
Les événements MG France
Hommage à Jean Laroze

Sites Associés
site MG Form
Site Adesa
site-medsyn.gif
site-franceaga.gif
rss.png Communiqués
Conférence de Presse du 26/02/09 : des réponses qui permettent de garantir l’accès aux soins Version imprimable Suggérer par mail
25-02-2009
 

Conférence de presse du 26 Février  2009

au siège de MG France, 13 rue Fernand Léger 75020 Paris
 

Entre la tentation de la coercition et la disparition de la médecine générale annoncée par le déclin démographique,
MG France apporte des réponses
qui permettent de garantir l’accès aux soins
 
 

HTML clipboard

 Sommaire

==> Les propositions MG France

==> Démographie Médicale : la vraie-fausse pénurie

==> Le diaporama projeté lors de la conférence de presse

==> Quelques dépêches AFP et articles de presse

==> Le Journal de la Santé (La Cinq - 04/03/09)

 
Le syndicat MG France a dénoncé à de multiples reprises la politique conventionnelle menée depuis janvier 2005. Les effets de cette politique sont aujourd’hui très clairs : explosion des dépenses de santé, difficultés d’accès aux soins, défection des étudiants qui a pour conséquence directe la poursuite de la chute démographique de la médecine générale

Ce dernier élément couplé avec la réduction des moyens professionnels des médecins généralistes crée des tensions démographiques.

La population et les élus s’inquiètent légitimement de la pérennité de l’offre de soins de proximité notamment en médecine générale.

Parallèlement, les tensions auxquelles doivent faire face les médecins sont nombreuses : surcharge de travail, manque de moyens techniques et de soutien logistique et administratif, inquiétudes pour les remplacements des futurs départs en retraite, poids de la permanence des soins.

Dans l’attente de la mise en œuvre d’une nouvelle politique de santé et de disposer des moyens professionnels qui font défaut, le syndicat MG France prend ses responsabilités et fait des propositions.

Conscient des difficultés et de l’émotion de la population quant aux risques de manque de médecins généralistes, le syndicat s’adresse aux élus et propose d’agir de concert avec l’ensemble des représentants des professionnels de santé de premier recours pour répondre aux situations de difficultés d’accès aux soins les plus urgentes.

   

Nous proposons aux élus :

  • D’identifier ensemble les zones ou l’accès aux soins n’est plus assuré, département par département ;
     
  • D’assurer ensuite des « consultations avancées » dans les zones ainsi identifiées. Elles se dérouleront dans des locaux, avec du personnel et du matériels mis à disposition ;
     
  • De définir les plages horaires de consultations en fonction des besoins de soins de la population concernée ;
     
  • De rémunérer les médecins généralistes volontaires pour effectuer des vacations dans ces zones de manière forfaitaire ;
     
  • De mettre en place une  régulation téléphonique qui offre une garantie aux patients sur tout le territoire et constitue un pré-filtre à l’entrée à l’hôpital.

Ces propositions induisent l’établissement d’un dialogue avec les élus qui permettra, dans la période transitoire entre le vote espéré de la loi et l’installation des ARS, de répondre aux situations les plus problématiques.

Le climat de confiance qui en résultera ne saura manquer en outre d’insuffler une dynamique régionale de la réforme.

Paris le 26/02/2009 au siège de MG France


 

 haut_page.gif

 



Démographie médicale : la vraie fausse pénurie

Jamais à ce jour la population médicale n'a été aussi nombreuse ; pour autant, quelques territoires, encore peu nombreux aujourd'hui, voient leur population défavorisée en terme d'accès aux soins de premier recours.

Demain du fait des erreurs stratégiques du passé (numerus clausus, hospitalocentrisme, prééminence des spécialités d'organe, convention inopérante...) l'offre de premier recours risque de manquer dans des territoires de plus en plus nombreux.

 

Que faire ?

- Adopter des mesures désincitatives voire franchement coercitives : un tel choix ne peut qu'aboutir à détourner les étudiants encore davantage du choix de la médecine générale ;

- Rendre cette carrière plus attractive pour les générations à venir tout en répondant aux défis et besoins immédiats.

 

Il apparaît d'emblée que les réponses aux problèmes de démographie médicale se trouvent pour l'essentiel dans l'analyse des raisons de la désaffection constante du choix de la médecine générale de premier recours (- 1 promotion en 4 ans) :

- Exercice difficile (amplitudes des horaires de travail) et solitaire ;

- Revenus moitié moindres que les autres spécialistes ;

- Contraintes de permanence de soins ;

- Exercice compliqué par l'absence de soutien administratif et technique ;

- Concurrence d'un exercice salarié comparativement attractif (nombre d'heures limité, couverture sociale, accompagnement administratif et technique, etc.).

 

Dès lors, des solutions existent pour le moyen terme :

- Reconnaître les spécialistes en Médecine Générale de premier recours au même titre que leurs homologues spécialistes d'organes en leur permettant de coter leur actes par le Cs ;

- Affirmer la place et les missions spécifiques du Médecin Généraliste de premier recours ;

- Lui donner les moyens de remplir ces missions ;

- Organiser le système de santé pour rendre son utilisation cohérente donc efficiente par chacun

- Diversifier les modes d'activité et de rémunération des Médecins Généralistes de premier recours

 

Pour le court terme et afin d'apporter de véritables réponses aux soucis des patients et des élus pour les questions d'accès aux soins de tous sur tout le territoire :

- Identification avec les élus et l'ensemble des syndicats des zones où l'accès aux soins n'est plus assuré, département par département le plus rapidement possible;

- Mise en place de consultations avancées  dans les zones identifiées dans des locaux, avec du personnel et du matériels mis à disposition ;

- Définition de plages horaires de consultations en fonction des besoins de soins de la population concernée ;

- Rémunération des médecins généralistes volontaires de manière forfaitaire ;

- Mise en place d'une régulation des appels par les médecins généralistes sur une plateforme interconnectée au samu et dotée d'un numéro d'appel unique national - garantie de réponse à toutes les demandes sur tout le territoire et pré-filtre à l'entrée à l'hôpital ;

 

Des aménagement sont donc possible pour trouver des réponses aux besoins ou attentes des élus et patients mais également au malaise des médecins généralistes.

Il en va de la sauvegarde d'un système de santé fondé sur un premier recours diagnostique, synthétique et organisationnel.

Ce premier recours, garant de l'accès aux soins de tous partout à toute heure, est le préalable au deuxième recours spécialisé pour les cas plus complexes voire au troisième hospitaliers pour les malades nécessitant une prise en charge institutionnelle.

Rappel des chiffres :
215 000 médecins actifs (1er janvier 2008) 

Numerus clausus (mis en place 1972): 8000 dans les années 1970 ; 3500 dans les années 1990.
Entre 2007 et 2018, sorties non compensées par les entrées (ceux qui s'en vont sont issus de forts numerus clausus ou d'avant mise en place)
1000 sorties temporaires par an (compensées seulement pour moitié par des retours)

Le nombre de médecins installés en France devrait baisser de 10% d'ici 2019

Selon le scénario tendanciel (étude de la DREES, Fev. 09) le nombre de médecins libéraux devrait baisser de presque 10% dans la décennie à venir.

26 février 2009.


 

 haut_page.gif
 

Le Diaporama projeté lors de la conférence de Presse du 26/02/2009

 

haut_page.gif

 

 

 


Quelques dépêches AFP

  HTML clipboardSocial-santé-sécu-médecins
 
Mieux répartir les médecins sur le territoire: offre d'un syndicat aux élus
 
 PARIS, 26 fév 2009 (AFP) - Le principal syndicat de médecins généralistes, MG France, a proposé jeudi d'identifier avec les élus de chaque département les zones manquant de praticiens afin notamment d'y mettre rapidement en place des consultations assurées par des médecins ne résidant pas sur place.
 "Il s'agit d'un geste fort à l'égard des élus, alternatif aux mesures coercitives" que certains d'entre eux défendent afin d'amener des médecins à s'installer dans des zones où ils sont insuffisamment nombreux, a déclaré en conférence de presse le président de MG, Martial Olivier-Koehret.
 En attendant notamment la mise en place des Agences régionales de santé (ARS) prévues dans le projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoires" dont l'examen par le Parlement doit reprendre la semaine prochaine, MG propose de prendre des mesures "dans les deux mois".
 Il s'agit d'abord de l'"identification avec les élus et l'ensemble des syndicats des zones où l'accès aux soins n'est plus assuré, département par département".Ensuite, MG propose notamment la mise en place de "consultations avancées dans les zones identifiées dans des locaux, avec du personnel et du matériel mis à disposition, rémunérées par des vacations forfaitaires".
 Le syndicat propose également la mise en place d'un numéro national unique (différent du "15") permettant de joindre des "médecins régulateurs" 24 heures sur 24, notamment en cas d'urgence non vitale.
 dmc/vdr/DS

 

 **********************

HTML clipboard

Démographie médicale :
MG France propose aux élus locaux des solutions « dans les deux mois »

Pamela Messi
La semaine prochaine, l´Assemblée nationale entamera en principe l´examen du titre II du projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoire ». Les députés discuteront alors des questions de démographie médicale et, notamment, de la nécessité ou non de « réguler » la liberté d´installation des médecins dans les zones sous-dotées. Pour les syndicats de médecins à qui le gouvernement avait demandé de s´accorder sur des propositions à lui présenter, l´ultimatum approche, donc. C´est pourquoi le syndicat de généralistes MG France a décidé de prendre ses devants et « d´assumer ses responsabilités ».

« On a essayé de faire des propositions dans le champ conventionnel, comme le souhaitait d´ailleurs le président de la République. Mais elles n´ont pas été reprises », assure le président de MG France, Martial Olivier-Koehret, qui soupçonne le directeur de l´Union nationale des caisses d´assurance maladie de ne pas « chercher réellement des solutions ».

MG a donc choisi de s´adresser directement aux élus locaux et de leur soumettre ses idées. Avant tout, le syndicat compte les convaincre de l´inutilité et de la « contre-productivité » des mesures coercitives. Car selon Martial Olivier-Koehret, le préalable indispensable pour mettre fin aux « déserts médicaux » (un « terme de journalistes », affirme-t-il, préférant parler de « zones de tensions démographiques ») est d´attirer les jeunes diplômés vers la médecine générale et vers l´exercice libéral. S´attirer les faveurs de la jeunesse est finalement très simple, explique-t-il: il faut d´abord « définir la médecine générale comme premier recours », puis accorder aux généralistes le droit de coter comme des spécialistes (en CS) et enfin, favoriser les nouveaux modes d´exercice regroupé.

Si les pouvoirs publics acceptent ces trois points, MG France s´engage à apporter des solutions concrètes aux problèmes de démographie médicale « dans les deux mois », soit « le temps de l´installation » des futures agences régionales de santé (ARS). Dans un premier temps, le syndicat envisage de travailler avec les élus à l´identification, « département par département », des zones « où l´accès aux soins n´est plus assuré ».

Une fois la cartographie dressée (MG France refuse de s´appuyer sur celle déjà établie par l´assurance maladie), le syndicat promet de mettre en place des « consultations avancées » partout où ce sera nécessaire : des professionnels de santé rémunérés forfaitairement accepteront de donner des consultations dans des lieux mis à dispositions par les mairies. Une mesure qui ne couterait « pas plus de dix millions d´euros », assure Martial Olivier-Koehret.

Enfin, MG propose de s´expliquer dans la régulation des appels et milite pour la création d´un numéro d´appel national (le 33 33) garantissant 24 heures sur 24 la réponse par un généraliste à toutes les demandes d´un territoire.

Pour voir aboutir son programme, Martial Olivier-Koehret compte sur l´appui des autres syndicats. « Si nous ne sommes pas capables de porter ensemble des propositions, vers les élus et la population, il ne faudra pas s´étonner ensuite si les élus, qui ne connaissent pas notre quotidien, prennent des mesures radicales », prévient-il. Avant d´ajouter : « je suis sûr que mes collègues répondront positivement ».


 

 haut_page.gif

 


Reprise d'une interview de Martial Olivier-Koehret sur le Journal de la Santé
---  Faut-il obliger les médecins à s'installer dans les "déserts médicaux" ?  ---
(la Cinq 4 mars 2009)

 

 


 haut_page.gif

Dernière mise à jour : ( 22-07-2010 )
 
© Medsyn 2010 - Tous droits réservés