| Fin de vie : MG France, demande un débat sans délai et un cadre explicite sur les conditions de ... |
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| 14-06-2006 | ||||
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux a confirmé le renvoi devant la cour d'assises de la Dordogne du Docteur Laurence TRAMOIS-GAILLARD, médecin généraliste à Saint Astier qui a prescrit une injection létale à une patiente en coma terminal de fin de vie, et celui de Chantal CHANEL, l'infirmière qui a pratiqué l'injection. Ce renvoi est en totale contradiction avec le non-lieu général prononcé dans l'affaire Humbert.
Chaque médecin généraliste a été ou sera confronté lors de sa vie professionnelle au même dilemme vis-à-vis de la souffrance et de la mort. Les non dits de la société et les incohérences des procédures, qui vont du non lieu aux assises, peuvent exposer le médecin, à des situations intenables entre son devoir d'humanité et les risques judicaires. Parce que l'on ne peut plus laisser les familles et les soignants décider seuls d'un protocole compassionnel au risque aléatoire d'une procédure judicaire, MG France, premier syndicat de médecins généralistes, demande un débat, sans délai et sur le fond, sur la difficile question des soins en fin de vie. Ses conclusions doivent faire ensuite l'objet de dispositions explicites qui mettent définitivement un terme à l'insécurité professionnelle qui en découle. Paris le 14 juin 2006
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