MG France n'apportera aucune contribution active au déploiement d'un dispositif actuellement limité aux seules augmentations et dépassements de tarif de la médecine spécialisée, sous couvert de réforme du médecin traitant.
Une délégation de MG France composée du Président, du Premier Vice président, et des Secrétaires généraux, a brièvement rencontré (30 minutes) les nouveaux ministres chargés de la santé et de la solidarité, Messieurs Xavier Bertrand, et Philippe Bas le jeudi 30 juin.
Lors de cet entretien franc et direct, MG France a porté le message de l'essentiel des représentations de la médecine générale en remettant à cette occasion une lettre ouverte. Sans reconnaissance de la spécificité des médecins généralistes et sans moyen à la hauteur de leur mission de médecin traitant, MG France ne saurait s'impliquer dans un dispositif conventionnel qui détourne l'esprit de la réforme.
MG France a souhaité que la communication « triomphante » du gouvernement à propos d'un dispositif dans lequel plus de 60 % de la population concernée ne s'est pas engagé, malgré les menaces quotidiennement répétées de déremboursement, cède enfin le pas à la construction réelle d'une réforme apportant garantie de qualité pour les patients, garantie de prise en charge par les mutuelles et complémentaires, et moyens pour les généralistes dans leur rôle attendu de médecin traitant.
Lors de cette rencontre, aucune réponse précise n'a été donnée par les ministres, hormis la promesse vague et réitérée que « l'année 2006 serait celle de la médecine générale ».
En tout état de cause, sans prise en compte des attentes des patients en terme de garanties nouvelles justifiées par l'effort financier qui leur est demandé, (cotisations sociales, cotisations mutuelles, franchise de 50 euros, reste à charge, dépassements de tarifs.) et sans reconnaissance de la médecine générale dans sa mission de médecin traitant doté de moyens pour sa fonction, il serait illusoire de compter sur le soutien des uns et des autres à une réforme dont la seule réalité au premier juillet se limite à la légalisation et la légitimation des dépassements d'honoraires en médecine spécialisée.
Lors de cet entretien, MG France a informé les Ministres qu'il ne saurait y avoir de contribution active au déploiement d'un dispositif limité aux augmentations et dépassements de tarifs pour la médecine spécialisée de ville, tant que ne sera pas ouvert le chantier des garanties pour les patients et des moyens pour les généralistes.
Paris le 1er Juillet 2005
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