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Avec le double pont du Jour de l'An, ces difficultés
risquent de devenir insurmontables si les orientations actuelles se
confirment et si aucune mesure corrective n'est prise.
Comme
chaque année, la période de vacances de fin d'année révèle la
désorganisation de notre système de soins. Alors que des milliards
d'euros supplémentaires sont déversés sans cesse sur l'hôpital, la
réponse aux demandes de soins urgents de la population est
insatisfaisante pour tous : patients, professionnels, responsables
publics.
Les moyens mis en œuvre par notre pays sont pourtant
considérables :
-
Samu,
Smur, Centre 15
-
Garde
ambulancière
-
Pompiers
- Permanence
des soins des médecins généralistes avec 3500 généralistes de garde
chaque soir et chaque week-end
- Régulation
des appels téléphoniques par les médecins généralistes dans la majorité
des départements ou régions
Lorsque la France entière se met en congé pour les fêtes,
les personnels des hôpitaux s'organisent pour assurer la permanence de
la présence, et les trois quarts des médecins généralistes assurent
normalement leur activité. Et pourtant tout se grippe, et rien ne va.
MG-France
soutient les représentants des Samu qui viennent de rappeler que le
recours au numéro 15 et aux services d'urgences ne doit pas être
systématique mais réservé aux situations extrêmes.
Pour
MG-France, le système de soins doit être réorganisé sans délai, les
missions de chaque acteur doivent être définies, les moyens doivent être
alloués là où ils font défaut.
Comme dans n'importe quel pays moderne, la population
doit être informée de la conduite à tenir pour les demandes de soins, y
compris pendant les jours fériés et la nuit.
Le recours à un numéro de Permanence Des
Soins connu de tous et facilement mémorisable,
généralisation du 3333 sur tout le
territoire,
est une mesure simple et organisable de suite. Ce numéro, interconnecté
avec le 15 pour les urgences vitales, garantit à la population
la réponse la plus adaptée.
Dans les régions où de telles expérimentations existent,
trois appels sur quatre se terminent par un conseil du médecin
généraliste régulateur.
C’est une mesure simple, efficace, sécurisée, pour
réduire l'embouteillage des hôpitaux, par une régulation du flux
d’admission en amont des urgences et une limitation des hospitalisations
en lits d’aval.
Le nom du
mal dont souffre le système de santé est connu : désorganisation.
Le nom des
réponses à apporter est aussi connu : organisation et développement du
premier recours des médecins généralistes.
Pourtant la politique menée par les caisses d'assurance
maladie désorganise les soins et est responsable à la fois de la chute
du nombre des médecins généralistes et du nombre d'actes réalisés par
ceux-ci, alors que le temps de travail hebdomadaire des généralistes
augmente (60 heures en moyenne par semaine)
Pour la permanence des soins, les caisses d'assurance
maladie ont économisé 100 millions d’euros sur l’activité des médecins
généralistes en 2007 : baisse du nombre de secteurs de garde, du nombre
d'actes et réduction des crédits apportés au fonctionnement des
régulations généralistes et des maisons médicales de garde.
Mais,
pour un euro
économisé, et qui manque aux généralistes pour soigner les patients,
c'est dix euros de plus qu'il faut à l’hôpital.
Il est
temps de donner les moyens de travailler aux généralistes :
droit d’application de la cotation Cs, établissement de forfaits, mise
en place et généralisation du numéro unique de régulation généraliste
3333, maisons médicales de garde. C'est le seul moyen d’éviter
l'embouteillage des hôpitaux et de permettre au personnel hospitalier de
se consacrer aux urgences vitales.
MG-France s’élève contre l'idée même de réquisitionner
les généralistes. Envoyer les gendarmes aux généralistes, qui exercent
déjà dans des conditions très difficiles, est le plus sûr moyen de faire
se détourner les médecins installés et les étudiants et internes de la
médecine générale libérale vers des postes salariés qui ne sont pas la
réponse aux besoins de la population.
Dans l’environnement
économique actuel, seul un système organisé donnera l'efficacité
sanitaire que les français sont en droit d'attendre.
Contact :
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Martial OLIVIER-KOEHRET 0618 45 90 36
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