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Demande urgente de soins : un révélateur de la désorganisation du système de soins Version imprimable Suggérer par mail
29-12-2008
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Dans la France entière, les difficultés pour répondre aux demandes urgentes de soins de la population se révèlent.

Avec le double pont du Jour de l'An, ces difficultés risquent de devenir insurmontables si les orientations actuelles se confirment et si aucune mesure corrective n'est prise.

Comme chaque année, la période de vacances de fin d'année révèle la désorganisation de notre système de soins. Alors que des milliards d'euros supplémentaires sont déversés sans cesse sur l'hôpital, la réponse aux demandes de soins urgents de la population est insatisfaisante pour tous : patients, professionnels, responsables publics.

Les moyens mis en œuvre par notre pays sont pourtant considérables :

  • Samu, Smur, Centre 15

  • Garde ambulancière

  • Pompiers

-         Permanence des soins des médecins généralistes avec 3500 généralistes de garde chaque soir et chaque week-end

-        Régulation des appels téléphoniques par les médecins généralistes dans la majorité des départements ou régions

Lorsque la France entière se met en congé pour les fêtes, les personnels des hôpitaux s'organisent pour assurer la permanence de la présence, et les trois quarts des médecins généralistes assurent normalement leur activité. Et pourtant tout se grippe, et rien ne va.

MG-France soutient les représentants des Samu qui viennent de rappeler que le recours au numéro 15 et aux services d'urgences ne doit pas être systématique mais réservé aux situations extrêmes. 

Pour MG-France, le système de soins doit être réorganisé sans délai, les missions de chaque acteur doivent être définies, les moyens doivent être alloués là où ils font défaut.

Comme dans n'importe quel pays moderne, la population doit être informée de la conduite à tenir pour les demandes de soins, y compris pendant les jours fériés et la nuit.

Le recours à un numéro de Permanence Des Soins connu de tous et facilement mémorisable, généralisation du 3333 sur tout le territoire, est une mesure simple et organisable de suite. Ce numéro, interconnecté avec le 15 pour les urgences vitales, garantit à la population la réponse la plus adaptée.

Dans les régions où de telles expérimentations existent, trois appels sur quatre se terminent par un conseil du médecin généraliste régulateur.

C’est une mesure simple, efficace, sécurisée,  pour réduire l'embouteillage des hôpitaux, par une régulation du flux d’admission en amont des urgences et une limitation des hospitalisations en lits d’aval.

Le nom du mal dont souffre le système de santé est connu : désorganisation.

Le nom des réponses à apporter est aussi connu : organisation et développement du premier recours des médecins généralistes.

Pourtant la politique menée par les caisses d'assurance maladie désorganise les soins et est responsable à la fois de la chute du nombre des médecins généralistes et du nombre d'actes réalisés par ceux-ci, alors que le temps de travail hebdomadaire des généralistes  augmente (60 heures en moyenne par semaine)

Pour la permanence des soins, les caisses d'assurance maladie ont économisé 100 millions d’euros sur l’activité des médecins généralistes en 2007 : baisse du nombre de secteurs de garde, du nombre d'actes et réduction des crédits apportés au fonctionnement des régulations généralistes et des maisons médicales de garde.

Mais, pour un euro économisé, et qui manque aux généralistes pour soigner les patients, c'est dix euros de plus qu'il faut  à l’hôpital.

Il est temps de donner les moyens de travailler aux généralistes : droit d’application de la cotation Cs, établissement de forfaits, mise en place et généralisation du numéro unique de régulation généraliste 3333, maisons médicales de garde. C'est le seul moyen d’éviter l'embouteillage des hôpitaux et de permettre au personnel hospitalier de se consacrer aux urgences vitales.

 

MG-France s’élève contre l'idée même de réquisitionner les généralistes. Envoyer les gendarmes aux généralistes, qui exercent déjà dans des conditions très difficiles, est le plus sûr moyen de faire se détourner les médecins installés et les étudiants et internes de la médecine générale libérale vers des postes salariés qui ne sont pas la réponse aux besoins de la population.

Dans l’environnement économique actuel, seul un système organisé donnera l'efficacité sanitaire que les français sont en droit d'attendre.

 

Contact :

  • Martial OLIVIER-KOEHRET 0618 45 90 36
 
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