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Vaccin anti-HPV et cancer du col de l’utérus - Synthèse 30/11/2006 Version imprimable Suggérer par mail
07-12-2006

Vaccin anti-HPV et cancer du col de l’utérus - Synthèse 30/11/2006

L’arrivée en France d’un vaccin efficace sur deux génotypes (16 et 18) du virus HPV, responsables de 70% des cas de cancer du col pose le problème de l’organisation de l’accès à la prévention et au dépistage de ce cancer pour l’ensemble de la population féminine concernée.

Le cancer du col de l’utérus est une maladie d’origine infectieuse à évolution lente (10 ans entre la primo-infection et le cancer invasif) lié à une infection persistante par un virus HPV transmis par voie sexuelle : 50 à 75 % des femmes de 15 à 44 ans sont ou ont été exposées dans le monde (1ère infection sexuellement transmissible).
8 génotypes (sur 120 possibles) sont impliqués dans 95 % des cancers du col utérin, dont deux (les16 et 18) dans 70% des cas. Des cofacteurs interviennent, notamment environnementaux (alimentation, tabac, autres infections).

L’évolution naturelle d’une infection par HPV, est sa disparition spontannée dans 90% des cas en 24 mois : moins de 5% des femmes infectées par HPV 16 développeront un cancer.


Le développement de ce cancer passe par plusieurs phases de lésions précancéreuses détectables par frottis dont la fréquence recommandée est un tous les 3 ans de 25 à 65 ans (après 2 frottis normaux faits à un an d’intervalle).
En cas de rapports sexuels précoces, il est possible de commencer le dépistage à 20 ans.

En 2000 6,4 millions de frottis ont été faits, dont 85% en cabinet de ville, 15% en milieu hospitalier, soit l’équivalent de 95 frottis tous les 3 ans pour 100 femmes : cependant, 40 % de femmes n’ont eu aucun frottis en 3 ans, et 34 % aucun en 6 ans. A contrario, l’intervalle entre 2 frottis est inférieur ou égal à 2 ans pour 52 % des femmes dépistées. Trop de femmes n’ont aucun dépistage, trop de femmes ont des frottis trop rapprochés par rapport aux recommandations.

En médecine de ville, les médecins généralistes effectuent 20% des frottis de dépistage, les gynécologues 80%.

 
8ème cancer féminin en France (2ème dans le monde), son incidence standardisée est plus élevée en France (8 / 100 000 soit 3300 nouveaux cas estimés en 2000) que la moyenne européenne, avec une mortalité comparable : 1,7 décès / 100 000 femmes en 2002 soit 904 décès (13ème rang en taux de mortalité standardisé).
Son incidence diminue depuis 1978 de 2,9% par an en moyenne, mais moins que la mortalité générale (- 4,4 % / an).
Le pic d’incidence se situe à 40 ans, l’âge médian au dignostic est de 51 ans.


L’accès au vaccin permettant une prévention efficace, est donc posé, notamment sa prise en charge et l’organisation de la vaccination. Mais l’accès au dépistage reste un problème d’actualité non résolu par l’organisation de notre système de santé : trop de frottis faits chez 50% des femmes dépistées, trop de femmes non dépistées.

Source : Dr Jean GODARD MG France
Documentation : INVS Nicolas DUPORT, CNAM, EPAS
Synthèse : Dr Claude LEICHER MG France (06 63 15 74 01)
Dernière mise à jour : ( 08-12-2006 )
 
Les MG assurent l’essentiel des soins aux personnes âgées. Version imprimable Suggérer par mail
12-10-2006


Les médecins généralistes
assurent l’essentiel des soins aux personnes âgées

 

 

puce.gif9 personnes âgées de plus de 75 ans sur 10 vivent à domicile.

Source Drees avril 06

puce.gifRecours à un MG :

Parmi les 60-74ans, 89% des hommes et 92% des femmes ont recours au MG dans l’année.

Pour les plus de 80 ans, ce recours passe à 95%.

puce.gifNombre moyen de problèmes de santé pris en charge en MG chez les plus de 65 ans : 2.5 par séance.

puce.gifLe recours à la visite au domicile ou lieu de vie du patient augmente avec l’âge, notamment pour les plus de 80 ans où la visite devient le mode principal de recours au médecin généraliste (>65%)

puce.gifDans la tranche d’âge des plus de 65 ans, le recours à l’avis d’un médecin spécialiste concerne 8% des séances.

Source Insee 2003 - enquête décennale santé.

 


Les médecins généralistes,
acteurs majeurs de l'accès aux soins

Refus de soins imputables à la CMU

N0-I1.gif

  • Pour les Médecins Généralistes secteur 1: 1,6%

 

  • Pour l'ensemble des médecins généralistes : 4,8%

 

  • Rappel : refus de soins imputables à la CMU pour les médecins spécialistes : 41%

Source : Etude Fonds CMU, mai 2006,
testing Val de Marne

Dernière mise à jour : ( 21-10-2007 )
 
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