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09 septembre 2010 
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Contribution Economique Territoriale : bonne affaire en 2010 ! Version imprimable Suggérer par mail
 
La loi de finances 2010 a supprimé la Taxe Professionnelle et l'a remplacée par une Contribution Economique Territoriale (CET).

Concernant les BNC - donc, entre autres, les médecins - loi prévoyait de calculer la CET :

- sur la base de la seule valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière lorsqu'ils emploient plus de 4 salariés et que leur chiffre d'affaires est inférieur à 500 000 € ;

- sur la base de la valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière ET de 5,5 % de leurs recettes lorsqu'ils emploient moins de cinq salariés.

Le Conseil constitutionnel a supprimé le régime des recettes considérant que a loi aurait conduit à traiter différemment des contribuables ayant le même chiffre d'affaires et se trouvant dans des situations identiques.

Ainsi, pour l'année 2010, les médecins vont bénéficier d'une baisse substantielle de leur imposition au titre de l'ex-taxe professionnelle

 MG France avait dénoncé cette inégalité de traitement qui pénalisait les médecins généralistes en juin 2009 :

Réforme de la taxe professionnelle : injuste pour les médecins

Reforme de la taxe professionnelle : Une réforme qui pénalise les médecins qui employent moins de 5 salariés

Vous le savez, la suppression de la taxe professionnelle a été votée par les sénateurs il y a quelques jours. La suppression de la taxe et son remplacement par un nouvel impôt appelé « Contribution économique territoriale » (CET) est aujourd’hui actée.

Pourtant, la plupart des professions libérales dont les médecins généralistes ne verront pas leur charge fiscale baisser. Nous sommes pour la grande majorité d’entre nous sous le régime des bénéfices non commerciaux (BNC) et employons moins de 5 salariés.

Nous sommes exclus de cette réforme : seuls les professionnels en sociétés, BIC ou en BNC avec plus de 5 salariés s’acquitteront de la nouvelle CET plus avantageuse.


Les BNC de moins de 5 salariés restent taxés avec l’ancien dispositif (taxe professionnelle assise sur la valeur locative de nos cabinets et sur 6% de notre chiffre d’affaires).

Cette réforme est donc profondément inégalitaire.
La pénalisation financière est importante: nous payerons 5 à 10 fois plus que les sociétés ou les BNC avec plus de cinq salariés.

Le texte va revenir en discussion a l'assemblée en deuxième lecture dans quelques jours.

Nous devons protester auprès de nos députés contre cette injustice fiscale et demander l'alignement des BNC avec moins de cinq salariés sur le nouveau calcul.

Une fois encore, nous en appelons à votre participation.

Lettre type pour votre député :

 

Madame ou Monsieur le député,

Alors que la situation des médecins généralistes est si peu attractive que les médecins installés  se reconvertissent vers le salariat et que les jeunes médecins se détournent de l’exercice libéral, la réforme de la taxe professionnelle vient une nouvelle fois les pénaliser.

L’exclusion des BNC de moins de cinq salariés du nouveau calcul de la Contribution Economique Territoriale, CET,  constitue une inégalité devant la loi entre deux catégories de citoyens.

Nous vous demandons d’intégrer les BNC de moins de cinq salariés dans le nouveau calcul de la CET.


Pas d'illusion cependant, étant donné les sommes en jeux, les textes seront probablement corrigés pour l'année 2011 comme le laissent entendre les déclaration de Christine Lagarde (article Les Echos du 23/02/01)
 

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Professions libérales :
l'Etat renonce à 770 millions d'euros de recettes

[ 23/02/10 ]

Censuré par le Conseil constitutionnel, le régime fiscal des professions libérales ne sera pas corrigé avant le 1 er janvier 2011, a annoncé Christine Lagarde la semaine dernière.

Comme la taxe carbone, le régime fiscal des professions libérales, que modifiait la réforme de la taxe professionnelle, a été censuré par le Conseil constitutionnel fin décembre. Comme elle, il soulève de nombreux enjeux juridiques et économiques, empêchant le gouvernement de présenter une nouvelle copie dans des délais rapides : aucun nouveau projet ne sera donc soumis avant la présentation de la loi de Finances 2011. Les 518.000 individus titulaires de bénéfices non commerciaux (BNC) qui ont basculé dans le droit commun depuis le 1 er janvier disposent donc d'un sursis d'un an avant de retrouver, peut-être, une taxation plus lourde et plus conforme à leur modèle économique.

Le gouvernement, qui préfère temporiser plutôt que prendre le risque d'une deuxième censure, en paie le prix fort : en maintenant le statu quo, il prive les communes de 770 millions d'euros de recettes cette année, a priori compensées par l'Etat.
« Réouvrir le dialogue »

Mais il semble hors de question que ce « cadeau » soit renouvelé l'an prochain, en tout cas intégralement. « Nous devons réouvrir le dialogue de manière concertée et intelligente avec les professionnels concernés », a indiqué Christine Lagarde la semaine dernière, devant l'ordre des experts-comptables. En clair, les professions libérales continueront d'être taxées sur leurs recettes, et non sur leur résultat, comme le sont les autres entreprises. « Mais le nouveau régime sera certainement moins pénalisant que celui qui existait jusqu'à l'an dernier », explique une source gouvernementale. L'Etat ne retrouvera donc jamais les 770 millions de recettes annuelles affichées jusqu'alors.

Pour passer l'obstacle du Conseil constitutionnel, le gouvernement devra effacer la différence de traitement existant, depuis trente ans, entre les entreprises de moins ou de plus de 5 salariés : celles de moins de 5 salariés sont soumises à une cotisation foncière calculée sur leur valeur locative, plus 5,5 % de leurs recettes. Celles de plus de 5 salariés ne sont taxées qu'au titre de leur valeur locative.

L. R., Les Echos

 

 

 
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