Par une sorte d'incivilité moderne, les Parisiens abuseraient des numéros d'Urgence mis à leur disposition.
Il
ne s'agit pourtant pas de cela. Nos concitoyens, confrontés à un besoin
urgent d'avis médical ou de renseignement à caractère sanitaire
appellent dans la journée leur médecin traitant, mais n'ont d'autre
choix, en dehors de ces heures, que d'appeler le 15 et les autres
numéros d'urgence.
Pourtant,
à Paris comme partout en France, l'organisation existe désormais. Dans
des locaux communs, plusieurs milliers de Médecins Généralistes
spécialement formés coopèrent au quotidien avec leurs collègues
hospitaliers pour répondre aux appels. Ces généralistes répondent le
plus souvent par un conseil, si nécessaire organisent une rencontre
avec un médecin et transfèrent si besoin sans délai la demande à leurs
collègues urgentistes en poste à quelques mètres d'eux.
Cette
organisation est un vrai succès, plébiscité par les Français, qui
ignorent que lorsqu'ils composent le 15 la nuit ou un week-end, c'est
le plus souvent un médecin généraliste qui leur répond.
La
contrepartie de ce succès exponentiel est la surcharge du numéro 15 et
par débordement, celle des autres numéros d'appel 17 et 18, voire 112.
MG
France, premier syndicat de médecins généralistes, réaffirme avec son
syndicat départemental MG75 qu'il est urgent d'attribuer un numéro
national 33 33 à ces demandes d'avis et conseils médicaux.
D'ores
et déjà, comme à Besançon ou Poitiers, la preuve est faite qu'un tel
numéro protège l'accès au 15, numéro réservé à l'Aide Médicale Urgente
et connu comme tel . Les malades en détresse retrouvent une écoute
sans une seconde perdue, sans un abandon. Le 17 est rendu tout entier à
la Sécurité Publique et le 18 à la protection de nos concitoyens devant
les sinistres.
La
discussion prochaine par les Assemblées de la Loi HSPT est l'occasion
de procéder à cette mise en place indispensable du 33 33.