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15 millions de passages aux urgences en 2007
– un million de plus que l’année précédente, un chiffre qui ne
s’arrêtera pas là. Un million de passages en plus aux urgences traduit
la désorganisation croissante du système de soins qui peut mettre en
péril la santé des patients.
Pour leur part,
les médecins
généralistes, qui assurent 300 millions de consultations et visites à
l’année, font face à un surcroît d’activité dû pour
l’essentiel à des questions démographiques.
Cette surcharge de travail, associée à l’absence de lisibilité du
parcours de soins, entraîne un basculement direct d’une partie des flux
vers les urgences hospitalières.
Selon un rapport de la Cour des comptes de 2007, les urgences seraient
devenues « des services de consultations non programmées » où seuls 20%
des patients sont hospitalisés à la suite de leur passage.
Ainsi, 9 patients sur 10 se présentant aux urgences auraient pu être
pris en charge par les médecins généralistes :
- soit par le biais d’une
régulation
téléphonique permettant de fournir le conseil attendu
- soit, dans la mesure où l’essentiel des passages aux urgences se
fait pendant les heures ouvrables, par
une consultation en
cabinet.
De fait, l’hôpital ne peut devenir un mode de consommation de soins
banalisé par la méconnaissance du parcours de soins. Le 15 et les
urgences hospitalières doivent être réservés aux situations de détresse.
Pour MG France, premier syndicat des médecins généralistes, il faut :
- un mode
d’emploi clair du parcours de soins pour les patients
avec une définition des missions de chaque acteur ;
- la promotion de la
régulation
généraliste pour les appels relevant de la Permanence des soins
;
- les
moyens pour mettre fin à la baisse du nombre des
médecins généralistes, capables d’apporter une réponse adaptée aux
demandes de soins de premier recours sur tout le territoire.
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