| MG France :
Qu'il s'agisse de la dramatique crise sanitaire de l'été, qu'il s'agisse des dépenses de santé, qu'il s'agisse maintenant de la prise en charge du début d'épidémie de grippe ou de bronchiolites, MG France ne peut accepter les mises en accusation répétées des médecins de ville.
Les accusations du Président de la Coordination Médicale Hospitalière, renforcées par des positions publiques, sont inacceptables. Au delà des médecins généralistes ou des pédiatres libéraux, ce sont des milliers de pharmaciens, des milliers d'infirmières et des milliers de kinésithérapeutes qui assurent en hiver la continuité des soins pour l'essentiel de la population française.
Les médecins généralistes assurent 300 millions de consultations annuelles quant 12 millions de passages sont assurés dans les services d'urgences, dont 20% seulement relèvent réellement de l'urgence médicale ou chirurgicale.
8 000 généralistes différents soignent plus de 60 000 patients chaque dimanche. 3 200 tours de garde répartis sur l'ensemble du territoire organisent volontairement la permanence de soins la nuit et les week-ends. Ces données chiffrées, maintes fois répétées, issues des statistiques de l' Assurance Maladie doivent mettre un terme définitif aux accusations infondées.
- Les soins de première intention, dits soins primaires, hors les situations d'Aide Médicale Urgente, relèvent du milieu ambulatoire et sont assurés par les soignants de ville.
- Les soins de deuxième intention, et l'aide médicale urgente, relèvent de l'Hôpital public ou privé.
Le déploiement sans cesse observé d'une activité qui relève des soins de ville, par exemple pour les consultations anti-tabac, les migraines, les lombalgies, l'hypertension, ou le diabète, détournent les moyens humains et économiques de l'hôpital qui devrait être concentrés sur les situations les plus lourdes et nécessitant des plateaux techniques : services d'urgences, de chirurgie, d'obstétrique et de réanimation.
Plutôt que lancer des anathèmes à chaque encombrement des hôpitaux, MG France appelle au recentrage et à la coordination de chaque secteur de soins sur sa mission propre.
Paris le 30 novembre 2003
Contact
- Pierre Costes 06 60 63 43 88
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