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Le Médecin Généraliste Traitant, manager des maladies chroniques |
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| Quelques chiffres pour prendre la mesure du problème |
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(Rapport BAS Ministère de la santé 2007)
Les maladies chroniques touchent 15 millions de personnes atteintes plus ou moins sévèrement, soit 20% de la population française.
Dont 7,5 millions de ces personnes disposent d'une prise en charge à 100% (affection de longue durée). 10 millions pourraient entrer dans ce régime d'ici 2010.
Ces maladies sont à l'origine de 60 % des décès dont la moitié survient avant l'âge de 70 ans.
Coût : 84 milliards d'euros par an sont consacrés à la prise en charge des 7,5 millions de personnes qui bénéficient du régime d'affection de longue durée.
Pour 2010, la croissance de ces charges pourrait représenter 1,25 point de CSG.
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Quelles maladies chroniques ?
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- Hypertension artérielle, qui concerne 7 millions de personnes
- Asthme : 3,5 millions
- Bronchite chronique : 3 millions
- Diabète : 2,5 millions
- Insuffisance rénale chronique : 2,5 millions
(dont 60 000 en IR terminale (dialysés ou greffés) Source : registre REIN et CNAMTS )
- Maladie de Alzheimer : 900 000
- Psychose : 890 000
- Cancer : 700 000 (InVS 2003)
- Epilepsie : 500 000,
- Polyarthrite rhumatoïde : 300 000
- Maladie de Parkinson : 100 000
- Sclérose en plaque : 50 000
- SIDA : 30 000
- Maladie de Crohn et recto-colite ulcéro hémorragique :100 000 (Registre EPIMAD. 1998)
Quelle que soit la maladie, il y a une répercussion avec plusieurs conséquences. Il faut donc un regard global pour bien orienter et améliorer le suivi.
Une meilleure PEC change la vie des maladies chroniques, et optimise les coûts.
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Les maladies chroniques augmentent avec l'âge
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Apparition avec l'âge de plusieurs maladies chronqiues chez le même patient, d'où la nécessité de gestion de situations complexes :
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poly pathologies chroniques et facteurs de risque
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poly prescriptions médicamenteuses
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suivi au long cours
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coordination d'intervenants multiples
La dépendance augmente avec l'âge .
Le HCAAM (Note du 24 mai 2007) prévoit une augmentation de la demande de recours de 10 à 20% pour 2020 et une réduction de l'offre médicale (densité 2025 = densité 1980).
Les médecins généralistes assurent l'essentiel des soins à la population dans chaque tranche d'âge.
La spécialité Médecine générale est à l'origine de 74% des diagnostics posés. (cf tableaux)
Recours à un MG :
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Pour les 60-74ans, 89% des hommes et 92% des femmes ont recours MG dans l'année.
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Pour les plus de 80 ans, ces recours s'élèvent à 95 %.
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Nombre moyen de problème de santé pris en charge en MG chez les plus de 65 ans : 2.5 par séance
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Le recours aux visites au domicile et lieu de vie du patient augmente avec l'âge, notamment pour les plus de 80 ans où elle devient le mode principal de recours au médecin généraliste (>65%)
Dans la tranche d'âge des plus de 65 ans, le recours à l'avis de médecin spécialiste concerne 8% des séances.
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Plus de besoins de compétences coordonnées
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- au plan du diagnostic
- au plan du traitement
- au plan du suivi ambulatoire
Le rôle MG = « manager » des maladies chroniques, car soigner les gens c'est « autre chose que de faire des ordonnances ».
Nous voulons être entourés : le patient sera mieux pris en charge.
Grâce, par exemple, à une équipe de soins pluridisciplinaire.
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Comme dans l'expérience ASALEE, avec des bons résultats
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Pour une population cible de 31.370 patients dont 1.638 diabétiques de type 2 et 5.336 patientes de 50 à 75 ans.
Dans les cabinets ayant une infirmière depuis plus d'un an :
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76 % des patientes de 50 à 75 ans ont une mammographie de dépistage
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62 % des patients diabétiques une HbA1c < 7 % + 19% versus ENTRED
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les indicateurs de suivi du diabète hba1c +7%, créatinine id, micro albuminurie +31%, LDL cholestérol + 4 %, ECG + 11%
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| En résumé |
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Les médecins généralistes traitants assurent l'essentiel des soins à la population quelque soit l'âge.
Ils prennent en charge l'essentiel des soins concernant les pathologies chroniques et les personnes âgées.
Tout cela nécessite des moyens structurels ambulatoires n'existant pas actuellement en France, permettant de constituer des équipes de proximité autour du patient, avec un bénéfice sanitaire et économique.
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Dernière mise à jour : ( 10-06-2007 )
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