| 90 % du territoire et 95 % de la population couverte (Il manque quelques départements en règle ruraux)
L'observation montre que le regroupement de la régulation hospitalière assurant l'aide médicale urgente et de la régulation assurant les consultations téléphoniques dans un même lieu est féconde et efficace.
3000 Médecins Généralistes spécialement formés -dont plus du tiers par MG FORM- assurent le service.
La mission concerne 80 % des appels arrivant dans les centres de réception des appels
Les deux tiers des appels ne donnent lieu à aucune intervention médicale et se résolvent par téléphone.
En 2007, plus d'un 1/3 des actes majorés font l'objet d'une régulation préalable versus moins de 15 % en 2006 (région Midi Pyrénées)
Le volume des appels reçus dans les centres augmente de l'ordre de 15 à 20 % par an, ces appels étant imputables à la permanence des soins.
L'immense majorité de ces appels est reçue, cas quasi unique au monde, sur le numéro d'urgence 15, le mettant en danger (le rapport IGAS 2006 sur les Urgences pointe un « vrai problème de santé publique.
Le risque est majeur d'incapacitation du 15 en cas de crise sanitaire majeure.
Le retour d'expérience de la crise du Chikungugna à la Réunion, a montré, malgré un Centre 15 moderne, les tensions majeures sur le numéro 15 et l'écoute des détresses, pour un doublement des affaires.
Au total, c'est environ 90 % de la population, qui, souvent sans le savoir, bénéficie de la protection des régulations libérales. Avec, à la clé, pour les MG, l'expérience accumulée désormais de millions d'appels chaque année.
Un certain nombre de ces centres possèdent un numéro public médiatisé distinct du 15, pour les demandes d'avis médical et renseignements sanitaires. L'expérience de ces départements, montre que le renvoi vers le régulateur de l'Aide médicale Urgente, sans délai du fait de l'interconnexion ou de la présence des deux régulations dans les mêmes locaux, concerne moins de 1% des appels. La population sait parfaitement séparer l'avis médical de l'appel à secours urgents. Ce qui est aussi conforme à ce qui se passe dans des grands pays comme l'Australie ou le Canada qui mettent deux numéros distincts à la disposition de la population.
Dans le même sens, 76 % des médecins libéraux estiment qu'une information adaptée, disponible, proche permettrait un moindre recours à la visite à domicile, à fortiori non programmée (Source URML IDF -2006)
Une question est posée :
Alors que la fréquentation des services d'accueil -urgences des hôpitaux augmentait jusque 2003 sur un rythme de 4 %, une stabilisation apparaît dès cette année et même en 2004, une diminution de 1% en ce qui concerne l'hôpital public.
Alors qu'un gros investissement notamment en personnel médical a été effectué et que le nombre annuel de patients vus chaque année par un médecin urgentiste diminuait fortement. (Source Rapport DREES 2006)
En fait, l'expérience rapportée par les régulateurs libéraux, tend à indiquer que lorsqu'un patient appelle la régulation, qu'il est satisfait, qu'il lui est systématiquement déclaré qu'il peut rappeler, quel intérêt aurait il a se rendre aux « urgences » et patienter quelques heures ?
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