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MG France se félicite de la
titularisation universitaire de 10 professeurs en Médecine Générale.
Il s’agit d’une avancée décisive « dans la reconnaissance
universitaire de la médecine générale, à égalité avec les autres
disciplines », qui a été un des principes fondateurs de MG France en
1986.
MG France félicite
les heureux lauréats ainsi que les structures professionnelles CNGE
et SNEMG qui ont œuvré pour obtenir cette avancée majeure pour notre
discipline.
MG France salue le
travail de tous les généralistes engagés dans l’enseignement,
maîtres de stage, enseignants cliniques ambulatoires (ECA), chargés
d’enseignement et enseignants associés, qui contribuent à donner à
la médecine générale la place qui lui revient au sein de
l’Université.
Pour autant, nous
sommes loin d’atteindre les objectifs de la loi HPST, loin de
disposer des moyens nécessaires à l’existence d’une filière de
médecine générale.
- 10
titulaires pour la médecine générale, face à 5500 titulaires pour
les autres spécialités !
- 160
enseignants associés à mi-temps pour l’encadrement de 6000 internes
!
- Un
ratio enseignants/enseignés plus de 10 fois inférieur aux autres
spécialités.
Au moment où les
dernières évaluations de la démographie médicale confirment la
nécessité de former des généralistes, la pauvreté des moyens alloués
à la formation en Médecine Générale détourne les étudiants de ce
métier dont la population a tant besoin.
Le choix des
étudiants pour la médecine générale dépend de l’approche précoce des
soins de santé primaires et de l’enseignement en stage. Cela
implique de disposer de moyens humains et matériels à la hauteur des
ambitions affichées par la Loi.
Avec les
structures concernées par la formation initiale des médecins
généralistes, MG France continuera de revendiquer afin d’obtenir les
moyens nécessaires à la Médecine Générale de demain.
Sans ces moyens,
universitaires, économiques et humains, l'effondrement démographique
de la médecine générale va aboutir à la pénurie de médecins
généralistes de proximité, mettant à mal l'égalité d'accès aux soins
et le principe constitutionnel de droit à la santé.
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