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Augmentation en catimini du C2 |
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16-12-2007 |
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MG France dénonce l'élargissement en
catimini du champ de la cotation C2 de certains médecins spécialistes
consultants |
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le 16 décembre 2007
Après les deux avenants
tarifaires d'augmentation de certains spécialistes la semaine dernière
(augmentation moyenne de 5% de certains actes techniques soit plusieurs
millions d'euros en année pleine), une modification profonde de la
cotation des actes cliniques autour du C2 de consultant est programmée.
Les médecins généralistes traitants ont
sont délibérément exclus.
Après la MPC, voilà une nouvelle démonstration de la politique active
qui vise à vider le médecin traitant créé par la réforme de 2004 de
l’essentiel de son contenu.
L’utilisation de l’acte de
consultant est passée en deux ans rapidement à 500 000 puis plus de 600
000 actes par mois, parfois avec demande a posteriori de la lettre du
médecin traitant .... En 2007 l’augmentation d’honoraire qui va en
résulter sera de plus de 8% par rapport à 2006.
MG France premier syndicat
de médecins généralistes, dénonce la rédaction du texte,
particulièrement agressive par l'exclusion des spécialistes en médecine
générale qualifiés par l’Ordre des Médecins. Augmenter les rémunérations
autour du C2 au moment où les caisses refusent de rembourser aux
patients les CS des médecins spécialistes qualifiés en médecine générale
serait un signe choquant du maintien du "deux poids deux mesures" en
vigueur depuis janvier 2005.
Plus au fond, les évolutions
des revenus des différentes spécialités ces dernières années suscitent
de multiples interrogations. Pourquoi sacrifier les actes techniques non
répétitifs des chirurgiens et obstétriciens et les actes cliniques de
ville dont la médecine générale, sous cotés, et par ailleurs favoriser
les actes techniques répétitifs des radiologues par exemple (plus 3,8%
en 2006 et plus 4,9% en à fin août 2007) ?
Pour MG France, une
politique résolue de revenus doit être mise en place, dans la clarté, et
les gains de productivité de certains actes redistribués avec un souci
d'efficience. La priorité est de définir les missions des différents
acteurs du système de soins. Cette définition acquise, il faudra
valoriser à leur juste niveau les soins de premier recours sous-évalués
en France, ainsi que les actes de consultants et les actes non
répétitifs des chirurgiens et des obstétriciens.
Le catimini ou l'enveloppe
de Noël ne peuvent constituer une politique au service du pays et des
soins de qualité.
La démarche des Etats
Généraux de l'Organisation de la Santé marque la volonté d'organiser le
système de soins dans le dialogue. Cette organisation se traduira dans
le champ conventionnel et dans la loi préparée par le Premier Ministre
et permettra de garantir aux français des soins de qualité et la
pérennité de la protection sociale solidaire.
Pour MG France la médecine
générale maillon essentiel du système de soin et cheville ouvrière du
premier recours retrouvera son attractivité et pourra jouer pleinement
son rôle lorsque
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les
missions de premier recours, synthèse et coordination de soins, des
médecins généralistes seront clairement explicitées
-
l'exercice quotidien sera valorisé
à hauteur des standards équivalents nationaux et européens, soit des
revenus directs 50 à 100% au-dessus de leur niveau actuel et des
revenus indirects, protection sociale et retraite notamment, alignés
sur l'exercice salarié.
-
les moyens professionnels:
locaux, plateau technique, personnel seront alloués aux médecins
généralistes pour remplir leurs missions sur tout le territoire pour
toute la population.
Toute mesure nouvelle doit
s'intégrer dans cette volonté d'organisation et dans la nouvelle logique
de réaffectation des masses financières aux plus efficients.
Contacts :
- Dr Martial OLIVIER-KOEHRET 06 18 45 90 36
-
Dr
Thierry LE BRUN
06
85 83 64.10
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