| Pédiatre / MG : si prestation égale-> même rémunération |
|
|
|
| 04-07-2002 | ||||
MG France se félicite de l'annonce d'un premier accord de bonne pratique qui devrait être ouvert avant le 15 Juillet à l'engagement de chaque médecin pédiatre désireux de bénéficier de la majoration de 5,13 euro relative à certains actes concernant les enfants de 0 à 24 mois. Pour MG France, l'observation des chiffres montre que cette majoration justifiée pour valoriser le contenu propre à certaines consultations de l'enfant en bas âge, ne repose pas sur une inégalité particulière de revenu pour cette spécialité. En effet sur l'année 2001, à pourcentage de charges égales, on trouve peu de différence dans le chiffre d'affaire moyen entre les catégories de médecins qui s'occupent des enfants, d'autant qu'il n'est pas tenu compte de l'activité hospitalière ou clinique ou en dispensaire effectuée par les médecins pédiatres. Le chiffre d'affaire moyen des médecins généralistes en 2001 (en date de soins) est de 107.312 euros et celui des pédiatres de 108.378 euros. La seule différence structurelle réside dans le taux de dépassements d'honoraires: MG 5,2%, Pédiatres 13%. En ce qui concerne l'activité, on note le même volume d'actes concernant les enfants de 0 à 9 mois entre les médecins pédiatres et les médecins généralistes. Par contre, pour les enfants de 9 et 30 mois, on observe deux fois plus d'actes de généralistes que de pédiatres et entre 30 mois et 7 ans quatre fois plus d'actes de généralistes que de pédiatres. Au total la médecine générale en France effectue à elle seule près de 90% de l'activité pédiatrique entre 0 et 15 ans. Il existe des différences notables entre les régions françaises, au sein même des régions, et entre les centres urbains et les périphéries qui sont à mettre en rapport avec une totale inégalité de présence de médecins pédiatres sur notre territoire. Les deux spécialités, médecine générale et pédiatrie, au départ étaient des médecines de population (avec ou sans tranche d'âge) à la différence des spécialités d'organe. C'est par l'organisation de son mode de travail que la pédiatrie choisira son avenir : - Soit en médecine générale de l'enfant, travail identique au généraliste quand il soigne des enfants, avec la garde, les rendez-vous rapides et la pathologie tout venant de première intention mais concernant l'enfance. - Soit en spécialité de deuxième intention, consultant après et sur envoi des généralistes, à propos de pathologies spécifiques de l'enfant, mucoviscidose déséquilibrée ou avancée, insuffisance cardiaque, rhumatisme ou cancer. Dans ce cadre, la pédiatrie spécialisée rentre en concurrence qualitative, de compétence ou de champs, avec les spécialités d'organe, pneumologue, cardiologue, etc... orientées sur la cardiopédiatrie, pneumopédiatrie, allergopédiatrie, neuropédiatrie etc... (Il existe certains pédiatres qui consultent comme des généralistes, sans sélection de pathologie lourde mais qui s'organisent comme des spécialistes avec RV à long terme et absence de garde ou d'urgence. Cette attitude de "spécialistes de la soupe de carotte ou du vaccin aux heures ouvrables", rare et abusivement exagérée ne doit pas obérer la réflexion.) En dehors de cette remarque marginale, il nous semble que le corps des pédiatres doit choisir entre ces deux voies. Se développer en généraliste de l'enfant, avec les même droits, les mêmes devoirs et la même structure de rémunération que leurs collègues généralistes de tous les âges, ou se développer en véritable spécialité de deuxième intention. Sans les obligations du premier niveau, mais avec de plus en plus de compétences et de spécialisation au service de ces jeunes patients en développant l'échographie pédiatrique, l'échocardiographie pédiatrique, la neuropédiatrie, la pneumopédiatre etc... dont nous manquons cruellement. Dans l'immédiat, et quelle que soit la voie d'avenir choisie par cette spécialité, MG France restera fidèle à son approche d'égalité de rémunération entre les différentes spécialités, d'autant plus quand cela concerne le même acte, ou la même prestation médicale. En clair de même que la pose d'un DIU (Stérilet) se cote K 20, qu'elle soit effectuée par un gynécologue, un obstétricien, un chirurgien ou un généraliste (qui en posent à eux seuls plus de la moitié), la majoration de 5.13 euro relative aux bébés de 0 à 24 mois, devra être applicable par les généralistes quand ils effectueront les mêmes actes dans les même conditions. Cette exigence sera rappelée le 9 Juillet 2002, dès la première séance de rénovation du système conventionnel. Paris le 4 juillet 2002
|
||||




