Le scandale du Mediator met en relief les failles de la pharmacovigilance dans notre pays et pose des questions sur la politique du médicament en France.
L'indépendance des instances chargées du médicament doit être assurée par l’Etat, et elle doit permettre aux médecins d’avoir la certitude que les produits mis à leur disposition ont un rapport bénéfice – risque garanti.
L’information destinée aux médecins doit être transparente, comme la loi le prévoit. Des outils métiers garantissant cette transparence existent, et leur usage doit être facilité, par exemple :
- une base médicamenteuse comme THERIAQUE devrait pouvoir être utilisée par tout logiciel médical,
- une information indépendante comme celle délivrée par la revue PRESCRIRE doit être privilégiée,
- une formation médicale continue comme celle mise en place par MG France et l’Assurance Maladie dès 1990 doit être maintenue et développée pour tous les médecins.
L’industrie pharmaceutique est une nécessité, la recherche doit être favorisée, mais le médicament n’est pas un bien de consommation comme les autres.
Il appartient aux responsables politiques de relever le défi de cette nécessaire transparence.
C’est à cette condition, parmi d'autres, que la population pourra garder sa confiance dans le système de santé français.