Le président Nicolas Sarkozy vient d'annoncer qu'une "grande concertation" allait s'engager sur les difficultés auxquelles est confrontée la médecine de proximité.
Préoccupé par l'avenir de la profession et ses conséquences sur l'accès aux soins, le syndicat MG France, premier syndicat des généralistes, a initié en décembre 2009 un grand mouvement de mobilisation de la médecine générale.
En portant à sa tête un généraliste de terrain en conflit avec l'Assurance-Maladie depuis juin 2007 sur la reconnaissance de la spécialité, MG France souligne que sa priorité est la défense du médecin généraliste.
Le succès de la journée de grève du 11 mars a démontré la capacité de mobilisation de l'intersyndicale généraliste MGF, UG/FMF, UC, SNJMG.
Désormais les généralistes attendent des actes.
Premier acte le 8 avril. La cour de cassation doit répondre à cette question : la médecine générale est-elle une spécialité comme les autres et peut-elle utiliser la nomenclature comme les autres spécialités ?
Ce jour là, à l'appel de l'intersyndicale généraliste, les cabinets de médecine générale seront fermés dans l'attente de cette réponse.
Deuxième acte. Définition d'un nouveau modèle économique et d'un véritable "plan Marshall" pour la médecine générale, plan qu'attendent les jeunes pour s'installer, les femmes pour continuer à exercer, et tous les autres pour ne pas quitter la profession. MG France a fait de nombreuses propositions : diversification des modes de rémunérations et des formes d’exercices.
La situation de la médecine générale impose des réponses concrètes aux exigences exprimées par les médecins généralistes et portées par MG France.
Des actes, Monsieur le Président.