bouton-aide.png
Menu MG France
rcp-pj.png
Accéder à nos sites associés
Salle Gaveau : La Médecine Générale sur le devant de la scéne Suggérer par mail


Le jeudi 8 janvier,
MG France mettait la Médecine Générale sur le devant de la scène.

Lieu prestigieux,
la Salle Gaveau accueillait cette première grande manifestation de l'année.

   

 

MG-France et ses partenaires, se retrouveront chaque année pour un événement  avec un espace festif et un espace d'expressions et de propositions.

Le calendrier gouvernemental et parlementaire est rythmé par le PLFSS. Le début d'année est un moment  propice pour proposer avant le temps des premiers arbitrages.

L'année 2009 est particulière avec la loi de réforme HPST dont le Parlement va débattre.

MG-France depuis sa fondation inscrit son action dans les principes d'organisation  qui se retrouvent dans la loi HPST et entend préserver l'indépendance professionnelle des médecins généralistes. La réforme trouvera son plein succès avec l'engagement des acteurs des soins de ville. La médecine générale ambulatoire, forte des valeurs d'initiative et de responsabilité, est le lieu essentiel de l'accès de tous aux soins de qualité.

Les partenaires de MG-France sont associés à cet événement : institutions, industriels et aussi

-         les organisations d'étudiants et de jeunes médecins

-         les enseignants de médecine générale

-         les associations de formation continue et de recherche

-         les autres professions de ville

-         les médecins spécialistes de ville dont les chirurgiens obstétriciens anesthésistes

-         les représentants de patients

-         etc..

Pour MG France c'est en prenant en compte les idées de tous, que se construisent les réponses acceptables pour tous.

 

 

   
Le programme
 

9h30 : Accueil

9h45 : Grande salle. Ouverture officielle par le Président Martial Olivier-Koehret.

10-11h30 : Grande salle. Les grands défis scientifiques -Débat animé par un journaliste spécialisé, le Dr. Jean-Daniel Flaysakier        

Intervenants: Anne Dedanne directeur des affaires publiques des laboratoires Wyeth France, Jean-Luc Gallais de la SFMG , Vincent Renard Président du SNEMG et Serge Personnic ancien directeur de MG Recherches.

11h30 : Grande salle. Présentation de l'ASOQS par Patrick Bastien

12-13h30 : Apéritif et toast en l'honneur des 20 ans de MG Form. Buffet en salle Rostropovitch.

13h30-14h30 : Grande salle. La place du médecin généraliste dans la prise en charge des maladies chroniques - exemple de la maladie d'Alzheimer : débat animé par Brigitte-Fanny Cohen.

Intervenants : Christian Saout, magistrat, Président d'honneur de Aides, Président du CISS et président de la Conférence nationale de Santé ; Philippe Juvin vice-président du conseil général des Hauts de Seine et maire de la Garenne Colombes ; Philippe Marissal, Président du syndicat des médecins généralistes intervenant en EHPAD, médecin coordonnateur ; Thomas Bourez, médecin généraliste.

14h30-15h30 : Grande salle. La coordination des acteurs des soins de ville : Débat animé par Brigitte-Fanny Cohen

Intervenants : Sabine de Longeville, Infirmière libérale ; Christian Boss, kinésithérapeute président de Objectif Kiné Paris ; Marie-José Augé-Caumon, pharmacien à Montpellier ; Patrick Vuattoux, médecin généraliste Président de la FEMASAC.

 

14h30-15h30 : Salle Rostropovitch. La régionalisation du système de santé : URML, URPS, ARS, quelle gouvernance pour demain ?

Intervenants :Annie Podeur, directrice de la DHOS et animatrice des EGéOS ; Jean Benoit, Président du SDB ; Annick Touba, présidente du SNIIL ; MH Abadie, présidente du SNAO ; Gilles Bonnefond, président de l'USPO et Martial Olivier-Koehret, président de MG France et de l'UNML.

15h30-16h : Grande salle. Parrainage de la journée par Jean-Louis Fournier, écrivain, prix Fémina 2008

16h-17h : Grande salle. Ceux qui feront la santé demain : débat animé par Pierre-Luc Séguillon

Intervenants :Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche
P.L. Druais,  président du CNGE, collège des généralistes enseignants
Bérengère Crochemore, Présidente de l'ISNAR-IMG
Benoit Ellebode, Président de l'ISNIH
Fabien Quedeville, Président du SNJMG,
Anne-Laure Lepori, Présidente de l'ANEMF

17h-18h : Loi HPST, quelle organisation pour la santé demain ? Débat animé par Pierre-Luc Séguillon

Intervenants : Dr. Martial Olivier-Koehret, président de MG France
Jean Marty, Président d'UC et secrétaire du SYNGOF

Philippe Cuq, président de l'UCDF

Marie Pascale Quirin, présidente de l'AAL

18h-18h30 : discours de clôture de la ministre de la santé de la jeunesse des sports et de la vie associative, Mme Roselyne Bachelot-Narquin.

18h30-20h : Buffet dinatoire. Salle Rostropovitch.

20-22h : soirée spectacle avec Marc Jolivet dans la grande salle Gaveau

   haut_page.gif
   
   
Discours d'ouverture de Martial OLIVIER-KOEHRET
Président de MG France

 

La trêve des confiseurs est passée

Si si tout le monde vient de se reposer pendant les quinze derniers jours
Les professionnels de santé en ville et a l'hôpital
Les médecins généralistes
Les politiques

Et pourtant il n'y a pas eu de trêve
Les hôpitaux, la médecine de ville ont assuré tant bien que mal les soins
Les politiques et les syndicalistes ont été au front médiatique

Malgré les outrances,
La réalité a pris le dessus
Notre système de santé souffre d'abord et avant tout de désorganisation
Une mauvaise utilisation des moyens humains et matériels mis à sa disposition
Une absence de mode d'emploi pour les patients.

Les médecins généralistes sont les principaux producteurs de soins,
Réalisent près de 300 millions d'actes par an,
La désorganisation touche la médecine générale notamment le déclin démographique
Cette désorganisation fait basculer une partie de l'activité des généralistes vers les services portes de hôpitaux et pour un million de passage en plus pour l'année 2007 les urgences hospitalières saturent.

De la même façon nos collègues du pole chirurgical libéral ont des disponibilités qui ne sont pas utilisées et souhaitent participer mieux et mieux se coordonner pour prendre en charge les urgences

Le mal est connu, les réponses aussi
Et le débat peut reprendre
MG-France a voulu ce débat aujourd'hui dans ce lieu prestigieux

C'est pour cela que nous nous retrouvons ici que des centaines de professionnels ont fait le déplacement malgré le froid et le surcroît de travail saisonnier.
Tous font  l'effort car ensemble nous aspirons à une réforme du système de santé
qui clarifie les rôles et les missions des uns et des autres
qui assure aux professionnels les meilleurs conditions pour réaliser leur travail quotidien
qui garantisse à la population les meilleurs soins possibles.

Vous avez dit avec force que la médecine générale était la base de notre système de santé

Nous savons aussi qu'après des années de laisser aller la médecine générale est devenue le maillon le plus vulnérable de la chaîne des soins

Déclin démographique, perte de moyens professionnels, perte d'identité, le constat est rude.

Après des années de laisser aller de notre spécialité, vous êtes une des premières à réellement vous occuper de médecine générale. Vous entendez préserver les grands principes de la médecine libérale.

Organiser n'est pas antinomique avec les grands principes de la médecine libérale.

Nous savons que l'organisation n'est pas liberticide. ...

Au contraire les médecins généralistes comprennent qu'en l'espèce elle est un garant de notre survie car c'est bien de la survie de la médecine générale et de la médecine de ville dont il s'agit
De la survie et de l'accès aux soins de la population.....

Ainsi nous, les professionnels de terrain, nous vous proposons un plan global pour notre profession, que j'aurais été tenté de nommer plan de relance je préfère appeler plan de lancement de la médecine générale comme spécialité à part entière comme elle l'est dans de nombreux pays voisins...

Une spécialité avec une filière universitaire de médecine générale FUMG
Nous avons des candidats, nous demandons des postes au moins un par faculté

Une spécialité avec le symbole fort et attendu de la lettre-clé CS
Nous avons observé avec attention vos déclarations dans la presse au sujet de ce symbole fort pour les généralistes
Vous savez que MG-France tient particulièrement avec le soutien du CNOM.

Pour MG-France c'est un symbole très fort, qui assurera la cohésion des médecins généralistes dans la dynamique de réforme.

La spécialité c'est aussi un SROS ambulatoire, car la balle n'est pas que dans votre camp et nous devons aussi jouer pleinement notre rôle.

SROS ambulatoire veut dire assumer pour notre part la transparence de l'offre de soins
Ses forces et ses faiblesses
Engager les négociations avec les futures ARS à partir de la réalité et des besoins de la population.

La spécialité MG c'est aussi la régulation généraliste, outil déterminant de la première réponse à la population
C'est notre contribution pour que vienne à l'hôpital, les patients ceux qui en ont besoin, ceux là et surtout là.

Quelle que soit l'heure, nous pouvons garantir une réponse aux demandes des patients par un médecin généraliste.
Toute demande est légitime, ce qui n'est pas légitime c'est d'apporter une réponse inappropriée faute d'organisation et faute de courage pour assumer cette réponse

La spécialité médecine générale c'est aussi un collège professionnel de médecine générale. Nous avons commencé à le construire.

MG-France veut un collège professionnel ouvert a toutes les composantes de la profession, en capacité d'élaborer des protocoles de pratiques, de valider les contenus de formation et évidemment de s'articuler avec les autres collèges professionnels des autres spécialités médicales. 

C'est aussi le chemin prometteur de la pluridisciplinarité ou chaque profession de santé apporte ses compétences et contribue en équipe, l'équipe de soins de ville, au suivi du patient.

Pour une spécialité médecine générale pleine et entière
Pour que le premier recours retrouve la place qui est la sienne
Les professionnels sont prêts a s'engager
Ils attendent des signes tangibles

MG-France s'est engagé

Nous apportons des propositions
Dans toutes les instances de concertation
Y compris, dans les discussions conventionnelles, MG-France continuera à apporter des réponses pour la répartition démographique

A ce sujet j'en appelle à l'esprit de responsabilité des mes collègues des autres syndicats

Ce sont les représentants professionnels ensemble courageusement qui doivent répondre aux attentes des élus et de la population. Sinon c'est l'aventure au plus mauvais du terme.

MG-France assumera pleinement ses responsabilités sur ce sujet

Dans la même dynamique avec nos collègues du pole chirurgical UCDF SYNGOF AAL nous poursuivront notre action pour l'accès aux soins chirurgicaux, pour des tarifs lisibles pour le patient et correctement pris en charge par les RO et RC.

Nous tenons MG-France pour les médecins généralistes et mes collègues du pole chirurgical, particulièrement à la représentativité de nos secteurs professionnels respectifs. C'est la clé pour construire avec les acteurs de terrain les meilleures réponses possibles.

Beaucoup de choses bougent

Vous vous êtes engagés,
II y a beaucoup de choses en préparation,
Il faut que cela aboutisse

Beaucoup parient que vous n'irez pas au bout comme tant d'hommes politiques depuis des décennies qui ont reculé devant l'ampleur de la tache et devant les lobbies et corporatismes.

Nous vous soutenons pour définir les niveaux de recours au soins, définir la médecine générale,  organiser, développer la FUMG

Ce sont des signes forts

Il nous faut aussi la représentativité des acteurs de terrain pour travailler avec les pouvoirs publics et demain les futures ARS, des moyens pour remplir nos missions d'abord le Cs, des moyens à enveloppe constante car cette enveloppe est considérable et doit être mieux utilisée.

Nous vous tendons la main, nous ne voulons plus de réquisitions, plus de gendarmes, pas de doublement de peine pour les réquisitions.

Nous sommes prêts à travailler à nous engager pour réformer pour garantir l'accès de tous à des soins de qualité sur tout le territoire

Je vous remercie

 
 haut_page.gif
    
   

Discours de Madame Roselyne BACHELOT-NARQUIN
Ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative

       

CLÔTURE de la JOURNÉE de MOBILISATION et de DÉBATS

(Loi HPST)

Jeudi 8 Janvier 2009 - à 11h30

Salle GAVEAU - 45, rue de la Boétie - Paris 8ème

 Sous réserve du prononcé

 

Monsieur le président, cher Martial Olivier-Koehret,

Mesdames et Messieurs,

En ce début d'année, je voudrais tout d'abord vous adresser mes meilleurs vœux pour votre vie personnelle et professionnelle.

2009 sera une année de réforme et de changements.

Elle sera une année décisive pour notre système de santé.

C'est pourquoi je suis particulièrement heureuse de commencer l'année avec vous qui êtes au cœur de notre édifice de soins.

La médecine générale est, au même titre que les autres, une spécialité, mais elle n'est pas une spécialité comme les autres.

C'est vers vous que chacun se tourne en premier recours. C'est vous qui assurez les soins les plus variés, vous qui conseillez et orientez les patients.

Parce que vous occupez cette position centrale, vous savez mieux que quiconque combien il est nécessaire de moderniserpréserver, combien il est urgent de le réorganiser pour mieux soigner. notre système de santé pour mieux le

Face à la mauvaise foi dont certains ont pu faire preuve ces derniers jours, vous avez, en ce sens, su avancer les arguments rationnels, les seuls arguments recevables.

J'y ai été sensible.

Vous qui avez fait le choix de cette profession exigeante animés par le sens de l'intérêt général et du dévouement, vous mesurez les efforts qui doivent être faits pour garantir à tous ce droit essentiel et fondamental : le droit à la santé.

*

Notre système de santé ne souffre pas d'un manque de moyens, mais d'un déficit de plus en plus criant d'organisation.

Nous devons donner aux professionnels de santé, qu'ils soient libéraux ou hospitaliers, médecins ou professionnels paramédicaux, les moyens d'une meilleure organisation de l'offre de soins, qui préserve les valeurs de solidarité, de qualité et de liberté qui nous sont chères.

C'est le sens du projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoires », que je prépare avec vous depuis plus d'un an.

Ce texte ambitieux vise à établir un système de santé durable et soutenable, mieux organisé, qui permette une meilleure allocation des ressources et une optimisation des moyens importants dont nous disposons.

Cette réforme d'envergure, à la hauteur des enjeux capitaux que sont l'égalité d'accès aux soins, la qualité, la sécurité et l'efficience, est urgente, comme l'actualité récente l'a prouvé.

Elle doit se faire sans plus tarder.

Elle doit se faire avec vous.

Pour la première fois, nous proposons de créer, à partir d'entités performantes mais trop souvent isolées, trop souvent enclines à agir pour leur propre compte et à se rejeter la responsabilité d'une défaillance, un véritable système.

Ce terme doit s'entendre dans son sens le plus plein.

Qu'est-ce qu'un système, sinon un ensemble d'éléments réunis pour former un tout organisé et cohérent ?

Peut-on continuer à parler de « système de santé » sans que soient mises en cohérence l'organisation concrète de la médecine libérale, celles de l'hôpital, de la prévention et du médico-social ?

Il n'est plus tenable de gérer d'un côté l'hôpital et de l'autre la médecine de ville, d'un côté les urgences, de l'autre les permanences des soins.

L'objectif de mon projet de loi est précisément de créer les conditions de l'organisation rationnelle d'un vrai système qui contribuera à améliorer la prise en charge de la santé de nos concitoyens.

*

La base de ce système, ce sont les agences régionales de santé (ARS), conçues comme l'interlocuteur unique, identifiable.

Se substituant à sept organismes, elles offriront aux professionnels de santé les outils pour mieux coordonner leurs efforts et pour mieux exercer leurs missions, en adéquation avec les contraintes spécifiques de chaque territoire.

Je compte sur votre implication.

Tout comme ce projet de loi s'est construit dans la concertation, l'organisation opérationnelle de la santé au niveau régional doit, en effet, se définir et s'élaborer en collaboration avec les acteurs de terrain.

C'est la raison pour laquelle, à côté des ARS, j'ai souhaité une représentation forte et incontestable des professionnels de santé : les Unions régionales des professionnels de santé.

Ces unions ne seront pas une représentation « en peau de lapin », ni un alibi politique à des décisions technocratiques.

Il s'agira d'une vraie représentation des professionnels de la région basée sur une légitimité électorale incontestable et investie de réelles missions, dotée de la personnalité morale et de la capacité à établir des contrats avec l'ARS.

Son périmètre sera exclusivement régional.

En rien ces unions professionnelles ne viendront parasiter la vie conventionnelle ou le périmètre d'intervention des centrales syndicales au niveau national.

Là aussi, je veux que les rôles soient clairement définis entre les acteurs, que les professionnels soient impliqués et responsabilisés.

*

Ces unions définiront, avec les ARS, les SROS ambulatoires, qui viendront compléter les schémas hospitalier, de prévention et médicosocial.

Vous le savez, la finalité du SROS ambulatoire est de programmer l'aménagement de l'offre de soins ambulatoire sur le territoire régional.

Ce schéma, qui servira de base à la distribution des aides et des subventions aux maisons de santé et aux pôles de santé, offrira une visibilité indispensable, aujourd'hui inexistante.

Ainsi le développement et le fonctionnement de ces structures seront-ils favorisés, au bénéfice des patients et des professionnels de santé.

Nos détracteurs veulent laisser croire que demain ces SROS seront opposables, qu'ils signent la fin de la liberté des médecins.

Ce qui menace la médecine libérale, ce n'est en aucun cas de donner aux professionnels les moyens de s'organiser.

C'est de laisser les problèmes d'accès aux soins non résolus.

C'est de croire que nous pouvons laisser notre système se dégrader sans agir.

Je le répète : une organisation optimisée, définie par les professionnels, est la meilleure façon de préserver le caractère libéral de vos exercices auquel, tout comme vous, je suis très attachée.

J'ai su prendre position à maintes reprises contre la suppression de la liberté d'installation.

En revanche, j'entends vous donner les moyens de l'organiser.

De même, je veux que vous disposiez d'une plus grande latitude pour l'organisation et le financement de la permanence des soins dans vos régions.

C'est en s'adaptant aux réalités de terrain, c'est-à-dire aux besoins locaux et aux capacités des professionnels, que la permanence des soins, plus souple, sera plus efficace et plus utile.

Ici encore, le but que nous devons poursuivre ensemble est d'offrir à tous, sur tout le territoire, l'accès à des soins de qualité, à des soins adaptés. 

A cet égard, le projet de loi offrira aux professionnels une plus grande liberté.

*

Pour améliorer l'accès aux soins et lutter contre les problèmes de géographie médicale, nous devons également former les médecins là où leur présence est la plus nécessaire. Il nous faut, par exemple, adapter la répartition des internes en fonction des besoins de santé de la population.

Le développement des stages en cabinet, qui constituent une première découverte de la médecine générale et l'expression d'une solidarité intergénérationnelle, est capital pour l'attractivité de votre profession, mais aussi pour le maintien d'un niveau élevé de qualité.

Les défis sociaux, économiques et démographiques que notre société nous somme de relever, et que j'entends relever avec vous, nous imposent de faire évoluer les pratiques et d'instaurer des modes de prise en charge différents.

C'est pourquoi je veux favoriser les coopérations entre professionnels de santé au niveau local.

J'ai souhaité, sur ce sujet capital, un changement de paradigme : il s'agit de substituer aux transferts et délégations de tâches, qui, trop souvent, partaient d'une décision venue d'en haut, des coopérations mises en œuvre à partir du terrain, entre des professionnels de santé volontaires qui y trouvent un intérêt pour mieux prendre en charge leurs patients.

Elles devront, bien sûr, s'exercer dans le champ des connaissances, des expériences et des compétences des professionnels concernés.

À quoi sert une délégation de compétences qui n'est pas voulue par les professionnels et qui, de ce fait, n'est pas exercée ?

A vous de proposer, dans le cadre des ARS, des protocoles de coopération, qui seront ensuite validés par la Haute Autorité de santé.

Dans cette perspective, j'attends beaucoup de la création du Collège de médecine générale, en cours de constitution.

J'insiste d'ailleurs sur le fait que personne ne devra être oublié dans la constitution de ce collège. Les plus jeunes médecins, et, plus généralement, l'ensemble des représentants des médecins généralistes devront y trouver leur place. Ne faisons pas de cette autorité scientifique professionnelle un terrain de lutte syndicale.

Je sais que le professeur Olivier Goeau-Brissonnière y veille. J'y serai également attentive.

*

Enfin, ce dispositif structurel devra être complété par des mesures de régulation à définir dans le champ conventionnel.

Ces mesures de régulation doivent venir renforcer l'organisation de l'offre de soins telle qu'elle sera définie dans le cadre du SROS.

Il s'agit en particulier, comme cela a été prévu dans le cadre des états généraux de l'organisation de la santé, d'aider le fonctionnement des maisons ou des pôles de santé dans les zones les moins dotées, et d'inciter les médecins à ne pas exercer dans les zones les plus denses, notamment par la mise en place d'un contrat de service aux patients, rendu obligatoire dans les zones les plus dotées.

J'exclus par avance que ces mesures ne puissent s'appliquer qu'aux jeunes médecins ou aux nouveaux installés.

C'est pour nos concitoyens que je conduis cette réforme, mais aussi pour que les futurs médecins puissent exercer demain un métier modernisé, adapté à leurs attentes et aux enjeux.

Ce n'est certainement pas pour les écarter de la médecine générale, en faisant porter l'effort uniquement sur eux, au seul motif de préserver les intérêts des médecins installés.

L'accès aux soins est une priorité absolue, nous devons, collectivement, une réponse à nos concitoyens.

Je veillerai donc aussi, conformément à la volonté du président de la République, à ce que les négociations conventionnelles trouvent une solution opérationnelle à la question importante des dépassements d'honoraires.

Les discussions engagées sur le secteur optionnel doivent encore évoluer.

*

Mettre « la médecine générale sur le devant de la scène » : tel était l'objet de cette journée.

C'est aussi, je le sais, la finalité inlassablement poursuivie par MG France.

C'est, enfin, ma volonté la plus déterminée.

Pour la défense de la médecine générale, pour la première fois inscrite et définie dans le code de la santé publique, je me tiens résolument à vos côtés.

Pour mener à bien les projets les plus ambitieux et les plus nécessaires, je ne doute pas de votre engagement, de votre enthousiasme et de votre sens des responsabilités.

Vous avez la chance d'exercer un merveilleux métier, au plus près des patients.

Tous ceux que vous soignez savent ce qu'ils vous doivent. Vous leur devez les changements qu'ils attendent.

A vous de mettre en œuvre et de porter une réforme juste, une réforme pragmatique, une réforme indispensable.

Je vous remercie.

   haut_page.gif
   
   
   
   
   
   
 
Charte du site  MG France - 13  rue Fernand Léger, 75020 PARIS - téléphone : 01.43.13.13.13 Webmaster
 © Medsyn 2012 - Tous droits réservés