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Pierre Costes : MGF lance le C à 23 euros .. et pourquoi pas 25 ou 26 ? |
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18-02-2006 |
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FORUM : MG France prône le C à 23 le jour où paraît au JO l'arrêté fixant au 29 mai la date des élections professionnelles. Seriez-vous déjà dans l'électoralisme ?
Pierre COSTES : Il était essentiel de mettre les pendules à l'heure. Le théâtre conventionnel tente d'endormir les généralistes sous un aspect pseudo combatif des syndicats signataires. Mais en réalité, à la fin, c'est toujours la même musique. Un euro de plus et diverses mesures compensatrices du parcours de soins, tout de suite pour les uns, et une revalorisation du C, plus tard et sous conditions, pour les autres.
Sur le terrain, on observe des généralistes, évidemment excédés par la bureaucratie, qui pratiquent de plus en plus des C à 22, 24, 25 ou plus, avec des cotations en MCG, en DE ou sans cotation du tout. Il fallait un mot d'ordre clair, simple, et qui donne du sens. C à 23, c'est la valeur du C plus la valeur annoncée de la majoration du spécialiste, ce sera la valeur du C de l'enfant entre 2 et 6 ans... C'est surtout la valeur officielle du CS aujourd'hui !
FORUM : Pourquoi le C à 23 et pas à 25 ou 26 comme vous le demandiez récemment ?
Pierre COSTES : La reconnaissance de la médecine générale, comme spécialité à part entière, avec son enseignement, sa recherche, va de pair avec une reconnaissance tarifaire. Que ce soit 25, 27, 30 euros peu importe ! C'est le principe d'égalité de traitement entre les spécialités qui compte. Pour l'instant le CS est à 23. Le C doit sans attendre être à 23. En, choisissant la cotation C+MCG, nous ouvrons le droit des patients à un légitime remboursement de notre spécialité dont la coordination est un axe spécifique. C'est important pour MG France qui a toujours fait de l'accès aux soins un point essentiel. Remboursement par la caisse ou la complémentaire, suivant la situation du patient au regard de son inscription ou non dans le parcours de soins.
FORUM : MG France réunit un Comité Directeur le 9 mars, quelles décisions ?
Pierre COSTES : La convention est en crise. Les négociations tournent au jeu de rôle et comme toujours sur le dos des généralistes. La bureaucratie et les paperasses envahissent notre pratique.
Les contraintes et les contrôles visent essentiellement les MG. Il faut que cela cesse. Si vous rajoutez le C à 23 et l'organisation des élections professionnelles de mai qui seront déterminantes pour la nécessaire remise à plat de la convention pour les généralistes, il y a du travail.
Par ailleurs, lors de ce Comité Directeur, avec MG Réunion nous tirerons les enseignements de l'épidémie du Chikungunya. Notamment en terme des moyens nécessaires pour ceux qui vont effectuer plus de 95 % des soins dans la pandémie grippale aviaire que les autorités annoncent maintenant comme inéluctable. Sur ce thème comme sur les autres, et au vu d'un dossier médiatique certes, mais très mal engagé pour les généralistes, MG France prendra position sans aucune ambiguïté.
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