Les négociations conventionnelles entre les syndicats de médecins libéraux et l'Assurance Maladie débutent dans la plus grande opacité : les dates et thèmes choisis l'ont été sans concertation ni préavis.
La volonté de la CNAM et de certains syndicats est de signer rapidement une convention identique à l'ancienne, sans aucune revalorisation pour les médecins généralistes pourtant au bord de l’explosion.
De plus, ces réunions de pseudo-négociations:
- nient la réalité de la loi HPST pourtant adoptée en juin dernier par le Parlement, qui prévoit des élections professionnelles en 3 collèges pour asseoir la représentativité des professionnels de santé,
- occultent l’obligation d'une enquête de représentativité avant une signature conventionnelle.
Finalement, le directeur de l’Assurance Maladie prend dans les textes de lois ce qui l'arrange.
Ce que MG France demande pour les futures négociations conventionnelles :
- le respect des formes, c'est-à-dire l’organisation d’élections professionnelles ou d’une enquête de représentativité pour respecter la démocratie, ainsi que la concertation des parties signataires sur les dates et l’objet des discussions,
- la revalorisation du spécialiste en médecine générale à la hauteur des missions qui sont les siennes et qui lui ont été confirmées par la loi HPST, et pour commencer le CS,
- l’attribution des moyens aux maisons de santé existantes ou en projet ainsi qu'aux autres formes de regroupements de professionnels,
- le rattrapage du différentiel de rémunération entre les médecins généralistes et les autres spécialités médicales,
- dans l'attente de ce rattrapage, l’élargissement du forfait médecin traitant à tous les patients et non pas aux seuls patients en ALD.
La convention doit sans délais donner les moyens aux médecins généralistes pour remplir leurs missions. Faute de l’obtention de ces moyens, le nombre de médecins généralistes continuera à diminuer et l'accès aux soins à se dégrader.