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La Médecine Générale est LA spécialité perdante |
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11-11-2008 |
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MG France, premier
syndicat de médecins
généralistes, constate
une fois de plus, au
cours de la séance de
négociation
conventionnelle de ce
mercredi 12 novembre,
que la médecine générale
est LA spécialité
perdante
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La séance de discussions conventionnelles de ce jour a
été consacrée à l'analyse de la situation des
spécialités techniques (spécialités dont la part des
actes techniques représentent plus de la moitié des
honoraires).
Sur la période 2000-2007, le constat est sans appel :
augmentation importante de la proportion d'actes
techniques par spécialité, augmentation très importante
du nombre total des actes techniques et augmentation
très importante des dépassements d'honoraires.
Cette évolution, issue en grande partie des dispositions
de la convention de janvier 2005, a profité de façon
très inégale aux professionnels selon leur spécialité.
Les spécialités techniques sont les grandes
bénéficiaires, d'autant plus que la part des actes
techniques est élevée et la répétitivité des actes
importante. Par exemple, les radiologues voient leur
chiffre d'affaires par médecin (583 538 euros en 2007)
augmenter de 5%. Sur les sept premiers mois de l'année
2008 chacun a ainsi été augmenté de 14 500 euros.
Les spécialités cliniques ou à actes techniques non
répétitifs (chirurgie) sont les grands perdants des
évolutions de revenus des médecins.
La médecine générale est une spécialité en déshérence
économique. Toutes ces évolutions ne sont pas décidées
par les pouvoirs publics mais observées. Les
parlementaires lorsqu'ils votent l'ONDAM, n'ont aucune
connaissance de la destination de cette enveloppe
financière.
L'observation de ces évolutions explique la désaffection
des étudiants pour les spécialités à la plus forte
pénibilité et aux plus faibles rémunérations, notamment
la médecine générale.
Les séances de discussions conventionnelles se suivent
et l'urgence de la revalorisation des médecins
généralistes n'est toujours pas abordée.
Pour MG-France, premier syndicat de médecins
généralistes, l'urgence est la revalorisation de la
médecine générale. La population, le gouvernement, les
parlementaires, se sont prononcés pour la présence de
médecins généralistes sur tout le territoire.
Les
discussions conventionnelles doivent décider des
revalorisations de la médecine générale : utilisation de
la nomenclature spécialisée dont l'utilisation du CS,
rémunérations forfaitaires, rattrapage du différentiel
entre généralistes et autres spécialistes (qui est passé
de 50% à 100% depuis 2005), aides à l'exercice notamment
en maisons de santé pluridisciplinaires.
L'urgence immédiate est donc bien la revalorisation de
la médecine générale pour permettre le maintien d'un
maillage du territoire par des médecins généralistes,
élément premier du droit constitutionnel à la santé pour
tous les français sur tout le territoire.
Martial
OLIVIER-KOEHRET, Président 06 18 45 90 36
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Dernière mise à jour : ( 12-11-2008 )
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