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La grave crise
démographique actuelle des médecins généralistes est le reflet de la
désorganisation du système de soins: dégradation historique des
comptes, dégradation des indicateurs sanitaires, patients
désorientés et pressurés, professionnels sans perspectives.
Devant ce sombre
bilan, les médecins généralistes, en première ligne, subissent de
plein fouet l'absence de moyens professionnels, la dégradation des
revenus et des conditions de vie. Les jeunes médecins se désengagent
de l'exercice libéral et le mouvement de départ avant la retraite
des médecins installés s'amplifie.
Avec
des moyens professionnels dérisoires, sans commune mesure avec ce
qu'ils connaissent lors de leurs études, les jeunes médecins se
tournent vers des postes salariés aux conditions de vie, de revenus
et de protection sociale plus attractifs.
La politique du bâton
imaginée dans le PLFSS est l'archétype de la fausse "bonne-solution"
et détournera encore plus de jeunes médecins de l'exercice libéral.
Imagine-t-on un généraliste réquisitionné dans une zone "trop
pourvue" et accompagné par les gendarmes à un cabinet dans une zone
déshéritée?.... Tout cela n'a aucun sens...
Il faut dialoguer, dialoguer sans cesse, et sortir de
l'incommunicabilité qui a prévalu ces derniers temps.
Le dialogue engagé par le cabinet de Mme Bachelot et les
organisations de médecins en formation est un premier pas.
Ce fil renoué doit permettre de lever les ambiguïtés. Il faut que
tous les acteurs de cette crise, pouvoirs publics, médecins
installés, médecins en formation affirment et réaffirment sans cesse
leur volonté d’aboutir à un accord sur des mesures incitatives à
l’installation de médecins libéraux en fonction des besoins
sanitaires de la population.
Pour MG France, il faut sans tarder ouvrir des négociations avec
toutes les composantes professionnelles et répondre à la première
urgence: préserver la couverture territoriale actuelle en médecins
généralistes à proximité des français.
Le préalable à la garantie du droit constitutionnel aux soins est la
présence d'un médecin généraliste sur tout le territoire.
Pour MG France le gouvernement doit prendre en compte les attentes
des médecins installés pour enrayer la phénomène de départ avant la
retraite, et y répondre.
MG-France appelle les jeunes médecins en formation et les
organisations qui les représentent à proposer dès à présent, les
dispositifs incitatifs à l'installation capables de redonner l'envie
de l'exercice quotidien de la médecine générale : élaborez vos
propositions, portez les, prenez en mains votre avenir. Les médecins
installés seront à vos côtés et vous soutiendront pour relever le
défi de l'organisation
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