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MG France participera activement aux discussions conventionnelles du 25 septembre. Version imprimable Suggérer par mail
22-09-2008
 
MG France, premier syndicat de médecins généralistes, participera activement aux discussions conventionnelles du 25 septembre.
 
Pour MG France, le bilan de la convention 2005 est sans appel: activité des généralistes en baisse, blocage de leur rémunération, contraintes immédiates sur leur exercice et ... promesses de revalorisation plus tard sous condition.
 
Poursuivre la même politique, c'est poursuivre la perte d'attractivité qui pousse les jeunes médecins vers les spécialités rémunératrices ou le salariat et c'est aggraver le déficit démographique sur le territoire.

Le Conseil de l'Ordre des Médecins confirme une baisse proche de 5% sur un an de la densité de médecins en activité régulière. Seuls 10% des médecins formés s'installeront en libéral, aboutissant à l'effondrement de près de 40% du nombre de médecins généralistes libéraux en 2025

Pourtant, avec le vieillissement de la population, les besoins de soins de proximités pour le maintien à domicile, pour l'accompagnement à tous les âges de la vie augmentent.

Le Président de la République, la ministre de la santé,  le parlement ont d'ailleurs souhaité que soit renforcée l'offre de soins de premiers recours.

Devant l'urgence de la situation, MG France, premier syndicat de médecins généralistes, demande:

  • La possibilité immédiate d'appliquer la nomenclature spécialisée, dont le CS, pour les généralistes qualifiés spécialistes par le Conseil de l'Ordre
      
  • La mise en place de rémunérations forfaitaires pour le suivi des maladies chroniques et la prévention
      
  • La reconnaissance de tâches actuellement non rémunérées ou à forte contrainte : réponse à la population sur des plages horaires étendues (plus de 57 heures de travail hebdomadaire en moyenne nationale), continuité des soins, renseignements téléphoniques, missions de service publique (permanence des soins),  actions de santé publique.
      
  • Le développement des « fonctions supports » des cabinets de médecine générale, dont des aides pérennes pour l'emploi de personnel qualifié en charge du travail administratif afin de recentrer le médecin sur son exercice médical
      
  • Le développement des regroupements des acteurs du soin ambulatoire ainsi que des maisons de santé, en coopération avec d'autres professionnels, pour favoriser un exercice plus proche des attentes des jeunes médecins, inciter à leur installation et améliorer les conditions de travail.
      
  • L'application de mesures incitatives pour la répartition territoriale.
     
  • La nomination de titulaires universitaires en médecine générale pour l'enseignement spécifique de la médecine générale et l'incitation à la création de postes d'enseignants cliniciens ambulatoires (maîtres de stages).
     
  • Le développement de la protection sociale des médecins généralistes libéraux, prévoyance et retraite.

Rattraper le différentiel entre le chiffre d'affaire des généralistes (133000€) et celui des autres spécialités (244000€) est une urgence sanitaire afin d'éviter la disparition de la médecine générale de premier recours et garantir l'égal accès aux soins de la population.

MG France, premier syndicat de médecins généralistes, portera l'ensemble de ces revendications pour les  négociations conventionnelles à venir, mesures essentielles qui préfigurent  la mise en place de l'accompagnement de la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires.

 

Dernière mise à jour : ( 09-02-2009 )
 
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