Les médecins généralistes traitants jouent aujourd'hui un rôle majeur dans la prévention, le traitement des maladies chroniques mais aussi l'orientation et le conseil téléphonique des patients.
Comme dans de nombreux pays étrangers, les généralistes souhaitent aujourd'hui organiser et coordonner ces actions au niveau national pour mieux prendre en charge les patients, désengorger les urgences, fluidifier le système et rationaliser les dépenses de santé.
MG France s'adresse aujourd'hui aux candidats aux Législatives pour qu'ils s'engagent sur un certain nombre de mesures essentielles qui permettront de dégager les moyens nécessaires à de telles ambitions.
Concernant la prévention des grandes pathologies, il s'agit d'empêcher la survenue des cancers, en particulier du sein ou du côlon ; les contaminations (comme le Sida), les accidents cardiovasculaires ou encore l'ostéoporose.
Pour ce faire, MG France demande la mise en place d'une consultation annuelle chez son médecin traitant, uniquement dédiée à la prévention et à l'évaluation des facteurs de risque.
Une telle consultation est actuellement expérimentée dans certains cabinets, à l'aide du logiciel « plan de prévention personnalisé ». Les résultats sont très encourageants et l'expérience devrait être généralisée.
Concernant les maladies chroniques, (diabète, asthme, cancer...) qui touchent un Français sur cinq (soit 15 millions de personnes), les médecins généralistes traitants ont besoin de moyens et de partenaires pour structurer ce suivi de façon optimale. Les généralistes souhaitent travailler avec une équipe de soins pluridisciplinaire (infirmière, diététicienne...). Une étude expérimentale dans ce sens, « Azalée », affiche de bons résultats avec une nette amélioration de la qualité de vie des patients.
Les généralistes sont aussi à l'écoute des malades, par téléphone. Le numéro d'urgence (15) est submergé par des appels qui n'ont aucun caractère d'urgence (80% des cas). Les médecins généralistes les prennent en charge quasiment sur l'ensemble du territoire national. Leur rôle est alors triple : conseil téléphonique, orientation vers une structure médicale animée par des généralistes ou un médecin de garde, et repérage d'une détresse possible alors traitée avec leurs collègues hospitaliers (SAMU, SMUR). Plus de 3000 généralistes sont formés pour cela et assurent la régulation en France.
MG France préconise la mise en place d'un numéro national pour les généralistes, par exemple le 33 33, et demande les moyens de remplir pleinement cette mission qui désengorge les urgences et le standard téléphonique du Samu.
Par ailleurs, 70 % des appels ne donnent pas lieu à rencontre avec un médecin. La consultation téléphonique suffit à régler le problème. MG France demande d'autoriser par la loi la prescription médicale téléphonique.
MG France attend aujourd'hui que les futurs députés se prononcent sur ces mesures qui permettront au pays de s'appuyer sur le corps des médecins traitants et, au bout du compte, qui entraîneront une nette amélioration du système.
7 juin 2007