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Jeudi 11 Mars
Fermeture
des cabinets de
médecine générale
La médecine générale est amenée à
disparaître !
Cette disparition semble
programmée :
Il n’y a plus qu’une
installation pour dix départs en retraite. Les jeunes médecins ne
s’installent plus, même dans les
centres-villes. Ils trouvent des emplois salariés moins stressants et
mieux
rémunérés en rapport au temps passé.
Quand ses confrères partent
en
retraite et qu’il se retrouve seul face à une trop grande population, le
médecin prend peur et préfère dévisser sa plaque.
Des solutions adaptées aux besoins
des médecins installés et correspondant aux aspirations des jeunes
médecins
existent.
Nous les réclamons avec
insistance. En vain.
Pendant ce temps :
·
La spécialité de médecine générale, inscrite dans
la loi, n’est toujours pas reconnue par l’Assurance-Maladie et par les
pouvoirs
publics.
·
Le carcan administratif imposé par
l’Assurance-maladie se fait chaque jour plus pesant.
·
Nous n’avons pas les moyens matériels d’assurer notre
métier.
·
Le mépris des pouvoirs publics est à son
comble comme le montre la gestion de l’épidémie de grippe. Nous
en avons parlé ensemble. Les
médecins libéraux ont été tenus à l’écart. Les conséquences sanitaires
et
financières de l’attitude des pouvoirs publics sont calamiteuses.
Nous demandons la
reconnaissance effective de la
spécialité de médecine générale :
·
Accès à la nomenclature spécialisée qui nous est
refusée en toute illégalité depuis plus de 2 ans.
·
Filière universitaire de médecine générale au même
titre que les autres spécialités.
Nous demandons des moyens sous
forme de
forfaits.
·
Pour moderniser nos cabinets, répondre à nos
missions de santé publique et rendre attractif notre exercice pour la
nouvelle
génération.
En
France il n’y a en moyenne qu’une secrétaire pour 3 médecins. Dans
le reste de l’Europe chaque médecin dispose de 2 à 3
assistantes.
Une journée sans votre
médecin, c’est ennuyeux.
Un
avenir sans médecine de proximité,
c’est
dramatique.
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