Le 1er janvier 2009, les centres d'appels communs aux SAMU et aux
médecins généralistes ont reçu 100 000 appels. 60 000 appels ont été
résolus par un conseil.
Les centres de régulation des appels, désormais communs aux SAMU et
aux médecins généralistes fonctionnent dans chaque
département. Mieux, à coté du numéro 15 réservé aux détresses, un
numéro spécifique aux appels médicaux est mis à disposition dans une
quarantaine de départements. Ces centres sont capables de répondre
aux appels par des conseils dans deux tiers des cas, sans
intervention d'autres moyens. Ils sont aptes à guider les patients,
pour les orienter vers un lieu de consultation de médecine générale,
les adresser aux urgences de l’hôpital, où envoyer à domicile l’un
des divers intervenants du système de santé si la situation
l'exige :
- La nuit, les dimanches et jours fériés, 3000 médecins généralistes
assurent ainsi l'astreinte dans les secteurs de permanence des
soins. 400 Maisons Médicales de Gardes sont ouvertes sur le
territoire.
- Les médecins généralistes sont dans leurs cabinets la journée.
- Services d'accueil des hôpitaux, transports ambulanciers privés,
moyens des Sapeurs Pompiers, SMUR complètent ce dispositif sur tout
le territoire et sont prêts à parer à toute détresse.
Mais force est de constater que ce nouveau système, substitué en
quelques années au vieux système du médecin qui se déplaçait à
domicile à l'appel direct du patient, reste méconnu du grand public.
Les patients se précipitent directement aux urgences de l'hôpital
dont ils saturent inutilement les capacités d'accueil et de
traitement.
Pour MG FRANCE, premier syndicat de médecins généralistes, il est
nécessaire :
-
que soit expliqué aux patients et à la population ce mode
d'emploi, cohérent et simple, en cas d'urgence.
-
que l'accès aux centres de régulation communs aux SAMU et MG
soit mieux identifié.
-
que soit instauré sans délai désormais, un numéro national 33 33
, remplaçant les 40 numéros départementaux actuellement
disponibles.
Le 3333 peut être immédiatement généralisé, aboutir au même standard
que le numéro 15 et mis à disposition de la population.
C'est la seule solution, quasi gratuite, économe des hommes et des
moyens, qui peut protéger les capacités de gestion des appels
d’urgences vitales ou supposées du centre 15. L'appel au 15, comme
l'entrée dans les services d'urgence ne doivent pas devenir un
recours ordinaire, mais rester l'ultime recours pour les situations
les plus graves ou celles dans lesquelles il existe un doute sur la
gravité potentielle.
Pour
MG FRANCE, premier syndicat de médecins généraliste, il est
impératif de procéder au renforcement des moyens des centres
d'appels uniques 15 et 33 33 lors des périodes de ponts ou
d'épidémies.
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